(347) Plusieurs tiers fait part de leurs préoccupations concernant les questions de sécurité liées à l’exploitation de la technologie nucléaire.
a) une partie estime que des accidents majeurs dans des centrales nucléaires ne peuvent être exclus, ce qui aurait également des implications pour d’autres États membres;
b) de manière plus générale, cette même partie estime que le danger que représentent les centrales nucléaires en cas de conflit armé est récemment devenu évident, car les infrastructures nucléaires civiles ne sont, en principe, pas conçues pour faire face aux effets directs et indirects de guerres. À ce titre, les centrales nucléaires peuvent devenir des cibles potentielles et leur la destruction pourrait entraîner une contamination radioactive, ce qui représente non seulement un risque énorme pour la sécurité, mais peut également déstabiliser l’approvisionnement énergétique d’un pays;
c) une autre partie soutient que toute prolongation de la durée de vie d’une centrale nucléaire, malgré les mises à niveau et les améliorations apportées en matière de sécurité, entraînait des risques accrus d’effets négatifs liés à la qualité et à la fiabilité des composants de ces réacteurs nucléaires, qui diminuent avec le temps. Selon cette partie, le vieillissement entraîne une tendance à l’augmentation des dysfonctionnements des composants hautement pollués des réacteurs et des perturbations opérationnelles;
d) une partie rappelle que les réserves d’uranium et de thorium restent limitées et que les États membres de l’UE dépendent à près de 100 % des importations de minerais d’uranium. Cette partie réfute l’idée d’un «cycle du combustible», en faisant valoir que le retraitement du combustible usé ne peut être répété aussi souvent que possible, et affirme que le retraitement présente des risques importants en matière de sécurité, de santé, d’environnement et de prolifération.