Décision d’exécution (UE) 2022/216 · Article

Article considérant 4

Article en vigueur.

Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 15/02/2022) : les consolidations ne reprennent pas les considérants.

TexteDécision d’exécution (UE) 2022/216
RattachementDécision d’exécution (UE) 2022/216
Versionacte d'origine du 15/02/2022 (CELEX 32022D0216)
RéférenceConsidérant 4 de la décision d’exécution (UE) 2022/216EUR-Lex →

(4) Le 2 juin 2021, la Commission a publié le bilan approfondi de 2021 pour la Grèce. La Commission a conclu que la Grèce continuait de connaître des déséquilibres macroéconomiques excessifs. Ces déséquilibres sont liés au niveau élevé de la dette publique, à la forte proportion de prêts non performants et à l’incomplétude du rééquilibrage extérieur, dans un contexte marqué par une faible croissance potentielle et par un taux de chômage qui, bien qu’en baisse, demeure élevé. L’analyse effectuée dans le rapport 2022 sur le mécanisme d’alerte a conduit à placer la Grèce parmi les États membres où la persistance de risques macroéconomiques et les progrès accomplis dans la correction des déséquilibres excessifs feraient l’objet d’un examen plus détaillé dans le cadre du bilan approfondi du printemps 2022. Cette analyse s’est appuyée sur un certain nombre de considérations, parmi lesquelles: Premièrement, le ratio de la dette publique au PIB a augmenté de 26 points de pourcentage en 2020 pour atteindre 206,3 % du PIB, du fait de l’ampleur de la récession et de l’incidence des mesures visant à limiter le coût économique et social de la crise de la COVID-19. La dette publique de la Grèce est certes élevée, mais elle a en grande partie été contractée à des taux concessionnels auprès de créanciers officiels, ce qui, conjugué à une réserve de liquidités importante, protège le pays des fluctuations à court terme. Selon les prévisions, le ratio de la dette publique devrait commencer à diminuer en 2021. Deuxièmement, la rentabilité du secteur bancaire grec est devenue négative en 2020 et son ratio de fonds propres de base de catégorie 1 est l’un des plus bas de l’Union européenne, en partie en raison du nettoyage en cours des bilans des banques. Bien qu’il reste élevé, puisqu’il s’établissait à 15 % en septembre 2021, le ratio de prêts non performants a fortement diminué en 2020 et a continué de baisser en 2021. Troisièmement, la viabilité de la position extérieure s’est détériorée en 2020, la position extérieure globale nette (en pourcentage du PIB) s’étant encore enfoncée en territoire négatif en raison de la contraction du PIB et du creusement marqué du déficit de la balance courante, qui s’est établi à – 6,6 % du PIB. Toutefois, avec le retour du tourisme, le déficit de la balance courante devrait se réduire en 2021 et 2022. Enfin, le taux de chômage a continué de baisser, même pendant la pandémie, principalement en raison de mesures de soutien du gouvernement. Selon les données les plus récentes concernant le troisième trimestre 2021, le taux de chômage de la Grèce se situe à 13,0 %, soit trois points de pourcentage de moins qu’au même trimestre de 2020. Le gouvernement a continué de prendre des mesures visant à remédier au déséquilibre excessif malgré la pandémie actuelle. En ce qui concerne l’avenir, le plan pour la reprise et la résilience de la Grèce fournit l’occasion de répondre aux besoins d’investissements et de réformes.

Aller plus loin

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Source : EUR-Lex, © Union européenne, identifiant CELEX 32022D0216. Les versions consolidées sont des documents de travail de l'Office des publications de l'Union, sans valeur juridique. JusticeLibre est une copie miroir indexée ; la version qui fait foi est celle publiée au Journal officiel de l'Union européenne (EUR-Lex).