(21) Le droit de l’Union relatif aux services financiers impose aux entités financières des exigences étendues visant à ce que tous les risques auxquels elles sont confrontées soient gérés, y compris les risques opérationnels, et à garantir la continuité des activités. Ce droit comprend les règlements (UE) no 648/2012, (UE) no 575/2013 et (UE) no 600/2014 du Parlement européen et du Conseil et les directive 2013/36/UE et 2014/65/UE du Parlement européen et du Conseil. Ce cadre juridique est complété par le règlement (UE) 2022/2554 du Parlement européen et du Conseil, qui fixe des exigences applicables aux entités financières en matière de gestion des risques liés aux technologies de l’information et de la communication (TIC), y compris en matière de protection des infrastructures physiques des TIC. Étant donné que la résilience de ces entités est dès lors entièrement couverte, l’article 11 et les chapitres III, IV et VI de la présente directive ne devraient pas s’appliquer à ces entités, afin d’éviter des doubles emplois et des charges administratives inutiles.
Toutefois, compte tenu de l’importance des services fournis par les entités du secteur financier à des entités critiques appartenant à tous les autres secteurs, les États membres devraient recenser, sur la base des critères et selon la procédure prévus dans la présente directive, les entités du secteur financier en tant qu’entités critiques. Par conséquent, les stratégies, les évaluations des risques d’États membres et les mesures de soutien énoncées au chapitre II de la présente directive devraient s’appliquer. Les États membres devraient pouvoir adopter ou maintenir des dispositions de droit national afin d’atteindre un niveau de résilience plus élevé pour ces entités critiques, à condition que ces dispositions soient compatibles avec le droit de l’Union applicable.