Cour de cassation · 1re chambre civile

31 mai 1813, Cour de Cassation, SECTION CIVILE, du 31 mai 1813, Publié au bulletin

JuridictionCour de cassation
Formation1re chambre civile
Date31 mai 1813
NatureArrêt
SolutionANNULATION métadonnées
PublicationBulletin Cass.
RéférenceCour de cassation, 1re chambre civile, 31 mai 1813, publié au BulletinLégifrance →

ANNULATION, sur la demande de Jacques-Antoine A... et de Marguerite X..., son épouse, de deux arrêts rendus par la cour d'appel de Gênes, les 10 Avril et 11 Décembre 1809, au profit de Jean Y... et de Catherine A..., son épouse.

Du 31 Mai 1813.

NOTICE ET MOTIFS.

Le premier des arrêts dénoncés avait admis la preuve testimoniale de faits articulés par les défendeurs, pour établir qu'un contrat de vente, consenti au profit des demandeurs, n'avait point été sérieux, et n'avait eu d'autre objet que de déguiser une libéralité, sous la forme d'un contrat à titre onéreux, sans alléguer néanmoins que les acquéreurs fussent incapables de la recevoir.

Le second de ces arrêts, d'après la preuve résultant des enquêtes, avait déclaré nul ce contrat de vente, comme simulé.

SUR QUOI, ouï le rapport de M. le chevalier Pajon, conseiller en la Cour ; les observations de Leroi de Neufvillette, avocat des demandeurs ; celles de Raoul, avocat des défendeurs ; et les conclusions de M. Jourde, avocat général ;

Vu les lois 36 et 38, D. de contrahenda emptione ; la loi 6, D. pro donato ; et les 3 et 9, C. de contrahenda emptione ;

Vu pareillement l'article 911 du Z... Napoléon ;

Et attendu qu'il résulte du texte des lois citées, qu'un contrat de vente ne peut être déclaré nul, pour fait de simulation, qu'autant qu'elle aurait eu pour objet de déguiser une libéralité au profit d'une personne incapable ; ce qui n'a été, ni reconnu par les arrêts attaqués, ni même allégué par les défendeurs ;

D'où il résulte que, soit l'arrêt interlocutoire, en admettant la preuve testimoniale des faits de simulation articulés par les défendeurs, soit l'arrêt définitif, en déclarant nul le contrat de vente, du 30 prairial de l'an 11, comme simulé, ont commis un excès de pouvoir, en créant une nullité qui n'est établie par aucune loi ;

LA COUR casse et annule les arrêts de la cour impériale de Gênes, des 10 avril et 11 décembre 1809, ...

Fait et jugé, Section civile.

Certifié conforme par nous

Grand-Juge Ministre de la justice :

LE DUC DE MASSA.

Textes visés 1

[typelien=CITATION sens=source] CODE NAPOLEON 911
visa LEGI

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Chronologie texte + métadonnées

  • 31 mai 1813
    Cour de cassation
    métadonnées
  • 11 Décembre 1809
    repéré dans le texte voir

Cite

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Source : Justice judiciaire, archive DILA, bulks CASS / CAPP / CONSTIT, identifiant JURITEXT000006952080, Licence Ouverte 2.0. JusticeLibre est une copie miroir indexée ; la version qui fait foi est celle publiée sur Légifrance.