(418) Les résultats présentés dans le tableau 23 reposent sur les considérations suivantes:
a) les prévisions du trafic de passagers de Wizz Air ont été calculées sur la base du trafic réel de passagers de Wizz Air enregistré en 2009, majoré de l’estimation faite par Eurocontrol (2008) de l’augmentation prévue du trafic aérien européen;
b) les prévisions des mouvements de Wizz Air ont été calculées sur la base de l’hypothèse que Wizz Air utiliserait des avions Airbus 320-200 d’un poids maximal au décollage (MTOW) de 72 tonnes, d’une capacité de 180 sièges et avec un coefficient de remplissage de 82 %. Ces hypothèses sont fondées sur celles contenues dans l’analyse ex ante de la rentabilité présentée par la Roumanie pour les accords de 2008;
c) les prévisions des recettes aéronautiques sont fondées sur les redevances par passager au départ et par mouvement (atterrissage-décollage) et sur les remises prévues dans les accords de 2008. L’analyse n’inclut pas la redevance de sûreté, étant donné qu’Oxera a estimé que celle-ci ne relevait pas du champ d’application de l’évaluation relative au respect du principe de l’opérateur en économie de marché, puisque ces redevances financent des activités relevant de la responsabilité de l’État dans l’exercice de ses prérogatives officielles (point 35 des lignes directrices sur l’aviation de 2014);
d) comme dans l’accord de 2008, les prévisions des recettes non aéronautiques sont fondées sur les estimations des recettes non aéronautiques par passager au départ; ces estimations sont incluses dans l’analyse ex ante présentée par la Roumanie, sont majorées de l’inflation escomptée et s’appliquent aux prévisions de trafic comme indiqué au point a) ci-dessus;
e) comme expliqué ci-dessus, en ce qui concerne les coûts d’exploitation marginaux (services de personnel, énergie, matériaux), l’exploitant de l’aéroport estime qu’environ 20 % des coûts d’exploitation peuvent être considérés comme marginaux, c’est-à-dire qu’ils varient en fonction du nombre de passagers. Dans son rapport, Oxera estime les coûts d’exploitation marginaux à partir des données réelles enregistrées entre 2007 et 2009, majorées de l’inflation escomptée, et en supposant que 20 % des coûts sont marginaux. Les coûts de sûreté sont exclus;
f) dans les estimations d’Oxera, les coûts marginaux de commercialisation supportés par l’exploitant de l’aéroport ne sont pas inclus, étant donné que l’accord de commercialisation a été résilié le 10 février 2010;
g) comme expliqué ci-dessus pour les accords de 2008, en ce qui concerne les coûts d’investissement marginaux, le rapport d’Oxera tient compte des données fournies par l’exploitant de l’aéroport pour les investissements réalisés par celui-ci et financés à la fois par des fonds publics et par des ressources propres pour la période 2007-2011. Le rapport d’Oxera part du principe qu’aucun investissement supplémentaire n’était attendu du fait de l’activité de Wizz Air. Le financement public reçu par l’exploitant de l’aéroport pour la construction du terminal et pour les équipements de sécurité a été exclu, car il n’a pas été considéré comme imputable à la présence de Wizz Air à l’aéroport international de Timișoara. L’amortissement des autres investissements financés par les ressources propres de l’exploitant de l’aéroport a été attribué sur la base de la part attendue du trafic de Wizz Air par rapport à la capacité de l’aéroport. Pendant la durée des accords, la capacité de l’aéroport était estimée à trois millions de passagers par an. Cette hypothèse repose sur le protocole d’accord de 2008, qui prévoyait une estimation de la capacité de l’aéroport à trois millions de passagers par an jusqu’en 2011. Lors du calcul des coûts d’amortissement, un amortissement linéaire a été pris en compte;
h) le bénéfice estimé a été actualisé sur la base des taux de référence de la Commission majorés d’une marge de 100 points de base, ce qui donne un taux d’actualisation de 8,82 %.