(54) Le marché de l’Union est un marché attrayant pour les exportations américaines de biodiesel. À partir de la base de données du GTA visée au considérant 49 ci-dessus, la Commission a calculé une moyenne simple des prix à l’exportation pour l’ensemble des destinations au cours de la PER (voir considérant 55 ci-dessous), en tenant compte des éléments suivants:
— en raison de la forte variation des prix à l’exportation des États-Unis (comme le montre également le tableau au considérant 51), la Commission a exclu de ce calcul tous les pays qui représentent, pour les États-Unis, une part inférieure à 0,1 % du volume total des ventes à l’exportation au cours de la PER. Au total, six pays (à l’exception de l’Union) représentaient plus de 0,1 % du volume total des exportations des États-Unis, comme indiqué dans le tableau figurant au considérant 51,
— comme le montre également le même tableau, les prix moyens à l’exportation les plus élevés sont ceux pratiqués vers des pays tels que le Canada et la Norvège, auxquels les États-Unis vendent 92 % de leurs exportations totales. Comme indiqué au considérant 53, ces prix à l’exportation plus élevés sont dus au prix de revient plus important de la matière première (telle que le canola),
— dans l’ensemble, les exportations de biodiesel vers l’Union consisteront en un mélange de différents types de biodiesel, en raison de la diversité des climats dans l’Union. Pour l’Europe du Nord, il s’agira essentiellement de biodiesel présentant une meilleure résistance au froid,
— par conséquent, le fait de calculer une moyenne simple pour les prix à l’exportation aux fins de la présente évaluation permet d’avoir une idée réaliste du prix moyen qui serait pratiqué sur le marché de l’Union, et évite d’accorder un poids disproportionné aux exportations vers le Canada et la Norvège, compte tenu de la diversité des types de biodiesel susceptibles d’être exportés vers l’Union, où les conditions climatiques varient considérablement d’un État membre à l’autre.