1) Restaurer les zones humides en remettant en eau les tourbières drainées, en supprimant les structures de drainage des tourbières ou en dépoldérisant et en mettant fin à l’extraction de la tourbe.
2) Améliorer les conditions hydrologiques en augmentant la quantité, la qualité et la dynamique des eaux de surface et adapter les niveaux d’eaux souterraines pour les écosystèmes naturels et semi-naturels.
3) Enlever les empiètements indésirables de broussailles ou les plantations d’espèces non indigènes dans les prairies, les zones humides, les forêts et les zones de végétation clairsemée.
4) Recourir à la paludiculture.
5) Réméandrer les cours d’eau et reconnecter les méandres coupés artificiellement ou les lacs de bras-mort.
6) Supprimer les obstacles longitudinaux et latéraux, tels que les digues et les barrages, donner plus d’espace à la dynamique des cours d’eau et restaurer des tronçons à courant libre.
7) Renaturer les lits des cours d’eau, les lacs et les cours d’eau de basse altitude, par exemple en supprimant les aménagements artificiels du lit des cours d’eau, en optimisant la composition du substrat, en améliorant ou en développant le couvert des habitats.
8) Rétablir les processus naturels de sédimentation.
9) Mettre en place des zones tampons riveraines, telles que des forêts riveraines, des bandes tampons, des prairies ou des pâturages.
10) Renforcer les éléments écologiques des forêts, tels que les grands arbres, les vieux arbres et les arbres mourants (arbres-habitats) et les quantités de bois mort au sol et sur pied.
11) Œuvrer en faveur d’une structure forestière diversifiée du point de vue, par exemple, de la composition et de l’âge de ses essences, permettre la régénération naturelle et la succession des essences d’arbres.
12) Accompagner la migration des provenances et des essences là où cela peut s’avérer nécessaire en raison du changement climatique.
13) Renforcer la diversité forestière en restaurant des mosaïques d’habitats non forestiers tels que des parcelles ouvertes de prairies ou de landes, des étangs ou des zones rocheuses.
14) Recourir à des approches de la foresterie «proches de la nature» ou «à couvert continu»; introduire des essences d’arbres indigènes.
15) Favoriser le développement de forêts indigènes anciennes et de peuplements adultes, par exemple, en abandonnant l’exploitation ou au moyen d’une gestion active favorisant le développement de fonctions d’autorégulation et une résilience appropriée.
16) Introduire des particularités topographiques à haute diversité sur les terres arables et les prairies exploitées de manière intensive, telles que des bandes tampons, des bordures de champs à fleurs indigènes, des haies vives, des arbres, des petites forêts, des murs en terrasses, des mares, des corridors d’habitats continus et discontinus, etc.
17) Augmenter la superficie agricole gérée par des approches agroécologiques telles que l’agriculture biologique ou l’agroforesterie, la polyculture et la rotation des cultures, la gestion intégrée des ravageurs de cultures et des nutriments.
18) Réduire l’intensité du pâturage ou le régime de fauche dans les prairies, là où cela s’avère pertinent, et rétablir le pâturage extensif du bétail domestique et des régimes de fauche extensive dans les cas où ils ont été abandonnés.
19) Arrêter ou réduire l’utilisation de pesticides chimiques ainsi que d’engrais chimiques et d’effluents d’élevage.
20) Cesser le labourage des prairies et l’introduction de semences de graminées productives.
21) Retirer les plantations sur les anciens systèmes dynamiques de dunes intérieures afin de permettre le rétablissement de la dynamique naturelle du vent en faveur d’habitats ouverts.
22) Améliorer la connectivité entre les habitats pour rendre possible le développement des populations d’espèces et permettre un échange individuel ou génétique suffisant, ainsi que la migration des espèces et leur adaptation au changement climatique.
23) Permettre aux écosystèmes de développer leur propre dynamique naturelle, par exemple en abandonnant l’exploitation et en promouvant la naturalité et la pleine nature.
24) Éliminer et lutter contre les espèces exotiques envahissantes et prévenir ou réduire au minimum les nouvelles introductions.
25) Réduire au minimum les incidences négatives des activités de pêche sur l’écosystème marin, par exemple en utilisant des engins ayant un moindre impact sur les fonds marins.
26) Restaurer les zones de frai et d’alevinage importantes.
27) Apporter des structures ou des substrats pour encourager le retour de la vie marine en soutien à la restauration des récifs de corail, d’huîtres ou de blocs.
28) Restaurer les herbiers marins et les forêts de laminaires par une stabilisation active des fonds marins, par la réduction et, le cas échéant, par la suppression des pressions ou par la multiplication active et la plantation.
29) Rétablir ou améliorer l’état des populations d’espèces indigènes caractéristiques essentielles pour l’écologie des habitats marins en mettant en œuvre des mesures de restauration passive ou active, par exemple l’introduction de juvéniles.
30) Réduire diverses formes de pollution marine, telles que la charge en nutriments, la pollution sonore et les déchets plastiques.
31) Augmenter les espaces verts urbains présentant des éléments écologiques tels que les parcs, les arbres et les parcelles boisées, les toitures végétalisées, les prairies de fleurs sauvages, les jardins, l’horticulture urbaine, les rues arborées, les prairies et haies urbaines, les étangs et les cours d’eau, en tenant compte, entre autres, de la diversité des espèces, des espèces indigènes, des conditions locales et de la résilience au changement climatique.
32) Supprimer, réduire ou remédier à la pollution due aux produits pharmaceutiques, aux produits chimiques dangereux, aux eaux usées urbaines et industrielles et à d’autres déchets, y compris les déchets sauvages et les plastiques, ainsi que la lumière dans tous les écosystèmes.
33) Transformer les friches industrielles, les anciennes zones industrielles et les carrières en sites naturels.