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Conseil d'État

n° 452610 · 10 novembre 2021

Décision rendue par Conseil d'État, le 10 novembre 2021.

Source : open data du Conseil d'État (loi pour une République numérique du 7 octobre 2016, art. 20-21).
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JuridictionConseil d'État
Date10 novembre 2021
Numéro452610
ECLIECLI:FR:CECHS:2021:452610.20211110
Formation 7ème chambre jugeant seule
Source officielleopendata.justice-administrative.fr ↗
Source de l'archiveDILA -bulk JADE ↗

Vu la procédure suivante :

Mme A B a demandé au tribunal administratif de Rennes de condamner la chambre de commerce et d'industrie (CCI) Métropolitaine Bretagne Ouest à lui verser une indemnité de 92 251 euros à parfaire, assortie des intérêts au taux légal et de la capitalisation des intérêts. Par un jugement n° 1702233 du 4 juillet 2019, le tribunal administratif de Rennes a rejeté sa demande.

Par un arrêt n° 19NT03505 du 16 mars 2021, la cour administrative d'appel de Nantes a rejeté l'appel formé par Mme B contre ce jugement.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 17 mai et 17 août 2021au secrétariat du contentieux du Conseil d'Etat, Mme B demande au Conseil d'Etat :

1°) d'annuler cet arrêt ;

2°) de mettre à la charge de la CCI Métropolitaine Bretagne Ouest la somme de 4 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code du travail ;

- le code de commerce ;

- la loi n° 52-1311 du 10 décembre 1952 ;

- l'arrêté du 25 juillet 1997 portant approbation du statut du personnel de l'assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie, des chambres de commerce et d'industrie et des groupements interconsulaires ;

- le code de justice administrative ;

Vu la note en délibéré, enregistrée le 22 octobre 2021, présentée par Mme B ;

Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de Mme Audrey Prince, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de M. Marc Pichon de Vendeuil, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions au cabinet Colin - Stoclet, avocat de Mme B ;

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 822-1 du code de justice administrative : " Le pourvoi en cassation devant le Conseil d'Etat fait l'objet d'une procédure préalable d'admission. L'admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n'est fondé sur aucun moyen sérieux ".

2. Pour demander l'annulation de l'arrêt qu'elle attaque, Mme B soutient que la cour administrative d'appel de Nantes :

- l'a insuffisamment motivé, faute de se prononcer sur la qualité d'agent statutaire en laquelle elle avait été recrutée ;

- a commis une erreur de droit en déclinant la compétence de la juridiction administrative, alors qu'elle avait la qualité d'agent public statutaire au moment de la reprise par le groupement Vinci Airport - Keolis de la gestion de l'aéroport de Quimper-Cornouaille et qu'en tout état de cause, son action était fondée sur la responsabilité pour faute de la chambre de commerce et d'industrie.

3. Aucun de ces moyens n'est de nature à permettre l'admission du pourvoi.

D E C I D E :

--------------

Article 1er : Le pourvoi de Mme B n'est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée à la chambre de commerce et d'industrie Métropolitaine Bretagne Ouest.452610- 3 -