1. BONNES PRATIQUES DE LABORATOIRE
2. EN IMMUNO-HÉMATOLOGIE ÉRYTHROCYTAIRE
3. A N N E X E D I
4. CHAMPS D'APPLICATION
5. 1. Groupage ABO-RH1
6. En absence de résultats valides, cette analyse est réalisée :
7. - dans un contexte prétransfusionnel avéré ou potentiel ;
8. - dans un contexte prénuptial, pré ou périnatal conformément aux dispositions réglementaires relatives au suivi de la grossesse. Dans ce contexte les réactifs anti-RH1 utilisés doivent détecter la plupart des variants RH1 ;
9. - pour la validation de l'identification d'anticorps anti-érythrocytaires ;
10. - en l'absence de résultats valides du phénotype RH-KEL 1 cette analyse est obligatoirement complétée par un phénotypage RH-KEL 1.
11. 2. Phénotypage RH-KEL 1
12. En absence de résultats valides, cette analyse est réalisée :
13. - dans un contexte prétransfusionnel avéré ou potentiel. La prise en compte du résultat s'inscrit dans le cadre des bonnes pratiques de distribution ;
14. - dans le contexte prénuptial, pré ou périnatal conformément aux dispositions réglementaires relatives au suivi de la grossesse ;
15. - pour la validation de l'identification d'anticorps anti-érythrocytaires ;
16. En absence de résultats valides de groupage ABO-RH1 :
17. - cette analyse est obligatoirement complétée par un groupage ABO-RH1.
18. 3. Phénotypage étendu
19. En absence de résultats valides, cette analyse est réalisée :
20. - systématiquement dans les cas d'allo-immunisation anti-érythrocytaire complexe et proposée, à titre préventif, chez certains patients transfusés de manière itérative. Dans ce dernier cas l'analyse concerne les antigènes courants suivants :
21. FY1, FY2, JK1, JK2, MNS3 et si possible MNS4.
22. - pour la validation de l'identification d'anticorps anti-érythrocytaires dirigés contre un ou plusieurs antigènes érythrocytaires autres que ceux qui sont définis par le groupage ABO-RH1 et par le phénotypage RH-KEL 1 et pour lesquels les réactifs sont disponibles sur le marché.
23. En absence de résultats valides de groupage ABO-RH1 et/ou de phénotypage RH-KEL 1, cette analyse est obligatoirement complétée par un groupage ABO-RH1 et un phénotypage RH-KEL 1.
24. 4. Recherche d'anticorps anti-érythrocytaires
25. Cette analyse doit être réalisée dans le cadre de la prévention des accidents immuno-hémolytiques transfusionnels :
26. - chez tout patient susceptible à court terme d'être transfusé ;
27. - chez le transfusé itératif, en bonne place au cours des séries de transfusions ;
28. - chez le patient transfusé dans le cadre du suivi post-transfusionnel préconisé par la réglementation.
29. Elle doit être réalisée en contexte de greffe ou transplantation.
30. Elle doit être réalisée en contexte pré ou périnatal conformément aux dispositions réglementaires relatives au suivi de la grossesse.
31. En l'absence de prescription, ces analyses doivent être réalisées à l'initiative du biologiste.
32. 5. Titrage des anticorps anti-érythrocytaires autres que anti-A,
33. anti-B et dosage pondéral des anti-RH
34. Le titrage, indissociable de la recherche des anticorps anti-érythrocytaires, est obligatoire chez toute femme enceinte possédant un anticorps immun. Il permet d'estimer l'évolution de l'allo-immunisation en rapport avec un passage d'hématies foetales qui peut éventuellement se produire dès le premier trimestre de la grossesse. L'activité fonctionnelle (pouvoir hémolytique) de l'anticorps dépendant de sa concentration et de son affinité, pour les anticorps du système RH, l'association au dosage pondéral est nécessaire afin de mieux appréhender le risque hémolytique anté-natal.
35. En cas d'allo-immunisation une nouvelle programmation des RAI (avec titrage et éventuellement dosage pondéral) est nécessaire. Il est classiquement reconnu qu'un contrôle mensuel est suffisant, dans la majorité des cas, jusqu'à la 20e semaine d'aménorrhée. Au-delà, un contrôle tous les quinze jours est à envisager. Dans certains cas d'immunisation sévère, un contrôle fréquent est nécessaire, même avant la 20e semaine d'aménorrhée, et d'autant plus en fin de grossesse où le rythme peut être hebdomadaire.
36. En l'absence de prescription, ces analyses doivent être réalisées à l'initiative du biologiste.
37. 6. Epreuve directe
38. de compatibilité au laboratoire
39. Cette analyse est réalisée dans les circonstances suivantes :
40. - s'il s'agit d'un receveur présentant ou ayant présenté un (ou plusieurs) allo-anticorps anti-érythrocytaires ;
41. - s'il s'agit d'un nouveau-né présentant un test direct à l'antiglobuline positif ou né de mère allo-immunisée.
42. 7. Test direct à l'antiglobuline
43. Cette analyse doit s'inscrire dans l'un des contextes suivants :
44. - dans le cadre d'un syndrome hémolytique clinique ou biologique pour démontrer l'origine immunologique de cette hémolyse ;
45. - dans le cadre de la mise en évidence d'auto-anticorps lors de la RAI afin de détecter leur capacité à se fixer in vivo ;
46. - dans le cadre d'une maladie hémolytique du nouveau-né pour démontrer la sensibilisation des hématies du nouveau-né par les allo-anticorps de nature IgG d'origine maternelle ;
47. - dans le cadre d'une réaction transfusionnelle pour démontrer l'origine immuno-hémolytique de l'incident ;
48. - dans le cadre d'une anémie hémolytique auto-immune pour démontrer la sensibilisation des hématies du patient par les auto-anticorps et/ou par du complément ;
49. - dans le cadre d'une anémie hémolytique d'origine médicamenteuse pour démontrer la sensibilisation des hématies par des anticorps reconnaissant certains médicaments ;
50. - dans le cadre de l'exploration biologique d'autres maladies auto-immunes.
51. A N N E X E D I I
52. GROUPAGE ABO-RH1
53. Dans l'épreuve globulaire de réalisation du groupage sanguin ABO, le réactif anti-B utilisé ne doit pas donner de réaction croisée vis-à-vis de l'antigène B acquis. L'un des deux réactifs, anti-A ou anti-AB, doit pouvoir reconnaître les hématies Ax.
54. 1. Interprétation et validation des résultats
55. La validation analytique repose sur :
56. - résultats conformes des CQI ;
57. - absence d'ambiguïté réactionnelle avec chaque réactif ;
58. - absence de double population. A ce titre, il est indispensable que tout antécédent transfusionnel récent (moins de quatre mois) soit signalé au laboratoire lors de la prescription de l'analyse ;
59. - profil réactionnel cohérent par rapport à la table d'interprétation des groupes ABO-RH1 ;
60. - absence de discordance entre deux réalisations ;
61. - absence de discordance avec antériorité.
62. 2. Gestion des anomalies
63. La constatation d'une anomalie lors de la phase de validation analytique du groupe sanguin ABO-RH1 impose l'intervention du biologiste. La gestion de l'anomalie repose alors sur :
64. Une attitude sécurisée en termes d'exploitation :
65. - ne pas rendre le résultat ;
66. - rendre un conseil transfusionnel provisoire en cas d'urgence ;
67. Une nouvelle détermination du groupe sanguin :
68. - si l'anomalie n'est pas retrouvée, le résultat est validé ;
69. - si l'anomalie est retrouvée, une poursuite de l'exploration.
70. Une attitude cohérente en termes d'exploration de l'anomalie qui tiendra compte :
71. - du contexte clinique ;
72. - du profil réactionnel obtenu ;
73. - du résultat des témoins du groupage ABO :
74. - le témoin auto qui consiste à tester, dans les mêmes conditions techniques, le plasma du sujet vis-à-vis de ses propres hématies ;
75. - les témoins allo et éventuellement A2 qui consistent à tester, dans les mêmes conditions techniques, le plasma du sujet vis-à-vis d'une gamme d'hématies-tests O et A2 dont la constitution antigénique permettra de détecter les anticorps anti-érythrocytaires, autres que anti-A et anti-B, susceptibles d'interférer avec l'épreuve plasmatique ;
76. - le témoin réactif qui consiste à tester, dans les mêmes conditions techniques, les hématies du sujet vis-à-vis d'un réactif témoin n'ayant pas d'activité anticorps.
77. A N N E X E D III
78. PHÉNOTYPAGE RH-KEL 1
79. 1. Interprétation et validation des résultats
80. La validation analytique repose sur :
81. - résultats conformes des CQI ;
82. - absence d'ambiguïté réactionnelle avec chaque réactif ;
83. - absence de double population. A ce titre, il est indispensable que tout antécédent transfusionnel récent (moins de quatre mois) soit signalé au laboratoire lors de la prescription de l'analyse ;
84. - profil réactionnel cohérent par rapport à la table d'interprétation des phénotypes RH-KEL 1 ;
85. - absence de discordance entre deux réalisations ;
86. - absence de discordance avec antériorité.
87. 2. Gestion des anomalies
88. La constatation d'une anomalie lors de la phase de validation analytique du phénotypage RH-KEL 1 impose l'intervention du biologiste. La gestion de l'anomalie repose alors sur :
89. Une attitude sécurisée en termes d'exploitation :
90. - ne pas rendre le résultat ;
91. - rendre un conseil transfusionnel provisoire en cas d'urgence ;
92. Une nouvelle détermination du phénotype :
93. - si l'anomalie n'est pas retrouvée, le résultat est validé ;
94. - si l'anomalie est retrouvée une poursuite de l'exploration ;
95. Une attitude cohérente en termes d'exploration de l'anomalie qui tiendra compte :
96. - du contexte clinique ;
97. - du profil réactionnel obtenu (témoins adéquats inclus).
98. A N N E X E D IV
99. PHÉNOTYPAGE ÉTENDU
100. 1. Interprétation et validation des résultats
101. La validation analytique repose sur :
102. - résultats conformes des CQI ;
103. - absence d'ambiguïté réactionnelle avec chaque réactif ;
104. - absence de double population. A ce titre, il est indispensable que tout antécédent transfusionnel récent (moins de quatre mois) soit signalé au laboratoire lors de la prescription de l'analyse ;
105. - profil réactionnel cohérent par rapport à la table d'interprétation des phénotypes étendus ;
106. - absence de divergence entre deux réalisations ;
107. - absence de discordance avec antériorité.
108. 2. Gestion des anomalies
109. La constatation d'une anomalie lors de la phase de validation analytique du typage érythrocytaire étendu impose l'intervention du biologiste. La gestion de l'anomalie repose alors sur :
110. Une attitude sécurisée en termes d'exploitation :
111. - ne pas rendre le résultat ;
112. - rendre un conseil transfusionnel provisoire en cas d'urgence ;
113. Une nouvelle détermination du phénotype :
114. - si l'anomalie n'est pas retrouvée, le résultat est validé ;
115. - si l'anomalie est retrouvée, une poursuite de l'exploration ;
116. Une attitude cohérente en termes d'exploration de l'anomalie qui tiendra compte :
117. - du contexte clinique ;
118. - du profil réactionnel obtenu.
119. ANNEXE D V
120. RECHERCHE D'ANTICORPS ANTI-ÉRYTHROCYTAIRES
121. Interprétation et validation des résultats
122. L'identification d'un ou plusieurs anticorps anti-érythrocytaires impose :
123. De valider la spécificité de chaque anticorps par l'obtention d'une réaction positive avec toutes les hématies porteuses de l'antigène correspondant (au moins 3 hématies) et d'une réaction négative avec toutes les hématies non porteuses de cet antigène (au moins 3 hématies). Le seuil minimal de 3 hématies en terme de réactivités positives ou négatives ne s'applique pas en cas d'association d'anticorps de spécificité anti-RH.
124. Lorsque cette correspondance exacte n'est pas obtenue, l'interprétation doit prendre en compte le caractère homozygote ou hétérozygote des hématies utilisées. Dans ces conditions, une étape supplémentaire avec un plus grand nombre d'hématies informatives doit être mise en oeuvre ;
125. D'éliminer des anticorps supplémentaires éventuels :
126. - par la mise en oeuvre de techniques complémentaires ;
127. - par la présence, sur les hématies négatives, des antigènes présents sur la gamme de dépistage ne correspondant pas à la (aux) spécificité(s) préalablement identifiée(s) ;
128. De contrôler l'absence de l'antigène correspondant à chaque allo-anticorps identifié lorsque les réactifs sont disponibles sur le marché.
129. En absence de résultats valides, l'identification d'un anticorps anti-érythrocytaire doit être complétée par un groupage ABO-RH1 et un phénotypage RH-KEL 1.
130. ANNEXE D VI
131. TITRAGE DES ANTICORPS ANTI-ÉRYTHROCYTAIRES IMMUNS AUTRES QUE LES ANTI-A ET ANTI-B ET LE DOSAGE PONDÉRAL DES ANTI-RH La validation analytique repose sur les résultats obtenus avec un standard anti-RH1, les résultats comparatifs entre les 2 échantillons n et n - 1 de la patiente et les résultats de l'antériorité.
132. ANNNEXE D VII
133. ÉPREUVE DIRECTE DE COMPATIBILITÉ AU LABORATOIRE
134. Interprétation et validation des résultats
135. Une procédure doit définir les modalités de libération des produits sanguins labiles compatibilisés en fonction des résultats de cette épreuve :
136. - résultats conformes des CQI ;
137. - en absence de réactivité dans la technique considérée :
138. - l'unité est déclarée compatible. Sa libération est autorisée avec identification spécifique de l'unité conformément aux dispositions réglementaires en vigueur ;
139. - en cas de réactivité dans la technique considérée :
140. - l'unité est déclarée incompatible. En fonction du contexte, sa libération peut être autorisée conformément aux dispositions réglementaires prévues par les bonnes pratiques de distribution et le conseil transfusionnel. Par ailleurs, une exploration complémentaire peut être entreprise afin d'expliquer ces résultats et sélectionner de nouvelles unités en tenant compte de ces explorations.
141. ANNEXE D VIII
142. TEST DIRECT À L'ANTIGLOBULINE
143. Interprétation et validation des résultats
144. - résultats conformes des CQI ;
145. - absence d'ambiguïté réactionnelle avec chaque réactif ;
146. - profil réactionnel cohérent par rapport à la logique d'interprétation préétablie.
147. ANNEXE D IX
148. OBJECTIFS DE L'AUTOMATION ET INFORMATISATION
149. AU LABORATOIRE D'IMMUNO-HÉMATOLOGIE
150. 1. Diminuer le risque d'erreur humaine
151. En immuno-hématologie érythrocytaire, l'automatisation et l'informatisation des analyses et du transfert des résultats apporte une sécurité supplémentaire par rapport à la réalisation manuelle en réduisant plusieurs risques possibles d'erreurs, et en particulier les erreurs relatives à :
152. - l'enregistrement de la demande ;
153. - la sélection de l'échantillon ;
154. - la sélection du réactif ;
155. - l'exécution de l'analyse elle-même ;
156. - la transcription ;
157. - l'interprétation ;
158. - la saisie des résultats.
159. 2. Garantir la traçabilité
160. La compréhension et la correction d'éventuels dysfonctionnements reposent sur une analyse précise des défaillances qui peuvent survenir au niveau d'un processus. L'efficacité de cette exploration a posteriori est intimement liée à une traçabilité fiable de tous les éléments ayant contribué aux opérations analytiques. Aussi les opérations suivantes, relatives à chaque analyse, doivent être archivées, accessibles et exploitables :
161. - date de l'analyse ;
162. - couple distributeur-lecteur ;
163. - réactifs : types - spécificités - numéro de lot ;
164. - liaison avec les CQI (types - spécificités- numéro de lot - résultats) ayant permis la validation ;
165. - opérateur ;
166. - résultats réactionnels obtenus avec chaque réactif ;
167. - notion de correction manuelle éventuelle survenue avec l'un d'entre eux ;
168. - résultats analytiques interprétés.
169. 3. Gérer les alarmes de fonctionnement du système
170. Remarques :
171. - en l'absence de connexion informatique, le risque d'erreur de transcription existe toujours, même en cas de double saisie ;
172. - l'optimisation des systèmes automatiques impose de mettre l'accent sur une formation adaptée des opérateurs.
173. A N N E X E D X
174. a) Traitement et identification des échantillons
175. Vous pouvez consulter le tableau dans le JO
176. n° 104 du 04/05/2002 page 8375 à 8382
177. b) Gestion des réactifs
178. Vous pouvez consulter le tableau dans le JO
179. n° 104 du 04/05/2002 page 8375 à 8382
180. c) Gestion du support réactionnel
181. (microplaque ou support filtration)
182. Vous pouvez consulter le tableau dans le JO
183. n° 104 du 04/05/2002 page 8375 à 8382
184. d) Gestion de la phase de préparation distribution
185. Vous pouvez consulter le tableau dans le JO
186. n° 104 du 04/05/2002 page 8375 à 8382
187. e) Traitement de la lecture des réactions
188. Vous pouvez consulter le tableau dans le JO
189. n° 104 du 04/05/2002 page 8375 à 8382
190. f) Traitement des informations
191. Vous pouvez consulter le tableau dans le JO
192. n° 104 du 04/05/2002 page 8375 à 8382
193. g) Exploitation des informations
194. La décision finale de la validation analytique revient à l'opérateur :
195. - par contrôle visuel de chaque support avec analyse de cohérence avec les résultats rendus par le système ;
196. - par appréciation de la qualité des contrôles qualité internes autorisant la validation analytique.
197. Vous pouvez consulter le tableau dans le JO
198. n° 104 du 04/05/2002 page 8375 à 8382
199. h) Validation biologique
200. Conforme à la réglementation en vigueur (GBEA).
201. A N N E X E D X I
202. SÉCURISATION DU TRANSFERT DES DONNÉES IMMUNO
203. HÉMATOLOGIE VERS LE SERVICE DE DISTRIBUTION
204. Elle repose en partie sur la fiabilité des données immuno-hématologiques du receveur introduites dans le système.
205. Afin d'éviter leur prise en compte manuelle à partir de résultats écrits, ces données doivent être transférées en totalité et informatiquement, après validation, vers le site de distribution de l'Établissement français du sang ou le dépôt de distribution de l'établissement de santé autorisé à attribuer les produits sanguins labiles.
206. Le transfert des données doit respecter le guide de bonne exécution des analyses de biologie médicale (GBEA) et les recommandations suivantes :
207. La transmission de données nominatives
208. Les procédures utilisées doivent garantir la confidentialité :
209. Les données doivent être cryptées lorsque celles-ci doivent transiter sur un réseau ouvert. Elles doivent également être cryptées lorsqu'elles doivent transiter sur un réseau interne sur lequel peut se connecter du personnel non médical et non paramédical ;
210. L'identification de l'émetteur, du destinataire et la vérification des droits de celui-ci à recevoir ces données sont obligatoires. Le destinataire pouvant être une personne physique ou un ordinateur.
211. L'intégrité des données transmises
212. Le protocole de transfert des données doit comporter des procédures efficaces de contrôle des échanges vérifiant que le ou les messages reçus sont identiques au(x) message(s) envoyé(s) et que ces procédures soient effectivement actives.
213. Au cas où de telles procédures ne seraient pas utilisées (en raison de problèmes momentanés, par exemple), le message émis doit en comporter la mention en clair afin d'avertir le receveur de la possibilité d'erreurs dans la transmission des données.
214. En cas d'échec de transmission ou de rupture de communication en cours, il faut retransmettre automatiquement et intégralement le ou les messages.
215. L'archivage des transmissions
216. Il est nécessaire d'archiver ces transmissions pendant toute la durée légale d'archivage des dossiers des patients. Ces archives doivent pouvoir être éditables et consultables à tout moment en comportant la date et l'heure d'émission du message acquitté par le receveur.
217. En cas de transmissions multiples d'un même dossier pour complément ou mise à jour, chacune des transmissions doit être archivée sous la même forme.
218. Les messages de transfert utilisés doivent répondre aux dispositions normatives en vigueur qui concernent la transfusion sanguine.