(11) Conformément aux critères de sélection des maladies transmissibles et des problèmes sanitaires particuliers connexes aux fins de la surveillance épidémiologique énoncés à l’annexe I, section 1, du règlement (UE) 2022/2371, les maladies suivantes ne devraient plus faire l’objet d’une surveillance épidémiologique au niveau de l’Union:
— la cryptosporidiose est une infection gastro-intestinale fréquente mais généralement bénigne, qui peut provoquer des épidémies locales d’origine hydrique, mais qui ne présente pas de dimension transfrontière en matière de santé publique justifiant le maintien d’une surveillance au niveau de l’Union;
— la giardiase, comme la cryptosporidiose, tend à provoquer des flambées locales de diarrhée spontanément résolutive;
— la neuroborréliose de Lyme est difficile à diagnostiquer et ne représente qu’une faible proportion des cas de maladie de Lyme. La surveillance systématique de la neuroborréliose de Lyme au niveau de l’Union ne permet donc pas d’estimer et de suivre de manière appropriée la charge de la maladie de Lyme;
— le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a provoqué une importante flambée d’infections respiratoires sévères qui a pris fin en 2004, mais aucun autre cas n’a été signalé depuis;
— grâce à plusieurs décennies de vaccination systématique des enfants dans l’Union, le tétanos est devenu extrêmement rare. Il ne se transmet pas d’une personne à l’autre. La cessation de la surveillance du tétanos au niveau de l’Union ne présente donc pas de risque majeur pour la santé publique;
— les cas de fièvre typhoïde et de fièvre paratyphoïde sont pour la plupart importés de pays situés en dehors de l’Union, sont relativement bénins et se traitent facilement par des antibiotiques. Leur maintien sous surveillance au niveau de l’Union n’apporte que peu de valeur ajoutée en matière de santé publique.