(153) En effet, la Commission considère que le seul objectif de l’Italie était de fournir des financements suffisants pour maintenir Alitalia en activité jusqu’au moment de la vente de ses actifs. Cette position repose sur les éléments suivants:
a) les déclarations de plusieurs ministres (voir considérants 51 et suivants);
b) les arguments avancés par l’Italie pour réaffirmer l’importance systémique d’Alitalia pour l’ensemble du secteur du transport aérien en Italie, qui, selon le gouvernement, était trop significative pour que l’entreprise puisse être mise en faillite;
c) la couverture quasi automatique des besoins de liquidités d’Alitalia, le report automatique des échéances des deux prêts d’État et l’extension des procédures de vente;
d) le fait que, depuis l’octroi du prêt initial, l’Italie n’a jamais agi de manière explicite pour récupérer l’investissement réalisé ni n’a manifesté l’intention de le faire;
e) le fait que l’Italie n’a pas demandé le remboursement anticipé des deux prêts d’État et n’a pas non plus engagé la liquidation ou, du moins, essayé de ne pas prolonger la durée des deux prêts d’État en l’absence d’études évaluant la possibilité d’une quelconque modification en ce qui concerne les probabilités de remboursement des deux prêts d’État à la date d’échéance;
f) le fait que les intérêts dus à la date d’échéance des deux prêts d’État n’ont pas été payés en raison du report systématique de l’échéance des deux prêts d’État et ont de fait cessé de courir à compter du 31 mai 2019.