Cour de cassation · CHAMBRE_CIVILE

5 février 1872, Cour de Cassation, Chambre civile, du 5 février 1872, Publié au bulletin

JuridictionCour de cassation
FormationCHAMBRE_CIVILE
Date5 février 1872
NatureArrêt
SolutionCASSATION métadonnées
RapporteurRpr M. Gastambide
PublicationBulletin Cass.
RéférenceCour de cassation, CHAMBRE_CIVILE, 5 février 1872, publié au BulletinLégifrance →

Sommaire officiel sommaire officiel · DILA

LOUAGE DE SERVICES - Employé - Congé - Dommages-intérêts Le louage de services, sans détermination de durée, peut toujours cesser par la libre volonté de l'une ou de l'autre des parties contractantes, pourvu toutefois que les délais de congé commandés par l'usage aient été observés. Spécialement, un employé de chemin de fer, révoqué même sans motifs légitimes, n'a droit à aucune indemnité.

Matière [8A PRINCIPAL] LOUAGE DE SERVICES - Employé - Congé - Dommages-intérêts abstrats · DILA

ANNULATION, sur le pourvoi de la Compagnie des chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée, d'un jugement rendu, le 17 juillet 1869, par le Tribunal de commerce de Chambéry, au profit du sieur X....

LA COUR,

Ouï, en l'audience du 24 janvier 1872, M. le conseiller Gastambide, en son rapport, et, à l'audience du 5 février suivant, M. Charrins, avocat général, en ses conclusions, et après en avoir délibéré,

Donne défaut contre X..., défendeur, et statuant :

Vu l'article 1382 du Code civil ;

Attendu que nul n'est en faute et passible de dommages-intérêts, s'il n'a fait qu'user de son droit ;

Attendu qu'il est de principe que le louage de services, sans détermination de durée, peut toujours cesser par la libre volonté de l'un ou l'autre des contractants, en observant toutefois les délais de congé commandés par l'usage ainsi que les autres conditions expresses ou tacites de l'engagement ;

Attendu que le jugement attaqué, sans constater de la part de la compagnie demanderesse aucune infraction à ces conditions, ni aucune faute, l'a néanmoins condamnée à payer une indemnité à l'employé X..., se fondant uniquement sur ce qu'il ne peut être facultatif à une compagnie de chemin de fer de renvoyer ses employés sans indemnité et sans motifs légitimes, et sur ce qu'il n'était pas établi que X... eût encouru, à l'époque de sa révocation, une mesure aussi sévère ; qu'en statuant ainsi, ledit jugement a faussement appliqué et, par suite, violé l'article 1382 du Code civil.

CASSE ... .

Textes visés 1

rédaction au 5 février 1872repéré dans le textecité : texte · texte

Chaque lien ouvre l'article dans sa rédaction en vigueur à la date de la décision.

Chronologie texte + métadonnées

  • 5 février 1872
    Cour de cassation
    métadonnées
  • 24 janvier 1872
    repéré dans le texte voir
  • 17 juillet 1869
    repéré dans le texte voir

Analyse officielle

Plan de classement abstrats · DILA
[8A PRINCIPAL] LOUAGE DE SERVICES - Employé - Congé - Dommages-intérêts

Résumé officiel resume · DILA
[8A] Le louage de services, sans détermination de durée, peut toujours cesser par la libre volonté de l'une ou de l'autre des parties contractantes, pourvu toutefois que les délais de congé commandés par l'usage aient été observés. Spécialement, un employé de chemin de fer, révoqué même sans motifs légitimes, n'a droit à aucune indemnité.

Cite

Cite : art. 1382 CC

Pas de « décisions similaires » : nous n'avons pas de méthode fiable pour les calculer, donc rien n'est affiché plutôt qu'une liste approximative. Les décisions qui citent celle-ci, quand la recherche en trouve, sont proposées en bas de page. Les parties et la décision attaquée ne sont pas non plus affichées : ces champs existent au schéma DILA mais ne sont pas servis par l'API.
Source : Justice judiciaire, archive DILA, bulks CASS / CAPP / CONSTIT, identifiant JURITEXT000006952892, Licence Ouverte 2.0. JusticeLibre est une copie miroir indexée ; la version qui fait foi est celle publiée sur Légifrance.