(113) D’après EVEHA, cette méthode présente trois biais statistiques:
a) Premièrement, cette méthode ne tiendrait pas compte du positionnement particulier de l’INRAP sur le marché. En effet, en tant qu’opérateur historique (et principal acteur du marché), l’INRAP intervient généralement sur les projets les plus sophistiqués et les plus vastes, auxquels les opérateurs de plus petite taille ne disposant pas toujours des ressources nécessaires, ne peuvent pas toujours prétendre.
b) Deuxièmement, cette méthode ne tiendrait pas compte du fait qu’une partie de l’activité de l’INRAP concerne des chantiers que celui-ci a dû prendre en charge en tant qu’opérateur de dernier ressort et pour lesquels il a pu fixer ses tarifs sans la moindre pression concurrentielle.
c) Enfin, troisièmement, EVEHA considère que la notion de «prix à l’hectare» à laquelle se réfère la décision d’ouverture n’est pas pertinente pour analyser la politique de prix des différents opérateurs présents sur le marché des fouilles. En effet, le coût d’une fouille archéologique ne saurait être évalué en fonction de la seule superficie mais devrait également tenir compte de la complexité de la fouille, de la conservation des vestiges ainsi que des contraintes techniques et scientifiques prévues par le cahier des charges (notamment en termes de moyens humains – jours-homme).