(25) Étant donné que les ressources affectées à l'exécution des projets intégrés n'étaient pas suffisantes pour couvrir les besoins financiers globaux du secteur, des ressources complémentaires prévues par la loi no 67/88 ont été utilisées pour financer ces mêmes projets intégrés. Les interventions en question ont été effectuées dans le cadre d'un programme global de rationalisation et de restructuration du secteur de la viande bovine, qui, en Italie, à la différence des autres pays européens, n'a été lancé qu'au début des années 90. D'autres pays de l'Union européenne, comme la France, avait engagé des programmes de restructuration et de rationalisation de leurs installations d'abattage dès les années 70. Le nombre élevé d'installations d'abattage en Italie et leur répartition inadaptée sur le territoire national nécessitaient une réorganisation draconienne du secteur qui, selon les autorités italiennes, ne pouvait être réalisée qu'avec un soutien public important et sur la base d'un programme destiné à moderniser tout le secteur. Pour assurer leur survie, les entreprises italiennes devaient accélérer le processus d'innovation technologique et de restructuration au niveau organisationnel selon deux lignes directrices:
a) la rationalisation des systèmes de reproduction grâce à l'adoption de méthodes d'amélioration technologique permettant d'obtenir des productions normalisées à des coûts compétitifs;
b) la diversification des productions de haute qualité et la rationalisation de produits de qualité constante et homogène.
La mise à jour de la loi n° 67/88 a été confiée à un groupe d'experts chargés de rédiger un programme d'actions urgent, de définir une approche stratégique et de décider de l'admissibilité des projets présentés au bénéfice du financement.
Compte tenu de la gravité de la crise traversée par le secteur de la viande bovine, les actions prévues par le programme visaient principalement ce secteur et, dans une moindre mesure, les secteurs de la viande porcine et ovine.