1. DIPLÔME D'ÉTUDES SPÉCIALISÉES DE MÉDECINE NUCLÉAIRE
2. 1. Organisation générale
3. 1.1. Objectifs généraux de la formation :
4. Former des médecins spécialistes en médecine nucléaire.
5. Cette spécialité comporte une activité diagnostique et une activité thérapeutique qui ont en commun l'utilisation de radiopharmaceutiques.
6. Elle appartient aux soins de second recours et s'exerce dans des structures publiques ou libérales.
7. La formation doit permettre d'acquérir les compétences pour pouvoir commander, détenir et utiliser les radiopharmaceutiques à des fins médicales.
8. Les étudiants doivent acquérir une connaissance détaillée des maladies qui sont explorées ou traitées par des techniques de médecine nucléaire. Les méthodes complémentaires d'imagerie et de biologie en lien avec les apports de la médecine nucléaire doivent être maîtrisées. Les étudiants doivent acquérir la qualification nécessaire pour interpréter l'ensemble des examens basés sur la distribution des radiopharmaceutiques, que l'imagerie soit de type planaire ou tomographique. Dans ce dernier cas, l'étudiant doit apprendre à maîtriser le couplage de l'imagerie tomographique aux coupes anatomiques acquises à l'aide d'une autre modalité d'imagerie.
9. 1.2. Durée totale du DES :
10. 8 semestres dont au moins 3 dans un lieu de stage avec encadrement universitaire tel que défini à l'article 1er du présent arrêté et au moins 2 dans un lieu de stage sans encadrement universitaire.
11. 1.3. Intitulé des options proposées au sein du DES :
12. Néant
13. 1.4. Intitulé des formations spécialisées transversales (FST) indicatives :
14. Dans le cadre de son projet professionnel, et en regard des besoins de santé et de l'offre de formation, l'étudiant peut candidater à une formation spécialisée transversale (FST).
15. 2. Phase socle
16. 2.1. Durée :
17. 2 semestres
18. 2.2. Enseignements hors stages :
19. Volume horaire :
20. 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique)
21. Nature des enseignements :
22. En application de l'article 5 du présent arrêté :
23. -cours magistraux
24. -séminaires
25. -e-learning
26. -travail personnel encadré sous la forme de lecture de documents essentiels
27. Connaissances de base dans la spécialité à acquérir :
28. -indications des principaux examens de médecine nucléaire
29. -notions de bases sur la réalisation des examens de médecine nucléaire
30. -mise à niveau en mathématiques
31. Connaissances transversales à acquérir :
32. Les connaissances transversales listées dans l'article 2 du présent arrêté et, en particulier :
33. -bases en radioprotection
34. -assurance qualité
35. -sécurité des soins et vigilances
36. -prise en charge des situations d'urgence
37. 2.3. Compétences à acquérir :
38. Compétences spécifiques à la spécialité à acquérir : (Acquisition partielle)
39. -effectuer les procédures diagnostiques en toute sécurité pour le patient, le personnel et le public, selon les recommandations en vigueur
40. -adapter les protocoles aux besoins et à la situation particulière des patients
41. -réaliser l'analyse et l'interprétation de l'examen en tenant compte des informations cliniques afin de contribuer à atteindre un diagnostic précis après confrontation de toutes les informations disponibles qu'elles soient cliniques, biologiques ou qu'elles proviennent de l'imagerie
42. -rédiger un compte rendu dans des délais optimaux
43. 2.4. Stages
44. Stages à réaliser :
45. -1 stage dans un lieu agréé à titre principal en médecine nucléaire
46. -1 stage dans un lieu agréé à titre complémentaire en médecine nucléaire et à titre principal en médecine interne et immunologie clinique ou en médecine cardio-vasculaire ou en endocrinologie-diabétologie-nutrition ou en oncologie (médicale, radiothérapie, ou hémato-oncologie) ou en neurologie, ou dans une autre spécialité après accord du coordonnateur local
47. Critères d'agrément des stages de niveau I dans la spécialité :
48. En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, la commission d'agrément prend en compte :
49. -la présence d'au moins deux caméras ; activité couvrant les grandes applications de la médecine nucléaire (cardiologie, pneumologie, ostéo-articulaire, endocrinologie, oncologie et si possible neurologie) ;
50. -l'encadrement par au moins deux médecins diplômés de médecine nucléaire temps plein, affectés dans le lieu de stage (excluant les remplaçants). Au cas où le lieu de stage aurait accès à plusieurs plateaux techniques, l'interne peut y être accueilli sous réserve que ces sites soient localisés dans une même agglomération.
51. 2.5. Evaluation :
52. Modalités de l'évaluation des connaissances :
53. Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine
54. Evaluation de l'acquisition des connaissances transversales par auto-évaluation par l'étudiant
55. Modalités de l'évaluation des compétences :
56. Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine
57. Examen du portfolio de l'étudiant
58. 2.6. Modalités de validation de la phase et de mise en place du plan de formation :
59. Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine
60. 3. Phase d'approfondissement
61. 3.1. Durée :
62. 4 semestres
63. 3.2. Enseignements hors stages :
64. Volume horaire :
65. 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie (article R. 6153-2 du code de la santé publique)
66. Nature des enseignements :
67. En application de l'article 5 du présent arrêté :
68. -cours magistraux, enseignements dirigés et TP organisés en présentiel au niveau national en coordination avec Institut National des Sciences et Techniques Nucléaires (INSTN)
69. Connaissances à acquérir :
70. Les connaissances transversales sont listées de l'article 3 du présent arrêté.
71. Les connaissances spécifiques à acquérir correspondent aux 7 UV suivantes :
72. UV 1-Notions fondamentales sur la radioactivité et les rayonnements. Travaux pratiques de physique UV 2-Dosimétrie, radiobiologie, radiothérapie et radioprotection UV 3-Radiopharmaceutiques, instrumentation et méthodologie UV4-Explorations cardiovasculaires et pulmonaires
73. UV5-Oncologie (hors thyroïde)
74. UV6-Autres applications cliniques (dont oncologie thyroïdienne)
75. UV7-Aspects administratifs et réglementaires de la Médecine Nucléaire
76. 3.3. Compétences :
77. Compétences à acquérir :
78. Les compétences transversales sont listées dans l'article 3 du présent arrêté.
79. Les compétences spécifiques à acquérir sont les suivantes :
80. Maîtrise complète :
81. -sélectionner l'examen de médecine nucléaire le plus approprié pour répondre à la question clinique en comprenant les objectifs de la demande du clinicien et de son patient
82. -informer le patient sur l'ensemble de la procédure et l'administration des radiopharmaceutiques
83. -effectuer les procédures diagnostiques et thérapeutiques en toute sécurité pour le patient, le personnel et le public, selon les recommandations en vigueur.
84. -adapter les protocoles aux besoins et à la situation particulière du patient
85. -prescrire des médicaments appropriés à la préparation du patient à l'examen ou au traitement, puis à la période suivant le passage en médecine nucléaire
86. -réaliser l'analyse et l'interprétation de l'examen en tenant compte des informations cliniques afin de contribuer à atteindre un diagnostic précis après confrontation de toutes les informations disponibles qu'elles soient cliniques, biologiques, ou proviennent de l'imagerie
87. -rédiger un compte rendu dans des délais optimaux
88. -recommander des examens complémentaires ou un traitement et planifier des consultations de suivi
89. Maîtrise partielle
90. -prescrire l'activité appropriée du radiopharmaceutique à administrer.
91. -prendre la responsabilité des soins au patient et participer activement au travail d'équipe quand un traitement utilisant des radionucléides en source non scellée est décidé.
92. 3.4. Stages :
93. -2 stages dans un lieu agréé à titre principal en médecine nucléaire
94. -1 stage dans un lieu agréé à titre complémentaire en médecine nucléaire et à titre principal en radiologie-imagerie médicale ou en médecine cardio-vasculaire ou en endocrinologie-diabétologie-nutrition ou en oncologie (médicale, radiothérapie, ou hémato-oncologie) ou en neurologie, ou dans une autre spécialité après accord du coordonnateur local.
95. - 1 stage accompli soit :
96. 1° Dans un lieu agréé à titre complémentaire en médecine nucléaire et à titre principal en radiologie et imagerie médicale ou en médecine cardio-vasculaire ou en endocrinologie-diabétologie-nutrition ou en oncologie (médicale, radiothérapie, ou hémato-oncologie) ou en neurologie, ou dans une autre spécialité après accord du coordonnateur local. Ce stage est accompli dans une spécialité différente du stage précédent ;
97. 2° Dans un lieu agréé à titre principal en médecine nucléaire ayant une activité thérapeutique (Radiothérapie Interne Vectorisée et/ou Sélective) permettant à l'interne une pratique clinique de Radiothérapie Interne Vectorisée et/ou Sélective prépondérante
98. Critères d'agrément des stages de niveau II dans la spécialité :
99. En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, les critères sont les mêmes que pour la phase socle avec deux particularités :
100. -accès à la tomographie par émission de positons
101. -rédaction d'un projet pédagogique de phase d'appronfondissement précisant les modalités d'accompagnement des étudiants leur permettant une transition progressive de la phase socle à la phase de consolidation ainsi qu'une initiation à la recherche dans le cadre de la préparation de la thèse
102. 3.5. Evaluation :
103. Modalités de l'évaluation des connaissances :
104. Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine
105. -épreuves écrites pour les UV1, UV2 et UV3 (pas de compensation entre les UV, chacune devant être validée)
106. -épreuves écrites pour les UV4, UV5, UV6 et UV7 (compensation entre les UV)
107. Modalités de l'évaluation des compétences :
108. Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine
109. -examen du portfolio attestant du nombre d'examens réalisés (totalisés avec la phase socle)
110. a) Oncologie 450 (70 % au moins TEP)
111. b) Squelette 350 (30 % au moins de TEMP)
112. c) Cardiovasculaire 250
113. d) Endocrinologie 180
114. e) Neurologie 100
115. f) Pneumologie (50 % de scintigraphie ventilation/ perfusion couplée) 60
116. g) Urologie et appareil digestif 60
117. h) Autres ou en supplément des nombres indiqués pour les domaines spécifiés ci-dessus 500 comprenant des examens de pédiatrie.
118. i) Actes thérapeutiques par les radionucléides à visée oncologique 30.
119. -évaluation de la compétence de rédaction d'un compte-rendu
120. 3.6. Modalités de validation de la phase :
121. Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine
122. -validation de la formation à la radioprotection en conformité avec l'article L. 1333-1 du code de la santé publique
123. 4. Phase de consolidation
124. 4.1. Durée :
125. 1 an
126. 4.2. Enseignements hors stages en lien avec la préparation à l'exercice professionnel (gestion de cabinet …) :
127. Volume horaire :
128. 2 demi-journées par semaine : une demi-journée en supervision et une demi-journée en autonomie
129. Nature des enseignements :
130. En application de l'article 5 du présent arrêté : modules optionnels organisés de manière nationale
131. Connaissances à acquérir :
132. Les connaissances transversales listées aux articles 2 à 4 sont acquises à l'issue de la phase.
133. 5 modules au choix parmi les suivants
134. -imagerie morphologique en coupes : tomodensitométrie et IRM en particulier
135. -imagerie multimodale : temp, TEP, TDM, IRM …
136. -stratégies diagnostiques
137. -applications diagnostiques, thérapeutiques ou techniques avancées
138. -utilisations des examens pour l'évaluation thérapeutique
139. -recherche et évolutions technologiques
140. -radiothérapie interne
141. -radiopharmacie et radioanalyse
142. -communication, enseignement et exercice professionnel
143. 4.3. Compétences à acquérir :
144. Les compétences génériques listées aux articles 2 à 4 sont acquises à l'issue de la phase.
145. Les compétences spécifiques à acquérir sont les suivantes :
146. -prescrire l'activité appropriée du radiopharmaceutique à administrer
147. -prendre la responsabilité des soins au patient et participer activement au travail d'équipe quand un traitement utilisant des radionucléides en source non scellée est décidé.
148. -fournir des conseils d'expert sur les examens les plus appropriés et les plus utiles, à la fois en médecine nucléaire et dans les modalités d'imagerie complémentaires.
149. En outre, l'étudiant est capable de s'engager dans les actions suivantes :
150. -développer et superviser les programmes d'assurance qualité
151. -concevoir et participer à des recherches cliniques qu'elles visent à évaluer de nouvelles explorations de médecine nucléaire ou qu'elles utilisent des examens de médecine nucléaire
152. -initier une démarche de développement professionnel continu tout au long de la vie
153. -assurer la formation des jeunes médecins et du personnel
154. 4.4. Stages :
155. Nombre et durée des stages de niveau III :
156. deux stages d'un semestre accomplis soit :
157. -dans un lieu à titre principal en médecine nucléaire
158. -sous la forme d'un stage couplé dans des lieux agréés à titre principal en médecine nucléaire
159. Sous réserve de l'accord du coordonnateur local, le stage couplé peut être accompli dans un lieu agréé à titre principal en radiologie-imagerie médicale et complémentaire en médecine nucléaire, le second lieu étant agréé à titre principal en médecine nucléaire.
160. Critères d'agrément des stages de niveau III :
161. En sus des dispositions de l'article 34 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine, les critères sont les mêmes que pour la phase socle avec trois particularités :
162. -accès à la tomographie par émission de positons
163. -activité de recherche attestée par la participation du lieu de stage à au moins trois articles de médecine nucléaire dans une revue indexée sur une période de 3 années glissantes
164. -aide dans la préparation du mémoire de DES
165. 4.5. Evaluation :
166. Modalités de l'évaluation des connaissances :
167. Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine
168. Attestation de présence aux enseignements optionnels proposés
169. Modalités de l'évaluation des compétences :
170. Conformément à l'article 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine
171. Examen du portfolio attestant de la réalisation d'un nombre d'examens totalisés sur les 3 phases dans les domaines suivants :
172. a) Oncologie 800 (80 % au moins TEP)
173. b) Squelette 600 (50 % au moins de TEMP)
174. c) Cardiovasculaire 400
175. d) Endocrinologie 300
176. e) Neurologie 200
177. f) Pneumologie (50 % de scintigraphie ventilation/ perfusion couplée) 100
178. g) Urologie et appareil digestif 100
179. h) Autres ou en supplément des nombres indiqués pour les domaines spécifiés ci-dessus 500, comprenant des examens de pédiatrie et des traitements par les radionucléides
180. Certification européenne :
181. Les étudiants pourront présenter leur candidature comme fellow de l'EBNM (European Board of Nuclear Medicine) en phase de consolidation. Le certificat ne peut leur être remis qu'après avoir reçu le diplôme français de la spécialité.
182. 4.6. Modalités de validation de la phase :
183. Conformément aux articles 13 et 59 de l'arrêté du 12 avril 2017 portant organisation du troisième cycle des études de médecine :
184. -mémoire de spécialité de médecine nucléaire
185. -soumission au journal français de médecine nucléaire ou à un journal indexé de ce travail de mémoire sous forme d'article, le candidat étant premier ou deuxième auteur