(5) Il y a lieu de modifier l’interdiction d’atterrir sur le territoire de l’Union, d’en décoller ou de le survoler afin qu’elle s’applique également à tout aéronef utilisé dans le cadre d’un vol non régulier et pour lequel une personne physique ou morale, une entité ou un organisme russe est en mesure de déterminer effectivement le lieu ou l’heure de décollage ou d’atterrissage, comme c’est le cas, par exemple, s’il s’agit de répondre à la demande de personnes physiques russes d’être transportées vers des destinations de vacances particulières, ou à la demande de personnes morales russes de transporter leurs employés vers des réunions d’affaires dans l’Union ou leurs clients vers des destinations touristiques. Cette modification a pour but d’éviter les pratiques de contournement de l’interdiction d’atterrir sur le territoire de l’Union, d’en décoller ou de le survoler et de poursuivre l’objectif consistant à exercer indirectement une pression maximale sur le gouvernement russe afin qu’il mette un terme à ses actions et politiques déstabilisant l’Ukraine et à l’agression militaire contre ce pays. L’interdiction n’est pas applicable à un aéronef qui est simplement piloté par une personne russe sans que celle-ci ne soit en mesure de déterminer effectivement le lieu et l’heure de son décollage ou de son atterrissage, comme c’est le cas de pilotes employés par des transporteurs aériens non russes. Il convient d’introduire une exemption pour certains aéronefs lorsqu’ils sont utilisés dans le cadre de vols privés, non professionnels, sur le territoire de l’Union et dans son espace aérien, à des fins récréatives.
Décision (PESC) 2024/1744 · Article
Article considérant 5
Article en vigueur.
Considérant de l'acte d'origine (JO, acte du 24/06/2024) : les consolidations ne reprennent pas les considérants.
TexteDécision (PESC) 2024/1744
RattachementDécision (PESC) 2024/1744
Versionacte d'origine du 24/06/2024 (CELEX 32024D1744)
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