Droit de l'Union · Texte intégral

Règlement d’exécution (UE) 2026/2097 de la Commission du 18 septembre 2026 relatif aux maladies transmissibles et aux problèmes sanitaires particuliers connexes faisant l’objet d’une surveillance épidémiologique et aux définitions de cas correspondantes, et abrogeant la décision d’exécution (UE) 2018/945 (Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)

Acte en vigueur, version d'origine.

Version d'origine : acte du 18/09/2026 tel que publié au JO de l'Union ; aucune consolidation en français. Si l'acte a été modifié depuis, ce texte n'en tient pas compte : vérifier sur EUR-Lex.

ActeRèglement d’exécution (UE) 2026/2097
Adopté le18 septembre 2026
VersionVersion d'origine
Contenu4 articles, 15 considérants, 2 annexes
CELEX32026R2097
RéférenceRèglement d’exécution (UE) 2026/2097, version d'origineEUR-Lex →
Considérants (15)
(1)

(1) La décision d’exécution (UE) 2018/945 de la Commission dresse la liste des maladies transmissibles et des problèmes sanitaires particuliers connexes qui doivent être couverts par la surveillance épidémiologique. Elle établit en outre les définitions de cas aux fins de la communication de données pour la surveillance épidémiologique de ces maladies transmissibles. Cette décision d’exécution a été adoptée sur la base de la décision no 1082/2013/UE du Parlement européen et du Conseil, qui a été abrogée par le règlement (UE) 2022/2371.

(2)

(2) La liste des maladies transmissibles et des problèmes sanitaires particuliers connexes établie par la décision d’exécution (UE) 2018/945 devrait être mise à jour afin de tenir compte de l’évolution de l’épidémiologie des maladies ainsi que des besoins et priorités de l’Union et des États membres en matière de santé publique. La liste mise à jour devrait couvrir certaines maladies transmissibles et les problèmes sanitaires particuliers connexes conformément aux critères de sélection des maladies transmissibles et des problèmes sanitaires particuliers connexes aux fins de la surveillance épidémiologique énoncés à l’annexe I, section 1, du règlement (UE) 2022/2371.

(3)

(3) Par ailleurs, la liste des définitions de cas, qui figure actuellement dans la décision d’exécution (UE) 2018/945, devrait elle aussi être mise à jour à la lumière des nouvelles informations scientifiques et de l’évolution des critères et pratiques de diagnostic en laboratoire.

(4)

(4) On estime que la résistance aux antimicrobiens coûte chaque année la vie à des millions de personnes dans le monde. Principal déterminant de la résistance aux antimicrobiens, la consommation d’antimicrobiens fait l’objet d’une surveillance volontaire au niveau de l’Union depuis plus de vingt ans et devrait donc également être inscrite à l’annexe I du présent règlement en tant que problème sanitaire particulier faisant l’objet d’une surveillance épidémiologique.

(5)

(5) La maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) a provoqué une pandémie caractérisée par une morbidité et une mortalité très élevées et devrait donc faire l’objet d’une surveillance épidémiologique au niveau de l’Union. Cette surveillance devrait être intégrée à la surveillance sentinelle syndromique et virologique de la grippe et du virus respiratoire syncytial afin de garantir une surveillance normalisée des infections virales respiratoires qui soit plus indépendante de l’évolution des politiques de dépistage et de contrôle.

(6)

(6) L’infection à hantavirus est une zoonose qui provoque quelques milliers de cas chaque année dans l’Union. Elle peut se présenter comme une fièvre hémorragique virale et devrait faire l’objet d’une surveillance épidémiologique au niveau de l’Union afin de permettre une alerte précoce, un diagnostic plus rapide et une réaction plus efficace dans les États membres voisins.

(7)

(7) Tout virus de la grippe zoonotique (un virus de la grippe de type A hébergé par des animaux qui traverse la barrière entre espèces pour contaminer l’être humain) est susceptible de provoquer une pandémie à l’avenir, de sorte que la moindre infection humaine par un tel virus devrait faire l’objet d’une surveillance épidémiologique au niveau de l’Union. À l’annexe I du présent règlement, le terme «grippe zoonotique» devrait donc remplacer le terme «grippe A/H5N1» tel qu’il figure actuellement dans la décision d’exécution (UE) 2018/945.

(8)

(8) Le virus de la rage et d’autres lyssavirus sont à même de provoquer une maladie du système nerveux central chez les humains. Il convient donc d’étendre la mention de «rage», telle qu’elle figure actuellement dans la décision d’exécution (UE) 2018/945, à «rage et autres infections à lyssavirus» à l’annexe I du présent règlement.

(9)

(9) Le clade II du mpox a provoqué une épidémie mondiale en 2022, touchant principalement les hommes homosexuels, bisexuels et les autres hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH). Le clade I du mpox est présent en Afrique subsaharienne et se propage au sein de réseaux sexuels, touchant à la fois les hommes et les femmes. Des cas de personnes infectées en dehors de l’Europe ont été détectés dans l’Union européenne et les pays de l’Espace économique européen, entraînant une certaine transmission secondaire, notamment par contact au sein du foyer ou lors de rapports hétérosexuels. À la fin de l’année 2025, le clade I a également commencé à se propager parmi les HSH dans l’UE, avec des cas contractés dans le pays de résidence ou à la suite de déplacements vers d’autres États membres ou vers des pays de l’Espace économique européen. Le mpox devrait donc faire l’objet d’une surveillance fondée sur les événements au niveau de l’Union afin de détecter toute recrudescence des cas au sein des populations à risque ou dans la population générale.

(10)

(10) L’infection par le virus respiratoire syncytial (VRS) est à l’origine d’un nombre considérable d’hospitalisations chez les jeunes enfants et les personnes âgées et devrait donc faire l’objet d’une surveillance épidémiologique au niveau de l’Union. Comme pour la COVID-19, la surveillance des infections à VRS devrait être intégrée à la surveillance sentinelle syndromique et virologique de la grippe. La surveillance de routine des infections à VRS devrait également contribuer à mesurer l’effet des vaccins contre ce virus.

(11)

(11) Conformément aux critères de sélection des maladies transmissibles et des problèmes sanitaires particuliers connexes aux fins de la surveillance épidémiologique énoncés à l’annexe I, section 1, du règlement (UE) 2022/2371, les maladies suivantes ne devraient plus faire l’objet d’une surveillance épidémiologique au niveau de l’Union:

— la cryptosporidiose est une infection gastro-intestinale fréquente mais généralement bénigne, qui peut provoquer des épidémies locales d’origine hydrique, mais qui ne présente pas de dimension transfrontière en matière de santé publique justifiant le maintien d’une surveillance au niveau de l’Union;

— la giardiase, comme la cryptosporidiose, tend à provoquer des flambées locales de diarrhée spontanément résolutive;

— la neuroborréliose de Lyme est difficile à diagnostiquer et ne représente qu’une faible proportion des cas de maladie de Lyme. La surveillance systématique de la neuroborréliose de Lyme au niveau de l’Union ne permet donc pas d’estimer et de suivre de manière appropriée la charge de la maladie de Lyme;

— le syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) a provoqué une importante flambée d’infections respiratoires sévères qui a pris fin en 2004, mais aucun autre cas n’a été signalé depuis;

— grâce à plusieurs décennies de vaccination systématique des enfants dans l’Union, le tétanos est devenu extrêmement rare. Il ne se transmet pas d’une personne à l’autre. La cessation de la surveillance du tétanos au niveau de l’Union ne présente donc pas de risque majeur pour la santé publique;

— les cas de fièvre typhoïde et de fièvre paratyphoïde sont pour la plupart importés de pays situés en dehors de l’Union, sont relativement bénins et se traitent facilement par des antibiotiques. Leur maintien sous surveillance au niveau de l’Union n’apporte que peu de valeur ajoutée en matière de santé publique.

(12)

(12) Conformément à l’article 9 du règlement (CE) no 851/2004 du Parlement européen et du Conseil, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies a fourni, à la demande de la Commission, une assistance scientifique concernant l’établissement de définitions de cas pour la consommation d’antimicrobiens, les infections à arénavirus, la fièvre hémorragique de Crimée-Congo, les infections à filovirus, les infections à hantavirus, la COVID-19 associée aux soins de santé, les infections à lyssavirus, le mpox, les infections virales respiratoires (syndrome pseudo-grippal, infection respiratoire aiguë, infection respiratoire aiguë sévère, COVID-19, grippe saisonnière, grippe zoonotique et infection à VRS) et la fièvre de la vallée du Rift. Cette assistance comprenait également la révision des définitions de cas relatives au botulisme, à la maladie à virus Chikungunya, aux infections à Chlamydia, y compris la lymphogranulomatose vénérienne à Chlamydia, au choléra, à la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob, à la dengue, aux infections gonococciques, à l’hépatite B, à l’hépatite C, à la maladie du légionnaire, au paludisme, à la rougeole, à la peste, à la fièvre Q, à la rubéole, aux infections à E. coli producteur de shigatoxines, à la shigellose, à la variole, à la syphilis et à la syphilis congénitale, à l’encéphalite à tiques, à la tuberculose, à la tularémie, à l’infection à virus du Nil occidental, à la yersiniose intestinale, à la maladie à virus Zika, à la résistance aux antimicrobiens et aux infections associées aux soins de santé. Il y a lieu d’adapter les définitions de cas correspondantes en conséquence.

(13)

(13) Le présent règlement remplace la décision d’exécution (UE) 2018/945, qu’il convient d’abroger.

(14)

(14) Les mesures prévues par le présent règlement sont conformes à l’avis du comité sur les menaces transfrontières graves pour la santé, institué par l’article 29 du règlement (UE) 2022/2371.

(15)

(15) Il convient que les autorités compétentes des États membres aient jusqu’au 1er juillet 2028 pour se préparer à appliquer les règles énoncées dans le présent règlement,

Article 1

Les maladies transmissibles et les problèmes de santé particuliers connexes visés à l’article 2, paragraphe 1, point a), i) et ii), du règlement (UE) 2022/2371, qui doivent être couverts par le réseau de surveillance épidémiologique des maladies transmissibles et des problèmes sanitaires particuliers connexes visé à l’article 13, paragraphe 1, dudit règlement, sont énumérés à l’annexe I.

Article 2

Aux fins de la surveillance épidémiologique des maladies transmissibles et des problèmes de santé particuliers connexes énumérés à l’annexe I, les définitions de cas figurant à l’annexe II s’appliquent.

Article 3

La décision d’exécution (UE) 2018/945 est abrogée.

Article 4

Le présent règlement entre en vigueur le vingtième jour suivant celui de sa publication au Journal officiel de l’Union européenne.

Il est applicable à partir du 1er juillet 2028.

Annexes

Annexe I

ANNEXE I — Maladies transmissibles et problèmes sanitaires particuliers connexes faisant l’objet d’une surveillance épidémiologique, visés à l’article 1er

1. MALADIES

Fièvre charbonneuse

Infection à arénavirus, à l’exclusion de la chorio-méningite lymphocytaire

Botulisme

Brucellose

Campylobactériose

Maladie à virus Chikungunya

Infection à Chlamydia, y compris lymphogranulomatose vénérienne (LGV)

Choléra

Maladie à coronavirus 2019 (COVID-19)

Variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob

Fièvre hémorragique de Crimée-Congo

Dengue

Diphtérie

Échinococcose

Infection à filovirus

Infection à gonocoques

Infection à Haemophilus influenzae, maladie invasive

Infection à hantavirus

Hépatite A aiguë

Hépatite B

Hépatite C

Infection par le virus de l’immunodéficience humaine (VIH) et syndrome d’immunodéficience acquise (SIDA)

Grippe saisonnière

Grippe zoonotique

Maladie du légionnaire

Leptospirose

Listériose

Paludisme

Rougeole

Infection à méningocoques, maladie invasive

Mpox

Oreillons

Coqueluche

Peste

Infection à Streptococcus pneumoniae, maladie invasive

Poliomyélite aiguë

Fièvre Q

Rage et autres infections à lyssavirus

Infection à virus respiratoire syncytial (VRS)

Fièvre de la vallée du Rift

Rubéole

Syndrome de rubéole congénitale

Entérite à salmonelle

Infection à Escherichia coli producteur de shigatoxines (STEC), y compris syndrome hémolytique et urémique (SHU)

Shigellose

Variole

Syphilis

Syphilis congénitale

Encéphalite à tiques, d’Europe centrale et d’Extrême-Orient

Toxoplasmose congénitale

Trichinellose

Tuberculose

Tularémie

Infection par le virus du Nil occidental (VNO)

Fièvre jaune

Yersiniose intestinale

Maladie à virus Zika

2. PROBLÈMES SANITAIRES PARTICULIERS

Résistance aux antimicrobiens (y compris la consommation d’antimicrobiens)

Infections associées aux soins de santé

Annexe II

ANNEXE II — Définitions de cas pour les maladies transmissibles et problèmes sanitaires particuliers connexes faisant l’objet d’une surveillance épidémiologique, visés à l’article 2

1. EXPLICATION DES SECTIONS UTILISÉES POUR LA DÉFINITION ET LA CLASSIFICATION DES CAS

CRITÈRES CLINIQUES

Les critères cliniques incluent les signes et symptômes courants et significatifs de la maladie qui, seuls ou combinés, offrent un tableau clinique clair ou indicatif de la maladie. Ils donnent un aperçu général de la maladie et n’indiquent pas forcément tous les éléments nécessaires au diagnostic clinique de chaque cas.

CRITÈRES DE LABORATOIRE

Les critères de laboratoire consistent en une liste de méthodes de laboratoire utilisées pour confirmer un cas. En règle générale, une seule des méthodes énumérées suffit à confirmer un cas. S’il convient de combiner plusieurs méthodes pour parvenir à une confirmation en laboratoire, cette information est précisée. Le type d’échantillons à prélever pour les examens en laboratoire n’est précisé que si seuls certains types d’échantillons sont considérés comme adéquats pour confirmer un diagnostic. Les critères de laboratoire permettant de classer un cas comme étant «probable» sont indiqués pour certains cas exceptionnels convenus. Ces critères de laboratoire se présentent sous la forme d’une liste de méthodes de laboratoire pouvant être utilisées à l’appui du diagnostic d’un cas, mais qui n’équivalent pas à une confirmation.

CRITÈRES ÉPIDÉMIOLOGIQUES ET LIEN ÉPIDÉMIOLOGIQUE

Les critères épidémiologiques sont réputés remplis lorsqu’un lien épidémiologique peut être établi. Un lien épidémiologique, durant la période d’incubation, se définit comme l’un des six éléments suivants:

— transmission interhumaine: le fait qu’une personne a été en contact avec un autre individu dont l’infection a été confirmée en laboratoire (ou, pour certaines maladies, une personne suspectée d’avoir été exposée en raison de l’historique de ses déplacements), d’une manière telle que cette personne peut avoir contracté l’infection;

— transmission de l’animal à l’homme: le fait qu’une personne a été en contact avec un animal chez qui une infection/colonisation est suspectée, d’une manière telle que cette personne peut avoir contracté l’infection;

— exposition à une source commune: le fait qu’une personne a été exposée à la même source ou au même vecteur d’infection qu’un autre individu dont la maladie est confirmée;

— exposition à des aliments contaminés/de l’eau de boisson contaminée: le fait qu’une personne a consommé des aliments ou de l’eau de boisson dont la contamination a été confirmée en laboratoire ou a consommé des produits potentiellement contaminés dérivés d’un animal chez qui une infection ou une colonisation est suspectée;

— exposition environnementale: le fait qu’une personne s’est baignée dans des eaux ou a été en contact avec une source environnementale dont la contamination a été confirmée en laboratoire;

— exposition en laboratoire: le fait qu’une personne a travaillé dans un laboratoire où il existe un risque d’exposition.

Une personne est réputée avoir un lien épidémiologique avec un cas confirmé si au moins un cas dans la chaîne de transmission a été confirmé en laboratoire. Dans l’hypothèse d’infections à transmission féco-orale ou aérienne, un cas peut être considéré comme épidémiologiquement lié sans que la chaîne de transmission ne soit établie.

La transmission peut se produire par une ou plusieurs des voies suivantes:

— par voie aérienne: par projection d’aérosols d’une personne infectée sur les muqueuses d’autres individus lorsque la personne infectée tousse, crache, chante ou parle, ou lorsque les aérosols microbiens dispersés dans l’atmosphère sont inhalés par d’autres personnes;

— par contact: soit direct avec une personne infectée (transmission féco-orale, gouttelettes respiratoires, contact cutané ou sexuel) ou avec un animal infecté (morsure, toucher), soit indirect par l’intermédiaire de matériaux ou d’objets infectés (vecteurs passifs, liquides biologiques, sang);

— de manière verticale: de la mère à l’enfant, souvent in utero, ou en conséquence d’un échange fortuit de liquides biologiques, généralement au cours de la période périnatale,

— par un vecteur: transmission indirecte par des moustiques, tiques, mites, mouches ou autres insectes infectés qui transmettent la maladie à l’homme par leurs piqûres/morsures;

— par la nourriture ou l’eau: consommation d’aliments ou d’eau de boisson potentiellement contaminés.

CLASSIFICATION DES CAS

Les cas sont classés comme étant «possibles», «probables» ou «confirmés». La période d’incubation des maladies est indiquée dans les informations supplémentaires en vue de faciliter l’évaluation du lien épidémiologique.

CAS POSSIBLE

On entend par cas possible un cas classé comme étant «possible» aux fins de la déclaration. Il s’agit généralement d’un cas répondant aux critères cliniques décrits dans la définition de cas, mais pour lequel aucune preuve épidémiologique ou preuve de laboratoire n’atteste la maladie en question. La définition d’un cas possible a une sensibilité élevée et une faible spécificité. Cette classe permet de recenser la plupart des cas, mais elle inclura des faux positifs.

CAS PROBABLE

On entend par cas probable un cas classé comme étant «probable» aux fins de la déclaration. Il s’agit généralement d’un cas répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique décrits dans la définition de cas. Les tests de laboratoire permettant de classer un cas comme étant «probable» ne sont spécifiés que pour certaines maladies.

CAS CONFIRMÉ

On entend par cas confirmé un cas classé comme étant «confirmé» aux fins de la déclaration. Les cas confirmés le sont par un laboratoire et peuvent ou non remplir les critères cliniques décrits dans la définition de cas. La définition d’un cas confirmé a une spécificité élevée et une sensibilité moindre; dès lors, la plupart des cas recensés comme tels seront de vrais positifs, mais certains ne seront pas détectés.

Les critères cliniques de certaines maladies ne tiennent pas compte du caractère asymptomatique de nombreux cas aigus (hépatites A, B et C, campylobactériose, salmonellose, par exemple) alors que ces cas peuvent demeurer importants du point de vue de la santé publique à l’échelle nationale.

CAS REJETÉ

Toute personne répondant aux critères cliniques

ET

au moins un des trois critères suivants:

— malgré un échantillon adéquat prélevé et testé par un laboratoire compétent, le cas ne répond pas aux critères de laboratoire définis pour la maladie en question;

— le cas est épidémiologiquement lié à un cas confirmé en laboratoire ou à un foyer d’une maladie transmissible autre que la maladie en question;

— une autre étiologie de la maladie est confirmée chez le cas, même si celui-ci est épidémiologiquement lié à un cas confirmé en laboratoire ou à un autre cas épidémiologiquement lié de la maladie en question.

Remarque: Pour certaines des pathologies sous surveillance, la structure des définitions de cas ne suit pas la structure type de la définition de cas, comme dans les cas de la variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob (vMCJ), des infections associées aux soins et de la résistance aux antimicrobiens.

2. LISTE DES ABRÉVIATIONS

1. PFA: paralysie flasque aiguë

2. SIDA: syndrome d’immunodéficience acquise

3. RAM: résistance aux antimicrobiens

4. Anti-HBc: anticorps dirigés contre l’antigène de core du virus de l’hépatite B

5. Anti-VHC: anticorps spécifiques contre le virus de l’hépatite C

6. IRA: infection respiratoire aiguë

7. LBA: lavage broncho-alvéolaire

8. BCG: Bacille de Calmette et Guérin

9. BJ: infection osseuse et articulaire

10. BJ-BONE: ostéomyélite

11. BJ-DISC: spondylodiscite infectieuse

12. BJ-JNT: arthrite ou synovite septique

13. BoNT: neurotoxine botulique

14. BSI: bactériémie

15. C-CVC: infection liée à un cathéter veineux central

16. DACD: diarrhée associée à Clostridium difficile

17. UFC: unité formant colonie

18. CMV: cytomégalovirus

19. CNS: infection du système nerveux central

20. CNS-IC: infection du système nerveux central – infection du parenchyme cérébral

21. CNS-MEN: infection du système nerveux central - méningite ou ventriculite

22. CNS-SA: infection du système nerveux central – infection périmédullaire

23. C-CVC: infection liée à un cathéter veineux périphérique

24. IRC: infection liée à un cathéter

25. SRC: syndrome de rubéole congénitale

26. TRC: temps de remplissage capillaire

27. LCR: liquide céphalorachidien

28. CT scan: tomographie informatique

29. CVS: infection du système cardio-vasculaire

30. CVS-CARD: infection du système cardio-vasculaire – myocardite ou péricardite

31. CVS-ENDO: infection du système cardio-vasculaire – endocardite

32. CVS-MED: infection du système cardio-vasculaire – médiastinite

33. CVS-VASC: infection du système cardio-vasculaire – infection artérielle ou veineuse

34. DFA: immunofluorescence directe

35. DFA-TP: test d’immunofluorescence directe de Treponema pallidum

36. ADN: acide désoxyribonucléique

37. PDP: prélèvement distal protégé

38. EARS-Net: Réseau européen de surveillance de la résistance bactérienne aux antibiotiques

39. ECDC: Centre européen de prévention et de contrôle des maladies

40. ECOFF: valeurs critiques épidémiologiques

41. EEG: électroencéphalographie

42. EENT: infections ophtalmologiques, oto-rhino-laryngologiques ou buccales

43. EENT-CONJ: infections ophtalmologiques, oto-rhino-laryngologiques ou buccales – conjonctivite

44. EENT-EAR: infections ophtalmologiques, oto-rhino-laryngologiques ou buccales – otite et mastoïdite

45. EENT-EYE: infections ophtalmologiques, oto-rhino-laryngologiques ou buccales – infection de l’œil autre que la conjonctivite

46. EENT-ORAL: infections ophtalmologiques, oto-rhino-laryngologiques ou buccales – infection de la cavité buccale (bouche, langue ou gencives)

47. EENT-SINU: infections ophtalmologiques, oto-rhino-laryngologiques ou buccales – sinusite

48. EENT-UR: infections ophtalmologiques, oto-rhino-laryngologiques ou buccales – infection des voies respiratoires supérieures, pharyngite, laryngite, épiglottite

49. FESN: Fédération européenne des sociétés de neurologie

50. EIA: immuno-essai enzymatique

51. ELISA: essai immuno-enzymatique

52. ME: microscopie électronique

53. ERLI-Net: Réseau européen des laboratoires de référence pour la grippe humaine

54. EUCAST: Comité européen des antibiogrammes

55. FAMA: recherche par un anticorps fluorescent de l’antigène de la membrane

56. FTA-abs: test d’immunofluorescence absorbée

57. FUO: fièvre d’origine inconnue

58. GI: infection du tractus gastro-intestinal

59. GI-CDI: infection du tractus gastro-intestinal – infection à Clostridioides difficile

60. GI-GE: infection du tractus gastro-intestinal – gastro-entérite (autre que l’infection à Clostridium difficile)

61. GI-GIT: infection du tractus gastro-intestinal – infection gastro-intestinale (œsophage, estomac, intestin grêle, gros intestin et rectum) autre que la gastro-entérite et l’appendicite

62. GI-HEP: infection du tractus gastro-intestinal – hépatite

63. GI-IAB: infection du tractus gastro-intestinal – infection intra-abdominale non mentionnée ailleurs [vésicule biliaire, voies biliaires, foie (sauf hépatite virale), rate, pancréas, péritoine, espace sous-phrénique ou sous-diaphragmatique, ou autre tissu ou zone intra-abdominal(e) non mentionné(e) ailleurs]

64. IAS: infections associées aux soins de santé

65. AgeHB: antigène e de l’hépatite B

66. AgsHB: antigène de surface de l’hépatite B

67. ADN-VHB: acide désoxyribonucléique de l’hépatite B

68. nucl-VHC: antigène de capside du virus de l’hépatite C

69. ARN-VHC: acide ribonucléique du virus de l’hépatite C

70. VIH: virus de l’immunodéficience humaine

71. SHU: syndrome hémolytique et urémique

72. IAP: pneumonie associée à une intubation

73. IF: immunofluorescence

74. IFA: immunofluorescence indirecte

75. IgG: immunoglobuline G

76. IgM: immunoglobuline M

77. ILI: syndrome pseudo-grippal

78. LGV: lymphogranulomatose (vénérienne)

79. LPS: lipopolysaccharides

80. LRI: infection des voies respiratoires inférieures, autre que la pneumonie

81. LRI-BRON: infection des voies respiratoires inférieures – bronchite, trachéo-bronchite, bronchiolite, trachéite, sans signe de pneumonie

82. TBE: encéphalite à tiques

83. vMCJ: variante de la maladie de Creutzfeldt-Jakob

3. DÉFINITIONS DES CAS DE MALADIES TRANSMISSIBLES

3. 1. FIÈVRE CHARBONNEUSE

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins une des formes cliniques suivantes:

Charbon cutané

Au moins un des deux symptômes suivants:

— lésion papuleuse ou vésiculeuse;

— escarre noirâtre entourée d’un œdème.

Charbon gastro-intestinal

— fièvre ou état fébrile;

ET au moins un des deux symptômes suivants:

— fortes douleurs abdominales;

— diarrhée.

Charbon d’inhalation ou charbon pulmonaire

— fièvre ou état fébrile;

ET au moins un des deux symptômes suivants:

— détresse respiratoire aiguë;

— constatation radiologique d’élargissement médiastinal.

Méningite charbonneuse/méningo-encéphalite charbonneuse

— fièvre;

ET au moins un des trois symptômes suivants:

— convulsions;

— perte de conscience;

— signes méningés.

Septicémie charbonneuse

Critères de laboratoire

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— isolement de Bacillus anthracis à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Bacillus anthracis dans un échantillon clinique.

En l’absence de symptômes cliniques, un prélèvement nasal positif ne contribue pas à confirmer le diagnostic d’un cas.

Critères épidémiologiques

Au moins un des trois liens épidémiologiques suivants:

— transmission de l’animal à l’homme;

— exposition à une source commune;

— exposition à des aliments contaminés/de l’eau de boisson contaminée.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

3. 2. INFECTION À ARÉNAVIRUS

Critères cliniques

— Manifestations cliniques compatibles avec une infection à arénavirus (par exemple fièvre, symptômes gastro-intestinaux, manifestations hémorragiques, manifestations neurologiques)

Critères de laboratoire

Cas probable

— Détection d’anticorps IgM dirigés contre l’arénavirus dans un échantillon unique de sérum.

Cas confirmé

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement et identification de l’arénavirus à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de l’arénavirus dans un échantillon clinique;

— détection de l’antigène de l’arénavirus dans un échantillon clinique;

— détection par des méthodes sérologiques d’une infection aiguë : séroconversion spécifique de l’arénavirus OU multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs OU anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum.

Il convient, si possible, de procéder à l’identification des espèces de virus.

Critères épidémiologiques

Au moins un des trois critères suivants:

— la personne réside ou s’est rendue, au cours de la période de quatre semaines précédant l’apparition des symptômes, dans une zone où une transmission d’arénavirus a déjà eu lieu;

— la personne a été exposée à du matériel infectieux contenant des arénavirus dans le cadre d’une activité professionnelle (par exemple, lors de travaux en laboratoire);

— la personne a été en contact avec des rongeurs potentiellement infectés, leurs excréments ou des objets contaminés (fomites) au cours des quatre semaines précédant l’apparition des symptômes, dans une zone où une transmission d’arénavirus a déjà été observée.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET au moins à un des deux critères suivants:

— critères cliniques;

— critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

— Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

3. 3. BOTULISME

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins une des formes cliniques suivantes:

Botulisme alimentaire, botulisme par blessure et botulisme iatrogène

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— atteinte des paires crâniennes (diplopie, vision trouble, dysphagie, atteinte bulbaire, par exemple);

— paralysie périphérique symétrique.

Botulisme du nourrisson

Tout nourrisson présentant au moins un des six symptômes suivants:

— constipation;

— léthargie;

— difficulté à sucer ou à manger;

— ptose;

— dysphagie;

— faiblesse musculaire générale.

Le type de botulisme qui touche habituellement les nourrissons (enfants de moins de 12 mois) peut aussi atteindre les enfants de plus de 12 mois et rarement les adultes dont l’anatomie et la microflore gastro-intestinales sont altérées.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— isolement de clostridiums producteurs de BoNT (Clostridium botulinum, C. baratii, C. butyricum, par exemple) pour le botulisme du nourrisson (dans les selles) ou le botulisme par blessure (dans la plaie);

— détection de neurotoxines botuliques dans un échantillon clinique;

— détection de gènes codants pour les neurotoxines botuliques dans un échantillon clinique.

Critères épidémiologiques

Au moins un des trois liens épidémiologiques suivants:

— exposition à une source commune (aliments, partage d’aiguilles ou d’autres instruments, par exemple);

— exposition à des aliments contaminés/de l’eau de boisson contaminée;

— exposition à la neurotoxine botulique pour des raisons cosmétiques ou médicales.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

3. 4. BRUCELLOSE

Critères cliniques

Toute personne présentant de la fièvre

ET présentant au moins un des sept symptômes suivants:

— sueurs (abondantes, malodorantes, surtout nocturnes);

— frissons;

— arthralgie;

— faiblesse;

— dépression;

— céphalées;

— anorexie.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— isolement de la forme pathogène humaine de Brucella spp. à partir d’un échantillon clinique;

— formation d’anticorps spécifiques de la forme pathogène humaine de Brucella (test d’agglutination standard, test de fixation du complément, test ELISA);

— détection d’acide nucléique de la forme pathogène humaine de Brucella spp. dans un échantillon clinique.

Critères épidémiologiques

Au moins un des cinq liens épidémiologiques suivants:

— exposition à des aliments contaminés/de l’eau de boisson contaminée;

— exposition à des produits dérivés d’un animal contaminé (lait ou produits laitiers);

— transmission de l’animal à l’homme (sécrétions ou organes contaminés tels que l’écoulement vaginal et le placenta, par exemple);

— exposition à une source commune;

— exposition en laboratoire.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

3. 5. CAMPYLOBACTÉRIOSE

Critères cliniques

Toute personne répondant à au moins un des trois critères suivants:

— diarrhée;

— douleurs abdominales;

— fièvre.

Critères de laboratoire

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— isolement de la forme pathogène humaine de Campylobacter spp. à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Campylobacter spp. dans un échantillon clinique.

Remarque: il convient de procéder aux antibiogrammes de Campylobacter spp. sur un sous-ensemble représentatif d’isolats.

Critères épidémiologiques

Au moins un des cinq liens épidémiologiques suivants:

— transmission de l’animal à l’homme;

— transmission interhumaine;

— exposition à une source commune;

— exposition à des aliments contaminés/de l’eau de boisson contaminée;

— exposition environnementale.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

Résistance aux antimicrobiens

Il convient de déclarer les résultats des antibiogrammes selon les méthodes et critères convenus entre l’ECDC et les États membres tels que précisés dans le protocole de l’UE pour l’harmonisation de la surveillance de la résistance aux antimicrobiens dans les isolats humains de Salmonella et de Campylobacter (https://ecdc.europa.eu/en/publications-data/eu-protocol-harmonised-monitoring-antimicrobial-resistance-human-salmonella-and-0).

3. 6. MALADIE À VIRUS CHIKUNGUNYA

Critères cliniques

— Manifestations cliniques compatibles avec la maladie à virus Chikungunya (par exemple fièvre, éruption cutanée, douleurs articulaires).

Critères de laboratoire

Cas probable

— Détection d’anticorps IgM dirigés contre le virus Chikungunya dans un échantillon unique de sérum.

Cas confirmé

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement et identification du virus Chikungunya à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’antigène viral de Chinkungunya dans un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du virus Chikungunya dans un échantillon clinique;

— détection d’une infection aiguë par des méthodes sérologiques (par exemple, anticorps IgM dans un échantillon unique de sérum, séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs, anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum) ET confirmation de la spécificité des anticorps par des épreuves de neutralisation réalisées simultanément avec des virus présentant des réactions sérologiques croisées, ou par toute autre méthode offrant un niveau de discrimination équivalent.

Critères épidémiologiques

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— personne résidant ou s’étant rendue, au cours de la période de quatre semaines précédant l’apparition des symptômes, dans une zone où une transmission de virus Chikungunya a déjà eu lieu;

— personne ayant reçu des substances d’origine humaine d’un donneur qui a visité ou s’est rendu (au cours de la période de quatre semaines précédant le don) dans une zone où la maladie à virus Chikungunya a été détectée précédemment.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET au moins à un des deux critères suivants:

— critères cliniques;

— critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

Remarque: Les résultats sérologiques devraient être interprétés à la lumière de l’exposition antérieure à d’autres infections alphavirales. Les cas confirmés dans de telles situations devraient être validés par une épreuve sérologique de neutralisation ou par d’autres épreuves équivalentes.

3. 7. INFECTION À CHLAMYDIA, Y COMPRIS LYMPHOGRANULOMATOSE VÉNÉRIENNE (LGV)

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins une des formes cliniques suivantes:

Infection à Chlamydia, sauf LGV

Au moins un des dix symptômes suivants:

— urétrite;

— épididymite;

— maladie inflammatoire pelvienne;

— salpingite aiguë;

— endométrite aiguë;

— cervicite;

— proctite;

— conjonctivite purulente;

— arthrite réactionnelle;

— périhépatite.

Chez les nouveau-nés, au moins une des deux manifestations suivantes:

— conjonctivite;

— pneumonie.

LGV

Au moins une des cinq manifestations suivantes:

— urétrite;

— ulcérations génitales;

— lymphadénopathie inguinale;

— cervicite;

— proctite/proctocolite.

Critères de laboratoire

Infection à Chlamydia, sauf LGV

Au moins un des trois critères suivants:

— détection d’acide nucléique de Chlamydia trachomatis dans un échantillon clinique;

— isolement de Chlamydia trachomatis à partir d’un échantillon clinique;

— détection de Chlamydia trachomatis dans un échantillon clinique par test d’immunofluorescence directe.

LGV

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— détection d’acide nucléique de Chlamydia trachomatis dans un échantillon clinique;

— isolement de Chlamydia trachomatis à partir d’un échantillon clinique;

ET

Identification d’une souche de Chlamydia trachomatis.

Critères épidémiologiques

Lien épidémiologique par transmission interhumaine (contact sexuel ou transmission verticale).

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

3. 8. CHOLÉRA

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins une des deux manifestations suivantes:

— diarrhée;

— vomissements.

Critères de laboratoire

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— isolement de Vibrio cholerae à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Vibrio cholerae dans un échantillon clinique;

ET

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— mise en évidence de l’antigène O1 ou O139 dans l’isolat;

— détection des gènes O1 ou O139 dans l’isolat ou l’échantillon clinique;

ET

— mise en évidence de la production d’entérotoxine cholérique ou détection du gène de l’entérotoxine cholérique dans l’isolat.

Critères épidémiologiques

Au moins un des quatre liens épidémiologiques suivants:

— exposition à une source commune;

— transmission interhumaine;

— exposition à des aliments contaminés/de l’eau de boisson contaminée;

— exposition environnementale.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

3. 9. VARIANTE DE LA MALADIE DE CREUTZFELDT-JAKOB (VMCJ)

Conditions préalables

— Toute personne présentant un trouble neuropsychiatrique évolutif depuis au moins six mois.

— Les examens de routine ne semblent pas indiquer d’autre diagnostic.

— Pas d’antécédents d’exposition à des hormones hypophysaires humaines ou de greffe de dure-mère.

— Pas de signes d’une forme génétique d’encéphalopathie spongiforme transmissible.

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins quatre des cinq symptômes suivants:

— symptômes psychiatriques précoces;

— symptômes sensoriels douloureux persistants;

— ataxie;

— myoclonie ou chorée ou dystonie;

— démence.

Critères de diagnostic

Cas confirmé

— Confirmation neuropathologique: modification spongiforme et important dépôt de protéine du prion avec plaques florides sur n’importe quelle partie du cerveau ou du cervelet.

Cas probable ou possible

— L’électroencéphalogramme (EEG) ne montre pas l’image typique de la MCJ sporadique au stade précoce de la maladie;

— l’IRM cérébrale montre un signal hyperintense bilatéral au niveau du pulvinar;

— une biopsie des amygdales positive.

Critères épidémiologiques

Lien épidémiologique par transmission interhumaine (transfusion sanguine, par exemple).

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne remplissant les conditions préalables ET

— répondant aux critères cliniques; ET

— présentant un EEG négatif pour la MCJ sporadique.

B. Cas probable

Toute personne remplissant les conditions préalables ET

— répondant aux critères cliniques ET

— présentant un EEG négatif pour la MCJ sporadique ET

— présentant une IRM cérébrale positive

OU

Toute personne remplissant les conditions préalables ET

— dont la biopsie des amygdales est positive.

C. Cas confirmé

Toute personne remplissant les conditions préalables ET

répondant aux critères de diagnostic pour la confirmation du cas.

3. 10. FIÈVRE HÉMORRAGIQUE DE CRIMÉE-CONGO (FHCC)

Critères cliniques

— Manifestations cliniques compatibles avec la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (par exemple fièvre, photophobie, douleurs abdominales, diarrhée, vomissements, manifestations hémorragiques).

Critères de laboratoire

Cas probable

— Détection d’anticorps IgM dirigés contre le virus de la FHCC dans un échantillon unique de sérum.

Cas confirmé

Au moins un des critères suivants:

— isolement et identification du virus de la FHCC à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du virus de la FHCC dans un échantillon clinique;

— détection d’une infection aiguë par des méthodes sérologiques (par exemple, anticorps IgM dans un échantillon unique de sérum, séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs, anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum) ET confirmation de la spécificité des anticorps par des épreuves de neutralisation réalisées simultanément avec des virus présentant des réactions sérologiques croisées, ou par toute autre méthode offrant un niveau de discrimination équivalent.

Critères épidémiologiques

— la personne réside ou s’est rendue, au cours de la période de quatre semaines précédant l’apparition des symptômes, dans une zone où une transmission du virus FHCC a déjà eu lieu;

— la personne a reçu des substances d’origine humaine d’un donneur qui a visité (au cours de la période de quatre semaines précédant le don) une zone où une transmission du virus du FHCC a été détectée précédemment ou y a séjourné;

— la personne a été exposée à du matériel infectieux contenant le virus de la FHCC dans le cadre d’une activité professionnelle (par exemple, lors de travaux en laboratoire).

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET au moins à un des deux critères suivants:

— critères cliniques;

— critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

3. 11. DENGUE

Critères cliniques

— Manifestations cliniques compatibles avec la dengue (par exemple fièvre, céphalées sévères, douleurs rétro-orbitales, myalgie, arthralgie, éruption cutanée).

Critères de laboratoire

Cas probable

— Détection d’anticorps IgM dirigés contre le virus de la dengue dans un échantillon unique de sérum.

Cas confirmé

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement et identification du virus de la dengue à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du virus de la dengue dans un échantillon clinique;

— détection d’antigène viral de la dengue dans un échantillon clinique;

— détection d’une infection aiguë par des méthodes sérologiques (par exemple, anticorps IgM dans un échantillon unique de sérum, séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs, anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum) ET confirmation de la spécificité des anticorps par des épreuves de neutralisation réalisées simultanément avec des virus présentant des réactions sérologiques croisées, ou par toute autre méthode offrant un niveau de discrimination équivalent.

Critères épidémiologiques

Au moins un des trois critères suivants:

— la personne réside ou s’est rendue, au cours de la période de deux semaines précédant l’apparition des symptômes, dans une zone où une transmission du virus de la dengue a déjà eu lieu;

— la personne a eu un contact sexuel avec un cas probable ou confirmé de dengue;

— la personne a reçu des substances d’origine humaine d’un donneur qui a résidé ou visité (au cours de la période de quatre semaines précédant le don) une zone où la dengue a été détectée précédemment.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET aux critères cliniques ET aux critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

Remarque: Les résultats sérologiques devraient être interprétés à la lumière de l’exposition antérieure à d’autres infections flavivirales et du statut vaccinal relatif aux flavivirus.

3. 12. DIPHTÉRIE

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins une des formes cliniques suivantes:

Diphtérie respiratoire classique:

affection des voies respiratoires supérieures caractérisée par une laryngite, par une rhinopharyngite ou par une amygdalite AVEC

membrane/pseudomembrane adhérente.

Diphtérie respiratoire modérée:

affection des voies respiratoires supérieures caractérisée par une laryngite, par une rhinopharyngite ou par une amygdalite SANS

une membrane/pseudomembrane adhérente.

Diphtérie cutanée:

lésion cutanée.

Autres formes de diphtérie:

lésion de la conjonctive ou des muqueuses.

Critères de laboratoire

Isolement de Corynebacterium diphtheriae, Corynebacterium ulcerans ou Corynebacterium pseudotuberculosis toxigène à partir d’un échantillon clinique.

Critères épidémiologiques

Au moins un des liens épidémiologiques suivants:

— transmission interhumaine;

— transmission de l’animal à l’homme.

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques de la diphtérie respiratoire classique.

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques de la diphtérie (diphtérie respiratoire classique, diphtérie respiratoire modérée, diphtérie cutanée, autres formes de diphtérie) et présentant un lien épidémiologique avec une personne dont le cas est confirmé ou un lien épidémiologique avec un cas de transmission de l’animal à l’homme.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire ET présentant au moins une des formes cliniques.

3. 13. ÉCHINOCOCCOSE

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de diagnostic

Au moins un des quatre critères suivants:

— lésions organiques typiques détectées par des techniques d’imagerie (échographie, IRM, scanner) ET séropositivité confirmée par deux tests basés sur des antigènes différents (ou un seul test à haute sensibilité et spécificité reposant sur la méthode de western blot);

— histopathologie ou parasitologie compatible avec Echinococcus multilocularis ou granulosus (visualisation directe des protoscolex dans le liquide kystique, par exemple);

— détection dans les prélèvements chirurgicaux de kyste(s) de morphologie macroscopique pathognomonique d’Echinoccocus granulosus OU caractéristiques morphologiques pathognomonique à l’échographie;

— détection d’acide nucléique d’Echinococcus multilocularis ou granulosus dans un échantillon clinique.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de diagnostic.

3. 14. INFECTION À FILOVIRUS

Critères cliniques

Manifestations cliniques compatibles avec une infection à filovirus (par exemple fièvre, symptômes gastro-intestinaux, manifestations hémorragiques, manifestations du système nerveux central).

Critères de laboratoire

Cas probable

Détection d’une infection aiguë par des méthodes sérologiques (par exemple, anticorps IgM dans un seul échantillon de sérum, séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs., anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum).

Cas confirmé

Au moins un des trois critères suivants:

— isolement et identification du filovirus à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du filovirus dans un échantillon clinique;

— détection de l’antigène du filovirus dans un échantillon clinique.

Il convient, si possible, de procéder à l’identification des espèces de virus.

Critères épidémiologiques

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— la personne a été exposée, au cours des quatre semaines précédant l’apparition des symptômes, à un cas d’infection par filovirus;

— la personne a été exposée à du matériel infectieux contenant des filovirus dans le cadre d’une activité professionnelle (par exemple, lors de travaux en laboratoire).

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET au moins à un des deux critères suivants:

— critères cliniques;

— critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

3. 15. INFECTION À GONOCOQUES

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins une des onze manifestations suivantes:

— urétrite;

— salpingite aiguë;

— maladie inflammatoire pelvienne;

— cervicite;

— épididymite;

— proctite;

— pharyngite;

— arthrite;

— conjonctivite purulente;

— périhépatite;

— bartholinite;

OU

tout nouveau-né atteint de conjonctivite.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— isolement de Neisseria gonorrhoeae à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Neisseria gonorrhoeae dans un échantillon clinique;

— détection au microscope de diplocoques intracellulaires Gram négatif dans un prélèvement urétral chez un homme.

Critères épidémiologiques

Lien épidémiologique par transmission interhumaine (contact sexuel ou transmission verticale)

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

Résistance aux antimicrobiens et signalement des échecs thérapeutiques

Pour les cas établis par une culture, il convient de déclarer les résultats des antibiogrammes selon les méthodes et critères convenus entre l’ECDC et les États membres tels que précisés par le protocole de signalement de l’ECDC pour la surveillance de la résistance antimicrobienne des gonocoques, mis à la disposition des États membres participants.

Les cas d’échec thérapeutique possible ou confirmé à l’égard de Neisseria gonorrhoeae sont signalés à l’ECDC conformément aux définitions de cas les plus récentes et en suivant les instructions du document «Response plan to control and manage the threat of multi- and extensively drug-resistant gonorrhoea in Europe» (https://www.ecdc.europa.eu) via le portail européen de surveillance des maladies infectieuses (EpiPulse).

3. 16. INFECTION À HAEMOPHILUS INFLUENZAE, MALADIE INVASIVE

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de laboratoire

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— isolement de Haemophilus influenzae à partir d’un site normalement stérile;

— détection d’acide nucléique de Haemophilus influenzae dans un site normalement stérile.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

3. 17. INFECTION À HANTAVIRUS

Critères cliniques

Manifestations cliniques compatibles avec une infection par hantavirus (par exemple fièvre, manifestations hémorragiques, altération de la fonction rénale, manifestations pulmonaires).

Critères de laboratoire

Cas probable

Détection d’anticorps IgM dirigés contre le hantavirus dans un seul échantillon de sérum.

Cas confirmé

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement et identification du hantavirus à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du hantavirus dans un échantillon clinique;

— détection de l’antigène du hantavirus dans un échantillon clinique;

— détection d’une infection aiguë par des anticorps IgM et IgG spécifiques du hantavirus dans un seul échantillon de sérum OU par séroconversion dans deux prélèvements successifs.

Il convient, si possible, de procéder à l’identification des espèces de virus.

Critères épidémiologiques

Au moins une des situations suivantes dans les deux mois précédant l’apparition des symptômes:

— avoir été en contact avec des rongeurs éventuellement infectés, leurs excreta ou leurs fomites;

— avoir été exposé à du matériel infectieux contenant des hantavirus dans le cadre d’une activité professionnelle (par exemple, lors de travaux en laboratoire).

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET au moins à un des deux critères suivants:

— critères cliniques;

— critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

3. 18. HÉPATITE A AIGUË

Critères cliniques

Toute personne chez laquelle des symptômes apparaissent discrètement (fatigue, douleurs abdominales, perte d’appétit, nausées intermittentes et vomissements, par exemple)

ET

Au moins un des trois critères suivants:

— fièvre;

— ictère;

— élévation des transaminases sériques.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— détection d’acide nucléique du virus de l’hépatite A dans le sérum ou les selles;

— formation d’anticorps spécifiques du virus de l’hépatite A;

— détection de l’antigène du virus de l’hépatite A dans les selles.

Critères épidémiologiques

Au moins un des quatre critères suivants:

— transmission interhumaine;

— exposition à une source commune;

— exposition à des aliments contaminés/de l’eau de boisson contaminée;

— exposition environnementale.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

3. 19. HÉPATITE B

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de laboratoire

Résultats positifs à au moins un des tests suivants ou à une combinaison de tests:

— anticorps de type IgM dirigés contre l’antigène de la nucléocapside de l’hépatite B (IgM anti-HBc);

— antigène de surface de l’hépatite B (AgsHB);

— antigène de l’hépatite B (AgeHB);

— acide nucléique de l’hépatite B (ADN-VHB).

Critères épidémiologiques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

Remarque: Lors de la déclaration de cas d’hépatite B, les États membres devraient établir une distinction entre maladies aiguës et chroniques, conformément aux exigences de l’ECDC.

3. 20. HÉPATITE C

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— détection d’acide nucléique du virus de l’hépatite C (ARN-VHC);

— détection de l’antigène de capside du virus de l’hépatite C (antigène nucl.-VHC);

— formation d’anticorps spécifiques dirigés contre le virus de l’hépatite C (anti-VHC) confirmée par un test anticorps de confirmation (par exemple, de type immunoblot) chez des personnes de plus de 18 mois, à l’exclusion des personnes dont on sait qu’elles présentent une infection antérieure résolue et à l’exclusion des personnes qui sont également soumises à un test de dépistage de l’ARN du VHC et/ou de l’antigène de base du VHC dont le résultat n’est pas détectable.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

Remarque: Lors de la déclaration de cas d’hépatite C, les États membres devraient établir une distinction entre maladies aiguës et chroniques, conformément aux exigences de l’ECDC.

3. 21. INFECTION PAR LE VIRUS DE L’IMMUNODÉFICIENCE HUMAINE (VIH) ET SYNDROME D’IMMUNODÉFICIENCE ACQUISE (SIDA)

Critères cliniques (SIDA)

Toute personne présentant l’une des affections cliniques suivantes:

— infections bactériennes multiples ou récurrentes chez un enfant de moins de 13 ans;

— candidose des bronches, de la trachée ou des poumons;

— candidose œsophagienne;

— coccidioidomycose disséminée ou extrapulmonaire;

— cryptococcose, extrapulmonaire;

— cryptosporidiose intestinale avec diarrhée (durée > 1 mois);

— maladie à cytomégalovirus (autre que le foie, la rate ou les ganglions lymphatiques) chez un patient âgé de plus d’un mois;

— rétinite à cytomégalovirus (avec perte de la vision);

— herpès simplex: ulcère(s) chronique(s) (durée > 1 mois); ou bronchite, pneumonie ou œsophagite chez un patient âgé de plus d’un mois;

— histoplasmose, disséminée ou extrapulmonaire;

— isosporose intestinale avec diarrhée (durée > 1 mois);

— complexe Mycobacterium avium ou M. kansasii, disséminée ou extrapulmonaire;

— Mycobacterium tuberculosis, pulmonaire chez l’adulte ou l’adolescent (âgé de 13 ans ou plus);

— Mycobacterium tuberculosis, extrapulmonaire;

— Mycobacterium, autres espèces ou espèces non identifiées, disséminé ou extrapulmonaire;

— pneumonie à Pneumocystis carinii;

— pneumonie récurrente chez un adulte ou un adolescent (âgé de 13 ans ou plus);

— leucoencéphalopathie multifocale progressive;

— septicémie à Salmonella (non typhiques), récurrente;

— toxoplasmose cérébrale chez un patient âgé de plus d’un mois;

— cancer du col de l’utérus, invasif, chez une adulte ou une adolescente (âgée de 13 ans ou plus);

— encéphalopathie liée au VIH;

— sarcome de Kaposi;

— pneumonie interstitielle lymphoïde chez un enfant de moins de 13 ans;

— lymphome de Burkitt (ou terme équivalent);

— lymphome, immunoblastique (ou terme équivalent);

— lymphome primaire du cerveau;

— syndrome d’émaciation lié au VIH;

— infection(s) opportuniste(s), non spécifiée(s);

— lymphome(s), non spécifié(s).

Critères de laboratoire (VIH)

— Adultes, adolescents et enfants âgés de 18 mois ou plus

Au moins un des trois critères suivants:

— résultat positif à un test de dépistage des anticorps du VIH ou à un test de dépistage combiné (anticorps du VIH et antigène p24 du VIH), confirmé par un test de détection des anticorps plus spécifique (Western blot, par exemple);

— résultat positif à deux tests EIA pour la détection des anticorps, confirmé par un test EIA additionnel au résultat positif;

— résultats positifs, sur deux échantillons distincts, à au moins un des trois tests suivants:

— détection d’acide nucléique du VIH (ARN-VIH, ADN proviral VIH);

— mise en évidence du VIH par un test de détection de l’antigène p24 du VIH, comprenant une épreuve de neutralisation;

— isolement du VIH.

— Enfants âgés de moins de 18 mois

Résultats positifs, sur deux échantillons distincts (sang de cordon non compris), à au moins un des trois tests suivants:

— isolement du VIH;

— détection d’acide nucléique du VIH (ARN-VIH, ADN proviral VIH);

— mise en évidence du VIH par un test de détection de l’antigène p24 du VIH, comprenant une épreuve de neutralisation, chez les enfants âgés d’un mois ou plus.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

— Infection par le VIH: Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour l’infection par le VIH.

— SIDA: Toute personne répondant aux critères cliniques du sida et aux critères de laboratoire pour l’infection par le VIH.

3. 22. MALADIE DU LÉGIONNAIRE

Critères cliniques

Toute personne présentant les symptômes d’une pneumonie

Critères de laboratoire

Critères de laboratoire pour la confirmation du cas

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement de Legionella spp. à partir de sécrétions respiratoires ou de tout autre site normalement stérile;

— détection de l’antigène de Legionella dans les urines;

— détection d’acide nucléique de Legionella pneumophila dans les sécrétions des voies respiratoires inférieures, le tissu pulmonaire ou tout autre site normalement stérile;

— augmentation significative du niveau d’anticorps spécifiques de Legionella pneumophila du sérogroupe 1 dans deux prélèvements successifs.

Critères de laboratoire pour un cas probable

Au moins un des trois critères suivants:

— détection d’acide nucléique de Legionella spp. non spécifiée ou d’autres espèces que Legionella pneumophila dans les sécrétions des voies respiratoires inférieures, le tissu pulmonaire ou tout autre site normalement stérile;

— augmentation significative du niveau d’anticorps spécifiques de Legionella pneumophila autre que du sérogroupe 1 ou d’autres espèces de Legionella spp dans deux prélèvements successifs;

— un titre unique élevé d’anticorps spécifiques de Legionella pneumophila du sérogroupe 1 dans le sérum.

Il convient, si possible, de procéder à une différenciation de Legionella spp.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques ET à au moins un critère de laboratoire pour les cas probables.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques ET à au moins un critère de laboratoire pour les cas confirmés.

3. 23. LEPTOSPIROSE

Critères cliniques

Toute personne présentant

— de la fièvre OU

au moins deux des onze symptômes suivants:

— frissons;

— céphalées;

— myalgie;

— suffusion conjonctivale;

— hémorragies cutanées et muqueuses;

— éruptions cutanées;

— ictère;

— myocardite;

— méningite;

— insuffisance rénale;

— symptômes respiratoires tels que l’hémoptysie.

Critères de laboratoire

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement de Leptospira interrogans ou de toute autre espèce de Leptospira spp. à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Leptospira interrogans ou de toute autre espèce de Leptospira spp. pathogène dans un échantillon clinique;

— mise en évidence de Leptospira interrogans ou de toute autre espèce de Leptospira spp. pathogène par immunofluorescence dans un échantillon clinique;

— formation d’anticorps spécifiques de Leptospira interrogans ou de toute autre espèce de Leptospira spp. pathogène.

Critères épidémiologiques

Au moins un des trois liens épidémiologiques suivants:

— transmission de l’animal à l’homme;

— exposition environnementale;

— exposition à une source commune.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

3. 24. LISTÉRIOSE

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins un des cinq symptômes suivants:

— fièvre;

— méningite, méningo-encéphalite ou encéphalite;

— syndrome pseudo-grippal;

— septicémie;

— infections localisées (arthrite, endocardite, endophthalmite, abcès…).

Listériose de la femme enceinte:

— Conséquences de l’infection à Listeria liées à la grossesse, définies comme suit: fausse couche, accouchement d’un enfant mort-né ou naissance prématurée;

— listériose du nouveau-né, se traduisant par au moins un des trois symptômes suivants:

— accouchement d’un enfant mort-né (mort fœtale après 20 semaines de gestation);

— naissance prématurée (avant 37 semaines de gestation).

OU

au moins un des cinq symptômes suivants au cours du premier mois de la vie (listériose néonatale):

— méningite ou méningo-encéphalite;

— septicémie;

— dyspnée;

— granulomatose septique infantile;

— lésions cutanées, des membranes muqueuses ou des conjonctives.

Critères de laboratoire

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— isolement de Listeria monocytogenes ou détection d’acide nucléique de Listeria monocytogenes à partir d’un site normalement stérile;

— dans un cas lié à la grossesse, également: isolement de Listeria monocytogenes ou détection d’acide nucléique de Listeria monocytogenes dans un site normalement non stérile (tissus placentaires, liquide amniotique, méconium, frottis vaginal, par exemple) ou provenant d’un fœtus, d’un enfant mort-né, d’un nouveau-né ou de la mère.

Critères épidémiologiques

Au moins un des quatre liens épidémiologiques suivants:

— exposition à une source commune;

— transmission interhumaine (transmission verticale);

— exposition à des aliments contaminés;

— transmission de l’animal à l’homme.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un site normalement stérile OU

dans un cas lié à la grossesse (mère ou nouveau-né au cours du premier mois de vie) répondant aux critères de laboratoire, seule la mère doit être signalée comme cas.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

3. 25. PALUDISME

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— mise en évidence de l’hématozoaire du paludisme par microscopie optique dans des frottis sanguins;

— détection d’acide nucléique de Plasmodium dans le sang;

— détection de l’antigène de Plasmodium.

Il convient, si possible, de procéder à une différenciation de Plasmodium spp.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

3. 26. ROUGEOLE

Critères cliniques

Toute personne suspectée par un professionnel de la santé d’être infectée par la rougeole

OU

Toute personne présentant de la fièvre ET

— une éruption maculopapuleuse (non vésiculeuse);

ET au moins un des trois symptômes suivants:

— toux;

— coryza;

— conjonctivite.

Critères de laboratoire

Au moins un des quatre critères suivants:

— détection d’anticorps IgM de la rougeole;

— détection d’acide nucléique du virus de la rougeole dans un échantillon clinique adéquat;

— séroconversion IgG de la rougeole ou augmentation significative du nombre d’anticorps IgG de la rougeole dans deux prélèvements successifs testés en parallèle;

— isolement du virus de la rougeole à partir d’un échantillon clinique.

Dans les contextes d’élimination, des tests supplémentaires peuvent être envisagés dans certaines situations afin d’exclure les résultats IgM faux positifs. Les résultats de laboratoire doivent être interprétés à la lumière du moment du prélèvement de l’échantillon et du statut vaccinal. Veuillez vous référer au Manuel de l’OMS pour la surveillance en laboratoire des virus de la rougeole et de la rubéole (2018). Si la personne a été vaccinée récemment, il y a lieu de rechercher le virus sauvage et d’exclure la possibilité d’une réaction associée à la vaccination.

Critères épidémiologiques

Cas géographiquement et temporellement lié à un cas confirmé en laboratoire ou à un autre cas de rougeole épidémiologiquement lié, avec des dates d’apparition de l’éruption cutanée espacées de 7 à 23 jours.

Critères de cas rejetés

Toute personne répondant aux critères cliniques

ET

Au moins un des trois critères suivants:

— malgré un échantillon adéquat prélevé et testé par un laboratoire compétent, le cas ne répond pas aux critères de laboratoire définis pour la rougeole;

— le cas est épidémiologiquement lié à un cas confirmé en laboratoire ou à un foyer d’une maladie transmissible autre que la rougeole;

— une autre étiologie de la maladie est confirmée chez le cas, même si celui-ci est épidémiologiquement lié à un cas confirmé en laboratoire ou à un autre cas épidémiologiquement lié de la rougeole.

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques et chez laquelle une confirmation en laboratoire ou un lien épidémiologique avec un cas confirmé en laboratoire ou un autre cas lié épidémiologiquement n’a pas été possible.

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et épidémiologiques, mais pour laquelle la confirmation en laboratoire n’a pas été possible.

C. Cas confirmé

Toute personne qui n’a pas été vaccinée récemment et qui répond aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

En cas de vaccination récente, toute personne chez qui une souche sauvage du virus de la rougeole a été détectée est considérée comme un cas confirmé.

D. Cas rejeté

Toute personne répondant aux critères pour les cas rejetés.

Remarque: Dans la mesure du possible, les cas suspectés de rougeole sont testés dans un laboratoire compétent à l’aide d’un échantillon adéquat prélevé au cours de la période appropriée. Veuillez vous référer au Manuel de l’OMS pour la surveillance en laboratoire des virus de la rougeole et de la rubéole (2018). Dans les cas où cela n’est pas possible, des efforts sont déployés pour établir un lien épidémiologique avec un cas de rougeole confirmé en laboratoire ou un autre cas épidémiologiquement lié.

3. 27. INFECTION À MÉNINGOCOQUES, MALADIE INVASIVE

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins un des symptômes suivants:

— signes méningés;

— éruption hémorragique;

— choc septique;

— arthrite septique.

Critères de laboratoire

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement de Neisseria meningitidis à partir d’un site normalement stérile ou d’une lésion cutanée purpurique;

— détection d’acide nucléique de Neisseria meningitidis dans un site normalement stérile ou dans une lésion cutanée purpurique;

— détection de l’antigène de Neisseria meningitidis dans le liquide céphalorachidien (LCR);

— détection de diplocoques Gram négatif dans le LCR.

Critères épidémiologiques

Lien épidémiologique par transmission interhumaine.

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques.

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

3. 28. MPOX

Critères cliniques

Manifestations cliniques compatibles avec une infection à mpox (par exemple éruption cutanée aiguë, lésions des muqueuses, lymphadénopathie).

Critères de laboratoire

Cas probable

Au moins un des trois critères suivants:

— détection d’acide nucléique du virus orthopoxvirus à partir d’un échantillon clinique (par exemple, PCR spécifique à l’orthopoxvirus sans PCR ou séquençage spécifique au virus mpox);

— détection d’une infection à orthopoxvirus par microscopie électronique ou par des méthodes de détection d’antigènes;

— détection d’une infection aiguë par des méthodes sérologiques (par exemple, anticorps IgM dirigés contre l’orthopoxvirus dans un seul échantillon de sérum, séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs, anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum).

Cas confirmé

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— isolement et identification du virus mpox à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du virus mpox dans un échantillon clinique.

Critères épidémiologiques

Au moins un des deux symptômes suivants au cours de la période de trois semaines précédant l’apparition des symptômes:

— lien épidémiologique avec un cas probable ou confirmé de mpox;

— personne ayant visité une zone où la transmission continue du virus mpox est attestée ou y ayant résidé.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET au moins à un des deux critères suivants:

— critères cliniques;

— critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

Remarque: La PCR spécifique à l’orthopoxvirus et la PCR spécifique au mpox sur un échantillon sanguin peuvent ne pas être fiables et ne devraient pas non plus être utilisées seules comme test de diagnostic de première intention. Les résultats sérologiques devraient être interprétés en fonction de l’exposition antérieure à la vaccination contre la variole/le mpox ou d’une autre exposition connue aux orthopoxvirus.

3. 29. OREILLONS

Critères cliniques

Toute personne présentant

— de la fièvre

ET

Au moins un des trois critères suivants:

— apparition brutale d’une tuméfaction unilatérale ou bilatérale sensible de la parotide ou d’autres glandes salivaires sans cause apparente;

— orchite;

— méningite.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— isolement du virus ourlien à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du virus ourlien;

— formation, dans le sérum ou la salive, d'anticorps spécifiques du virus ourlien caractéristiques d'une infection aiguë;

les résultats de laboratoire doivent être interprétés à la lumière du statut vaccinal.

Critères épidémiologiques

Lien épidémiologique par transmission interhumaine.

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques.

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne qui n’a pas été vaccinée récemment et qui répond aux critères de laboratoire.

En cas de vaccination récente: tout sujet chez qui une souche sauvage du virus ourlien a été détectée.

3. 30. COQUELUCHE

Critères cliniques

Toute personne atteinte de toux depuis au moins deux semaines ET présentant au moins un des trois symptômes suivants:

— quintes de toux;

— cornage;

— vomissements après la toux

OU

toute personne chez qui un médecin a diagnostiqué une coqueluche

OU

apnées chez les nourrissons.

Remarques: Tous les individus, y compris les adultes, les adolescents ou les enfants vaccinés peuvent présenter des symptômes atypiques. Il convient d’examiner les caractéristiques de la toux, en particulier si la toux est de nature paroxysmique, augmente pendant la nuit et a lieu en l’absence de fièvre.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

i) isolement de Bordetella pertussis à partir d’un échantillon clinique;

ii) détection d’acide nucléique de Bordetella pertussis dans un échantillon clinique;

iii) formation d’anticorps spécifiques de Bordetella pertussis.

Diagnostic direct (i-ii): les échantillons rhinopharyngés permettent d’isoler/de détecter au mieux Bordetella pertussis et son acide nucléique.

Diagnostic indirect (iii): il convient, si possible, de procéder au test ELISA en utilisant de la toxine de la coqueluche hautement purifiée et les sérums de référence de l’OMS en tant que norme. Les résultats doivent être interprétés à la lumière du statut vaccinal de la coqueluche. En cas de vaccination au cours des dernières années avant le prélèvement de l’échantillon, le titre des anticorps spécifiques contre la toxine Bordetella pertussis peut être une conséquence d’une précédente vaccination ou avoir été modifié par celle-ci.

Critères épidémiologiques

Lien épidémiologique par transmission interhumaine.

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques.

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

3. 31. PESTE

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— isolement et identification de Yersinia pestis à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Yersinia pestis dans un échantillon clinique;

— formation d’anticorps spécifiques de l’antigène anti-F1 de Yersinia pestis.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

3. 32. INFECTION À STREPTOCOCCUS PNEUMONIAE, MALADIE INVASIVE

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— isolement de Streptococcus pneumoniae à partir d’un site normalement stérile;

— détection d’acide nucléique de Streptococcus pneumoniae dans un site normalement stérile;

— détection de l’antigène de Streptococcus pneumoniae dans un site normalement stérile.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

Résistance aux antimicrobiens

Il convient de déclarer les résultats des antibiogrammes selon les méthodes et critères convenus entre l’ECDC et les États membres tels que précisés par le Réseau européen de surveillance de la résistance bactérienne aux antibiotiques de l’ECDC (EARS-Net). Les critères de déclaration sont publiés chaque année dans le cadre du protocole de rapport de la résistance antimicrobienne (RAM). Voir: le système européen de surveillance. Protocole du rapport sur la résistance aux antimicrobiens. Réseau européen de surveillance de la résistance bactérienne aux antibiotiques (EARS-Net), www.ecdc.europa.eu.

3. 33. POLIOMYÉLITE AIGUË

Critères cliniques

Toute personne de moins de 15 ans atteinte d’une paralysie flasque aiguë (PFA) OU

toute personne chez qui un médecin suspecte une polio.

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— isolement du poliovirus et différenciation intratypique – poliovirus sauvage (PVS);

— poliovirus dérivé d’une souche vaccinale (PVDV) (au moins 85 % d’homologie avec la souche vaccinale dans les séquences de nucléotides de la région VP1);

— poliovirus de type Sabin: différenciation intratypique réalisée par un laboratoire polio accrédité par l’OMS (pour le PVDV, différence au niveau de la séquence VP1 de plus de 1 % et de 15 % maximum par rapport à la souche vaccinale du même sérotype).

Critères épidémiologiques

Au moins un des deux liens épidémiologiques suivants:

— transmission interhumaine;

— s’être déjà rendu dans une région où la polio est endémique ou dans une région où la présence du poliovirus est suspectée ou confirmée.

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques.

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

3. 34. FIÈVRE Q

Critères cliniques

Manifestations cliniques compatibles avec la fièvre Q aiguë (fièvre, pneumonie, hépatite, par exemple).

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— isolement et identification de Coxiella burnetii à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Coxiella burnetii dans un échantillon clinique;

— formation d’anticorps spécifiques de Coxiella burnetii (IgG ou IgM phase II).

Critères épidémiologiques

Exposition à la même source (par exemple, animaux infectés, placenta et membranes) qu’un cas confirmé ou à du matériel infectieux contenant Coxiella burnetii.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

3. 35. RAGE ET AUTRES INFECTIONS À LYSSAVIRUS

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de laboratoire

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement et identification du lyssavirus à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du lyssavirus dans un échantillon clinique;

— détection de l’antigène du lyssavirus dans un échantillon clinique;

— mise en évidence de lésions typiques lors de l’examen histopathologique post mortem du cerveau.

Il convient, si possible, de procéder à l’identification des espèces de virus.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

3. 36. INFECTIONS VIRALES RESPIRATOIRES (GRIPPE, MALADIE À CORONAVIRUS 2019, INFECTION À VIRUS RESPIRATOIRE SYNCYTIAL)

SYNDROMES

Infection respiratoire aiguë (IRA)

Brusque apparition des symptômes et au moins un des symptômes suivants:

— toux;

— mal de gorge;

— essoufflement;

— coryza;

ET

avis du médecin selon lequel la maladie est de type infectieux.

Syndrome pseudo-grippal

Une infection respiratoire aiguë (IRA) présentant au moins un des quatre symptômes systémiques suivants:

— Fièvre mesurée ou fièvre autodéclarée;

— malaise;

— céphalées;

— myalgie.

Infection respiratoire aiguë sévère (IRAS)

Une infection respiratoire aiguë (IRA) qui:

— nécessite une hospitalisation

OU

— tout enfant de moins de 6 mois présentant au moins une des deux manifestations suivantes:

— des apnées, définies comme l’arrêt temporaire de la respiration pour quelque cause que ce soit;

— une septicémie, définie comme suit:

— fièvre (37,5 °C ou plus) ou hypothermie (moins de 35,5 °C); ET

— choc (léthargie, respiration rapide, peau froide, temps de recoloration capillaire prolongé, pouls rapide et faible); ET

— être gravement malade sans cause apparente.

GRIPPE SAISONNIÈRE CHEZ L’ÊTRE HUMAIN

Critères cliniques

Au moins un des critères suivants:

— IRA;

— syndrome de type grippal;

— IRAS.

Critères de laboratoire

Au moins un des critères suivants:

— détection d’acide nucléique du virus de la grippe dans un échantillon clinique;

— identification de l’antigène du virus de la grippe dans un échantillon clinique (tests antigéniques utilisés dans les soins de santé et dans d’autres environnements où les tests peuvent être effectués par du personnel formé ou professionnel, par exemple les pharmacies);

— isolement du virus de la grippe à partir d’un échantillon clinique.

Critères épidémiologiques

Contact avec un cas humain confirmé.

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques (IRA, syndrome pseudo-grippal ou IRAS).

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques (IRA, syndrome pseudo-grippal ou IRAS) et au critère épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

GRIPPE ZOONOTIQUE CHEZ L’ÊTRE HUMAIN

La grippe zoonotique chez l’être humain est une infection causée par un virus de la grippe qui est principalement adapté aux hôtes animaux non humains (tels que les oiseaux, les porcs et les chevaux) et qui ne circule pas dans la population humaine, mais peut provoquer une infection humaine par exposition directe ou indirecte à des animaux infectés ou à des environnements contaminés.

Critères cliniques

Au moins un des critères suivants:

— IRA;

— syndrome de type grippal;

— IRAS;

— conjonctivite;

— présentation neurologique (encéphalite, par exemple);

— autres présentations cliniques graves ou inhabituelles qui ne s’expliquent pas par un autre diagnostic.

Critères de laboratoire

Au moins un des critères suivants:

— isolement du virus de la grippe zoonotique à partir d’un échantillon clinique;

— formation d’anticorps spécifiques à un virus de la grippe zoonotique (multiplication par quatre ou plus);

— détection d’un acide nucléique du virus de la grippe zoonotique dans un échantillon clinique (en cas de positivité de l’acide nucléique uniquement, les critères cliniques et/ou épidémiologiques et/ou d’autres critères de laboratoire sont vérifiés pour exclure la contamination de l’échantillon).

Critères épidémiologiques

Au cours des 14 jours précédant l’apparition des symptômes, au moins une des situations suivantes:

— contact étroit avec un cas probable ou confirmé de grippe zoonotique chez l’homme;

— contact étroit avec un animal chez lequel le virus de la grippe A zoonotique a été confirmé;

— présence dans un environnement (par exemple, domicile, exploitation agricole, marché, lieu de travail) dans lequel le virus de la grippe A zoonotique a été confirmé chez les animaux ou dans l’environnement;

— exposition en laboratoire au virus de la grippe zoonotique.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques ET épidémiologiques

OU

toute personne répondant aux critères épidémiologiques ET détection de la grippe A non saisonnière non sous-typée (en attente de confirmation).

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire (confirmation en laboratoire effectuée par un laboratoire national de référence pour la grippe, un laboratoire de référence de l’Union européenne, un centre collaborateur de l’OMS ou un autre laboratoire de référence de l’OMS).

MALADIE À CORONAVIRUS 2019 (COVID-19) CHEZ L’ÊTRE HUMAIN

Critères cliniques

Au moins un des critères suivants:

— IRA;

— syndrome de type grippal;

— IRAS.

Critères de laboratoire

Au moins un des critères suivants:

— détection d’acide nucléique du SARS-CoV-2 dans un échantillon clinique;

— identification de l’antigène du SARS-CoV-2 dans un échantillon clinique (tests antigéniques utilisés dans les soins de santé et dans d’autres environnements où les tests peuvent être effectués par du personnel formé ou professionnel, par exemple les pharmacies);

— isolement du SARS-CoV-2 à partir d’un échantillon clinique.

Critères épidémiologiques

Contact avec un cas humain confirmé dans les 14 jours précédant l’apparition des symptômes.

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques (IRA, syndrome pseudo-grippal ou IRAS).

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques (IRA, syndrome pseudo-grippal ou IRAS) et au critère épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

INFECTION À VIRUS RESPIRATOIRE SYNCYTIAL (VRS) CHEZ L’ÊTRE HUMAIN

Critères cliniques

Au moins un des critères suivants:

— IRA;

— syndrome de type grippal;

— IRAS.

Critères de laboratoire

Au moins un des critères suivants:

— détection d’acide nucléique du VRS dans un échantillon clinique;

— identification de l’antigène du VRS dans un échantillon clinique (tests antigéniques utilisés dans les soins de santé et dans d’autres environnements où les tests peuvent être effectués par du personnel formé ou professionnel, par exemple les pharmacies);

— isolement du VRS à partir d’un échantillon clinique.

Critères épidémiologiques

Contact avec un cas humain confirmé.

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques (IRA, syndrome pseudo-grippal ou IRAS).

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques (IRA, syndrome pseudo-grippal ou IRAS) et au critère épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

3. 37. FIÈVRE DE LA VALLÉE DU RIFT

Critères cliniques

Manifestations cliniques compatibles avec la fièvre de la vallée du Rift (par exemple fièvre, ictère, symptômes gastro-intestinaux, manifestations hémorragiques, manifestations oculaires).

Critères de laboratoire

Cas probable

Détection d’anticorps IgM dirigés contre le virus de la fièvre de la vallée du Rift (virus FVR) dans un seul échantillon de sérum.

Cas confirmé

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement et identification du virus de la fièvre de la vallée du Rift à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du virus de la fièvre de la vallée du Rift dans un échantillon clinique;

— détection de l’antigène du virus de la fièvre de la vallée du Rift dans un échantillon clinique;

— détection d’une infection aiguë par des méthodes sérologiques (par exemple, anticorps IgM dans un échantillon unique de sérum, séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs, anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum) ET confirmation de la spécificité des anticorps par des épreuves de neutralisation réalisées simultanément avec des virus présentant des réactions sérologiques croisées, ou par toute autre méthode offrant un niveau de discrimination équivalent.

Critères épidémiologiques

Au moins un des trois critères suivants:

— personne résidant ou s’étant rendue, au cours de la période de deux semaines précédant l’apparition des symptômes, dans une zone où une transmission du virus de la fièvre de la vallée du Rift a déjà eu lieu;

— personne ayant été exposée à du matériel infectieux contenant le virus de la fièvre de la vallée du Rift dans le cadre d’une activité professionnelle (par exemple, lors de travaux en laboratoire);

— personne ayant été en contact avec du matériel biologique d’animaux potentiellement infectés dans une zone où la transmission du virus de la fièvre de la vallée du Rift s’est déjà produite.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET au moins à un des deux critères suivants:

— critères cliniques;

— critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

3. 38. RUBÉOLE

Critères cliniques

Toute personne suspectée par un professionnel de la santé d’être infectée par la rubéole

OU

toute personne présentant une brusque éruption maculopapuleuse (non vésiculaire) généralisée

ET

au moins un des trois critères suivants:

— lymphadénopathie (par exemple, adénopathie cervicale, suboccipitale ou rétro-auriculaire);

— arthralgie;

— arthrite.

Critères de laboratoire

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement du virus de la rubéole à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du virus de la rubéole dans un échantillon clinique adéquat;

— détection d’anticorps IgM de la rubéole;

— séroconversion IgG de la rubéole ou augmentation significative du nombre d’anticorps IgG de la rubéole dans deux prélèvements successifs testés en parallèle.

Dans les contextes d’élimination, des tests supplémentaires peuvent être envisagés dans certaines situations afin d’exclure les résultats IgM faux positifs. Les résultats de laboratoire doivent être interprétés à la lumière du moment du prélèvement de l’échantillon et du statut vaccinal. Veuillez vous référer au Manuel de l’OMS pour la surveillance en laboratoire des virus de la rougeole et de la rubéole (2018). Si la personne a été vaccinée récemment, il y a lieu de chercher le virus sauvage.

Critères épidémiologiques

Une personne qui a été liée géographiquement et temporellement à un cas confirmé en laboratoire ou à un autre cas de rubéole lié épidémiologiquement, les dates d’apparition de l’éruption cutanée étant espacées de 12 à 23 jours.

Critères de cas rejetés

Toute personne répondant aux critères cliniques;

ET

Au moins un des trois critères suivants:

— malgré un échantillon adéquat prélevé et testé par un laboratoire compétent, le cas ne répond pas aux critères de laboratoire définis pour la rubéole;

— le cas est épidémiologiquement lié à un cas confirmé en laboratoire ou à un foyer d’une maladie transmissible autre que la rubéole;

— une autre étiologie de la maladie est confirmée chez le cas, même si celui-ci est épidémiologiquement lié à un cas confirmé en laboratoire ou à un autre cas épidémiologiquement lié de la rubéole.

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques et chez laquelle une confirmation en laboratoire ou un lien épidémiologique avec un cas confirmé en laboratoire ou un autre cas lié épidémiologiquement n’a pas été possible.

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et épidémiologiques, mais pour laquelle la confirmation en laboratoire n’a pas été possible.

C. Cas confirmé

Toute personne qui n’a pas été vaccinée récemment et qui répond aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

En cas de vaccination récente, toute personne chez qui une souche sauvage du virus de la rubéole a été détectée est considérée comme un cas confirmé.

D. Cas rejetés

Toute personne répondant aux critères pour les cas rejetés.

Remarque: Lorsque la rubéole est suspectée chez une femme enceinte, les résultats positifs en ce qui concerne les IgM de la rubéole doivent être confirmés (par un test d’avidité des IgG spécifiques de la rubéole, un test des IgM de la rubéole et une comparaison des niveaux des IgG de la rubéole sur deux prélèvements successifs réalisés dans un laboratoire de référence).

3. 39. SYNDROME DE RUBÉOLE CONGÉNITALE

Critères cliniques

Infection rubéoleuse congénitale

Aucun critère clinique ne peut être défini pour l’infection rubéoleuse congénitale.

Syndrome de rubéole congénitale (SRC)

Tout nourrisson de moins d’un an ou tout enfant mort-né présentant:

au moins deux des affections énumérées au point A) OU

une des affections du point A) et une des affections du point B).

A)

— Cataracte(s);

— glaucome congénital;

— cardiopathie congénitale;

— perte de l’ouïe;

— rétinopathie pigmentaire.

B)

— Purpura;

— splénomégalie;

— microcéphalie;

— retard de développement;

— méningo-encéphalite;

— raréfaction osseuse radiologique;

— ictère débutant dans les 24 heures après la naissance.

Critères de laboratoire

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement du virus de la rubéole à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du virus de la rubéole;

— formation d’anticorps (IgM) spécifiques du virus de la rubéole;

— persistance d’IgG de la rubéole entre le 6e et le 12e mois (au moins deux échantillons avec une concentration identique d’IgG antirubéole).

Les résultats de laboratoire sont interprétés à la lumière du statut vaccinal.

Critères épidémiologiques

Tout nourrisson ou tout enfant mort-né d’une mère chez qui une infection rubéoleuse a été confirmée en laboratoire au cours de la grossesse (transmission interhumaine/transmission verticale).

Classification des cas de rubéole congénitale

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Tout enfant mort-né ou nourrisson qui n’a pas fait l’objet d’analyses OU dont les résultats de laboratoire sont négatifs, remplissant au moins un des deux critères suivants:

— un lien épidémiologique ET au moins une des affections énumérées au point A) des critères cliniques du SRC;

— critères cliniques du SRC remplis.

C. Cas confirmé

Tout enfant mort-né répondant aux critères de laboratoire OU

tout nourrisson répondant aux critères cliniques ET remplissant au moins un des deux critères suivants:

— lien épidémiologique;

— au moins une des affections énumérées au point A) des critères cliniques du SRC.

3. 40. ENTÉRITE À SALMONELLE

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins un des quatre symptômes suivants:

— diarrhée;

— fièvre;

— douleurs abdominales;

— vomissements.

Critères de laboratoire

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— isolement de Salmonella (autre que S. Typhi ou S. Paratyphi) dans un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Salmonella (autre que S. Typhi ou S. Paratyphi) dans un échantillon clinique.

Remarque: Il convient de procéder aux antibiogrammes de Salmonella enterica sur un sous-ensemble représentatif d’isolats.

Critères épidémiologiques

Au moins un des cinq liens épidémiologiques suivants:

— transmission interhumaine;

— exposition à une source commune;

— transmission de l’animal à l’homme;

— exposition à des aliments contaminés/de l’eau de boisson contaminée;

— exposition environnementale.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

Résistance aux antimicrobiens

Il convient de déclarer les résultats des antibiogrammes selon les méthodes et critères convenus entre l’ECDC et les États membres tels que précisés dans le protocole de l’UE pour l’harmonisation de la surveillance de la résistance aux antimicrobiens dans les isolats humains de Salmonella et de Campylobacter (https://ecdc.europa.eu/en/publications-data/eu-protocol-harmonised-monitoring-antimicrobial-resistance-human-salmonella-and-0).

3. 41. INFECTION À E. COLI PRODUCTEUR DE SHIGATOXINES (STEC), Y COMPRIS SYNDROME HÉMOLYTIQUE ET URÉMIQUE (SHU)

Critères cliniques

Diarrhée à STEC

Toute personne présentant au moins une des deux manifestations suivantes:

— diarrhée;

— douleurs abdominales.

SHU

Toute personne présentant une insuffisance rénale aiguë et au moins une des deux manifestations suivantes:

— anémie hémolytique microangiopathique;

— thrombocytopénie.

Critères de laboratoire

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— détection d’acide nucléique des gènes stx1 ou stx2 dans l’isolat d’Escherichia coli ou l’échantillon clinique;

— détection de shigatoxine dans l’isolat d’Escherichia coli ou l’échantillon clinique.

Pour le SHU uniquement, le critère suivant peut être utilisé comme critère de laboratoire pour confirmer la présence de STEC:

— formation d’anticorps spécifiques des sérogroupes d’Escherichia coli (LPS).

Pour un cas probable:

— isolement d’Escherichia coli O157 qui ne fermente pas le sorbitol (sans analyse visant à détecter des toxines ou des toxigènes).

Critères épidémiologiques

Au moins un des cinq liens épidémiologiques suivants:

— transmission interhumaine;

— exposition à une source commune;

— transmission de l’animal à l’homme;

— exposition à des aliments contaminés/de l’eau de boisson contaminée;

— exposition environnementale.

Classification des cas

A. Cas possible de SHU associé à STEC

Toute personne répondant aux critères cliniques du SHU.

B. Cas probable de STEC

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique

OU

Toute personne répondant aux critères cliniques et au critère de laboratoire pour les cas probables.

C. Cas confirmé de STEC

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire pour les cas probables.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

3. 42. SHIGELLOSE

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins un des quatre symptômes suivants:

— diarrhée;

— fièvre;

— vomissements;

— douleurs abdominales.

Critères de laboratoire

Pour un cas confirmé:

— isolement de Shigella spp. à partir d’un échantillon clinique.

Pour un cas probable:

— détection d’acide nucléique de Shigella spp. dans un échantillon clinique.

Remarque: Il convient de procéder aux antibiogrammes de Shigella, si possible.

Critères épidémiologiques

Au moins un des quatre liens épidémiologiques suivants:

— transmission interhumaine;

— exposition à une source commune;

— exposition à des aliments contaminés/de l’eau de boisson contaminée;

— exposition environnementale.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique

OU

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire pour les cas probables.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire pour un cas confirmé

OU

toute personne répondant aux critères cliniques, présentant un lien épidémiologique et répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

Résistance aux antimicrobiens

Il convient de déclarer les résultats des antibiogrammes selon les méthodes et critères convenus entre l’ECDC et les États membres.

3. 43. VARIOLE

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de laboratoire

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— isolement d’acide nucléique du virus de la variole (Orthopoxvirus variola) dans un échantillon clinique, puis séquençage;

— détection d’acide nucléique du virus de la variole dans un échantillon clinique, puis séquençage.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire.

3. 44. SYPHILIS (À L’EXCLUSION DE LA SYPHILIS CONGÉNITALE)

Critères cliniques

Syphilis primaire

Toute personne présentant une ou plusieurs lésions ulcératives (chancres) (généralement indolores) dans la zone génitale, périnéale, anale ou au niveau des muqueuses de la bouche ou du pharynx, ou ailleurs.

Syphilis secondaire

Toute personne présentant au moins un des cinq symptômes suivants:

— éruption maculopapuleuse diffuse touchant souvent les paumes des mains et les plantes des pieds;

— lymphadénopathie généralisée;

— condylomes vénériens;

— énanthème;

— alopécie diffuse.

Syphilis latente précoce (< 12 mois)

Absence de symptômes au moment du diagnostic et antécédents de symptômes compatibles avec ceux des phases précoces de la syphilis au cours des 12 derniers mois.

Il convient de noter que des manifestations oculaires et neurologiques peuvent survenir à tout stade de la syphilis. Il convient de noter que les cas de syphilis latente tardive (> 12 mois) ne sont pas sous la surveillance de l’Union.

Critères de laboratoire

Au moins un des quatre critères suivants:

— détection de Treponema pallidum dans un échantillon clinique par un examen au microscope à fond noir;

— détection de Treponema pallidum par immunofluorescence directe dans un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Treponema pallidum dans un échantillon clinique;

— détection d’anticorps de Treponema pallidum par un test de dépistage (TPHA, TPPA ou EIA) ET détection soit d’anticorps IgM de Treponema pallidum (par exemple ELISA IgM, immunoblot IgM ou 19S-IgM-FTA-abs) OU par anticorps non tréponémiques (par exemple, RPR, VDRL).

Critères épidémiologiques

Syphilis primaire/secondaire

Lien épidémiologique par transmission interhumaine (contact sexuel).

Syphilis latente précoce

Lien épidémiologique par transmission interhumaine (contact sexuel) au cours des 12 derniers mois.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour la confirmation du cas.

3. 45. SYPHILIS CONGÉNITALE

Critères cliniques

Tout enfant de moins de 2 ans présentant au moins une des onze manifestations suivantes:

— hépatomégalie/hépatosplénomégalie;

— lésions cutanéomuqueuses;

— condylomes vénériens;

— rhinite persistante;

— ictère;

— pseudo-paralysie (due à une périostite et à une ostéochondrite);

— atteinte du système nerveux central;

— anémie;

— syndrome néphrotique;

— malnutrition;

— lymphadénopathie généralisée.

Critères de laboratoire

Cas confirmé

Au moins un des quatre critères suivants:

— détection de Treponema pallidum dans un échantillon clinique par un examen au microscope à fond noir;

— détection de Treponema pallidum par immunofluorescence directe dans un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Treponema pallidum dans un échantillon clinique;

— détection d’anticorps IgM spécifiques de Treponema pallidum (FTA-abs, EIA)

ET un test non tréponémique positif (VDRL, RPR) réalisé à partir du sérum de l’enfant.

Cas probable

Au moins un des trois critères suivants:

— résultat positif au test VDRL-LCR;

— tests sérologiques tréponémiques et non tréponémiques positifs à partir du sérum de la mère;

— le titre d’anticorps non tréponémiques de l’enfant à la naissance est au moins quatre fois supérieur au titre d’anticorps dans le sérum de la mère.

Critères épidémiologiques

Tout nourrisson présentant un lien épidémiologique par transmission interhumaine (transmission verticale).

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Tout nourrisson ou enfant répondant aux critères cliniques et à au moins un des deux critères suivants:

— lien épidémiologique;

— critères de laboratoire pour un cas probable remplis.

C. Cas confirmé

Tout nourrisson répondant aux critères de laboratoire pour la confirmation du cas.

3. 46. ENCÉPHALITE À TIQUES (ET)

Aux fins du présent document, le terme «encéphalite à tiques» désigne à la fois l’encéphalite à tiques d’Europe centrale et l’encéphalite à tiques d’Extrême-Orient.

Critères cliniques

Manifestations cliniques compatibles avec l’encéphalite à tiques (par exemple fièvre, symptômes d’inflammation du système nerveux central).

Critères de laboratoire

Cas probable

Détection d’anticorps IgM spécifiques dirigés contre le virus de l’ET dans un échantillon unique de sérum.

Cas confirmé

Au moins une des six manifestations suivantes:

— isolement et identification du virus de l’ET à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du virus de l’ET dans un échantillon clinique;

— détection de l’antigène du virus de l’ET dans un échantillon clinique;

— détection d’anticorps IgM ET IgG spécifiques de l’ET dans le sang;

— détection d’anticorps IgM spécifiques de l’ET dans le liquide céphalorachidien;

— détection d’une infection aiguë par des méthodes sérologiques dans le liquide céphalorachidien ou le sérum (par exemple, séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps spécifiques de l’ET dans deux prélèvements successifs, anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum) ET confirmation de la spécificité des anticorps par des épreuves de neutralisation simultanées avec des virus présentant des réactions sérologiques croisées, ou par d’autres méthodes de discrimination équivalentes.

Critères épidémiologiques

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— exposition au même vecteur d’infection (par exemple, lait non pasteurisé et produits laitiers) qu’un cas confirmé;

— personne résidant ou s’étant rendue, au cours de la période de quatre semaines précédant l’apparition des symptômes, dans une zone où des encéphalites virales à tiques ont déjà eu lieu.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET aux critères cliniques ET aux critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

Remarque: Les résultats sérologiques devraient être interprétés à la lumière de l’exposition antérieure à d’autres infections flavivirales et du statut vaccinal relatif aux flavivirus. Les cas confirmés dans de telles situations devraient être validés par une épreuve sérologique de neutralisation ou par d’autres épreuves équivalentes.

3. 47. TOXOPLASMOSE CONGÉNITALE

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de laboratoire

Au moins un des quatre critères suivants:

— mise en évidence de Toxoplasma gondii dans des tissus ou liquides biologiques;

— détection d’acide nucléique de Toxoplasma gondii dans un échantillon clinique;

— formation d’anticorps (IgM, IgG, IgA) spécifiques de Toxoplasma gondii chez un nouveau-né;

— titre stable d’IgG Toxoplasma gondii chez un nourrisson (< 12 mois).

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Tout nourrisson répondant aux critères de laboratoire.

3. 48. TRICHINELLOSE

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins trois des six symptômes suivants:

— fièvre;

— douleurs musculaires;

— diarrhée;

— œdème de la face;

— éosinophilie;

— hémorragies sous-conjonctivales, sous-unguéales et rétiniennes.

Critères de laboratoire

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— mise en évidence de larves de Trichinella dans des tissus obtenus par biopsie musculaire;

— formation d’anticorps spécifiques de Trichinella (immunofluorescence indirecte, ELISA ou Western blot).

Critères épidémiologiques

Au moins un des deux liens épidémiologiques suivants:

— exposition à des aliments contaminés (viande);

— exposition à une source commune.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

3. 49. TUBERCULOSE

Critères cliniques

Toute personne répondant aux critères suivants:

— signes, symptômes et/ou signes radiologiques compatibles avec une tuberculose active quel que soit le site anatomique ET

— décision du médecin de traiter le patient par une série complète de traitements antituberculeux OU

cas découvert post mortem présentant un tableau pathologique compatible avec une tuberculose active qui aurait requis un traitement antituberculeux si la maladie avait été diagnostiquée avant la mort du patient.

Critères de laboratoire

Cas confirmé

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— isolement du complexe Mycobacterium tuberculosis (à l’exception de Mycobacterium bovis BCG) à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du complexe Mycobacterium tuberculosis dans un échantillon clinique au moment du diagnostic à l’aide de l’un des tests recommandés par l’OMS conformément aux recommandations les plus récentes de l’OMS (https://www.who.int/publications/i/item/9789240030589).

Cas probable

Au moins un des critères suivants:

— Détection de bacilles acido-résistants par microscopie (y compris la microscopie en fluorescence);

— aspects histologiques de granulomes.

Critères épidémiologiques Sans objet

Classification des cas

A. Cas possible

Toute personne répondant aux critères cliniques.

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire pour les cas probables.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire pour la confirmation du cas.

Résistance aux antimicrobiens

Il convient de déclarer les résultats des antibiogrammes et/ou des méthodes génotypiques selon les méthodes et critères convenus entre l’ECDC et les États membres tels que précisés par le réseau européen de laboratoires de référence pour la tuberculose et le réseau européen de surveillance de la tuberculose et publiés dans le protocole de rapport aux fins de la surveillance de la tuberculose.

3. 50. TULARÉMIE

Critères cliniques

Manifestations cliniques compatibles avec la tularémie (par exemple fièvre, lymphadénopathie, symptômes gastro-intestinaux, pneumonie, septicémie, stomatite, ulcère cutané, conjonctivite).

Critères de laboratoire

Au moins un des trois critères suivants:

— isolement et identification de Francisella tularensis à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique de Francisella tularensis dans un échantillon clinique;

— formation d’anticorps spécifiques de Francisella tularensis.

Critères épidémiologiques

Exposition à la même source (par exemple, animaux infectés, aliments ou eau contaminés par Francisella tularensis) qu’un cas confirmé ou à du matériel infectieux de Francisella tularensis.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

3. 51. INFECTION PAR LE VIRUS DU NIL OCCIDENTAL (VNO)

Critères cliniques

Manifestations cliniques compatibles avec l’infection par le virus du Nil occidental (par exemple fièvre, encéphalite, méningite).

Critères de laboratoire

Cas probable

Au moins un des trois critères suivants:

— détection d’anticorps IgM dirigés contre le VNO dans le sérum ou le LCR;

— constatation de séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs;

— détection d’acide nucléique du flavivirus dans un échantillon clinique, s’il n’existe pas d’essai spécifique au virus de l’infection par le VNO (par exemple dépistage par NAT/PCR des dons de sang).

Cas confirmé

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement et identification du VNO à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du VNO dans un échantillon clinique;

— détection d’une infection aiguë par des méthodes sérologiques dans le liquide céphalorachidien ou le sérum (par exemple, anticorps IgM dans un échantillon unique de sérum, séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs, anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum) ET confirmation de la spécificité des anticorps par des épreuves de neutralisation réalisées simultanément avec des virus présentant des réactions sérologiques croisées, ou par toute autre méthode offrant un niveau de discrimination équivalent;

— détection de l’antigène spécifique du VNO [immunohistochimie post mortem (IHC)].

Critères épidémiologiques

Au moins un des quatre liens épidémiologiques suivants:

— résider ou s’être rendu, au cours de la période de quatre semaines précédant l’apparition des symptomes ou précédant la détection de l’infection durant la saison de transmission de la VNO, dans une zone où le VNO a été précédemment détecté chez l’homme ou l’animal;

— avoir reçu des substances d’origine humaine d’un donneur qui a résidé ou s’est rendu (au cours de la période de quatre semaines précédant le don) au cours de la saison de transmission du VNO dans une zone dans laquelle le VNO a été détecté précédemment;

— avoir été exposé à du matériel infectieux contenant le VNO dans le cadre d’une activité professionnelle (par exemple, lors de travaux en laboratoire);

— avoir été exposé au VNO par transmission verticale.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET aux critères cliniques ET aux critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour la confirmation du cas.

Remarque: Les résultats sérologiques devraient être interprétés à la lumière de l’exposition antérieure à d’autres infections flavivirales et du statut vaccinal relatif aux flavivirus.

3. 52. FIÈVRE JAUNE

Critères cliniques

Manifestations cliniques compatibles avec la fièvre jaune (par exemple fièvre, jaunisse, manifestations hémorragiques).

Critères de laboratoire

Cas probable

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— détection d’anticorps IgM dirigés contre le virus de la fièvre jaune dans un seul échantillon de sérum (sans objet en cas de vaccination récente contre la fièvre jaune);

— mise en évidence de lésions typiques lors de l’examen histopathologique post mortem du foie.

Cas confirmé

Au moins un des quatre critères suivants:

— isolement et identification du virus de la fièvre jaune à partir d’un échantillon clinique (en cas de vaccination récente, une personne présentant une souche sauvage du virus de la fièvre jaune);

— détection d’acide nucléique du virus de la fièvre jaune dans un échantillon clinique (en cas de vaccination récente, une personne présentant une souche sauvage du virus de la fièvre jaune);

— détection de l’antigène de la fièvre jaune dans un échantillon clinique (sans objet en cas de vaccination récente contre la fièvre jaune);

— détection d’une infection aiguë par des méthodes sérologiques (par exemple, anticorps IgM dans un échantillon unique de sérum, séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs, anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum) ET confirmation de la spécificité des anticorps (sans objet en cas de vaccination récente contre la fièvre jaune).

Critères épidémiologiques

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— résider ou s’être rendu, au cours de la période de deux semaines précédant l’apparition des symptômes, dans une zone où une transmission du virus de la fièvre jaune a déjà été détectée;

— avoir reçu des substances d’origine humaine d’un donneur qui a séjourné ou s’est rendu (au cours de la période de quatre semaines précédant le don) dans une zone dans laquelle une transmission du virus de la fièvre jaune a été détectée précédemment.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour les cas probables ET aux critères cliniques ET aux critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

Remarque: Les résultats sérologiques devraient être interprétés à la lumière de l’exposition antérieure à d’autres infections flavivirales et du statut vaccinal relatif aux flavivirus. En cas de vaccination récente contre la fièvre jaune sans antécédent de déplacement vers une zone touchée par cette maladie, si la détermination de la souche n’est pas possible, il convient de considérer qu’il s’agit d’une souche vaccinale du virus de la fièvre jaune.

3. 53. YERSINIOSE INTESTINALE

Critères cliniques

Toute personne présentant au moins un des cinq symptômes suivants:

— fièvre;

— diarrhée;

— vomissements;

— douleurs abdominales (pseudo-appendicite);

— ténesme rectal.

Critères de laboratoire

Au moins une des deux manifestations suivantes:

— isolement de la forme pathogène humaine de Yersinia enterocolitica ou Yersinia pseudotuberculosis à partir d’un échantillon clinique;

— détection des gènes de virulence Y. enterocolitica ou Y. pseudotuberculosis dans un échantillon clinique.

Critères épidémiologiques

Au moins un des quatre liens épidémiologiques suivants:

— transmission interhumaine;

— exposition à une source commune;

— transmission de l’animal à l’homme;

— exposition à des aliments contaminés.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères cliniques et présentant un lien épidémiologique.

C. Cas confirmé

Toute personne répondant aux critères cliniques et aux critères de laboratoire.

Remarque: Si le système national de surveillance ne saisit pas les symptômes cliniques, toutes les personnes confirmées en laboratoire sont déclarées comme cas confirmés.

3. 54. MALADIE À VIRUS ZIKA

Critères cliniques

Manifestations cliniques compatibles avec la maladie à virus Zika (éruption cutanée, fièvre, fœtus ou nouveau-nés présentant une microcéphalie, des calcifications intracrâniennes ou d’autres anomalies du système nerveux central).

Critères de laboratoire

Cas probable

Détection d’anticorps IgM spécifiques dirigés contre le virus Zika dans un échantillon unique de sérum.

Cas confirmé

Au moins une des cinq manifestations suivantes:

— isolement et identification du virus Zika à partir d’un échantillon clinique;

— détection d’acide nucléique du virus Zika dans un échantillon clinique;

— détection de l’antigène du virus Zika dans un échantillon clinique;

— détection d’une infection aiguë par des méthodes sérologiques (par exemple, anticorps IgM dans un échantillon unique de sérum, séroconversion ou multiplication par quatre du nombre d’anticorps dans deux prélèvements successifs, anticorps IgG à faible avidité dans un échantillon de sérum) ET confirmation de la spécificité des anticorps par des épreuves de neutralisation réalisées simultanément avec des virus présentant des réactions sérologiques croisées, ou par toute autre méthode offrant un niveau de discrimination équivalent;

— détection d’anticorps IgM dirigés contre le virus Zika dans le liquide amniotique ou le liquide céphalorachidien d’un fœtus ou d’un nouveau-né présentant une microcéphalie ou des calcifications intracrâniennes ou d’autres anomalies du système nerveux central.

Critères épidémiologiques

Au moins un des quatre critères suivants:

— résider ou s’être rendu, au cours de la période de deux semaines précédant l’apparition des symptômes, dans une zone où une transmission de virus Zika a été détectée précédemment;

— avoir reçu des substances d’origine humaine d’un donneur qui a séjourné ou s’est rendu (au cours de la période de quatre semaines précédant le don) dans une zone où la transmission du virus Zika a été détectée précédemment;

— avoir eu un contact sexuel au cours des deux semaines précédant l’apparition des symptômes avec un cas probable ou confirmé d’infection au virus Zika;

— la mère présente une infection au virus Zika confirmée pendant la grossesse.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable

Toute personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas probable ET aux critères cliniques ET aux critères épidémiologiques

OU

un fœtus ou un nouveau-né atteint de microcéphalie, de calcifications intracrâniennes ou d’autres anomalies du système nerveux central, dont la mère répond à au moins un des critères épidémiologiques.

C. Cas confirmé

Une personne répondant aux critères de laboratoire pour un cas confirmé.

Remarque: Les résultats sérologiques devraient être interprétés à la lumière de l’exposition antérieure à d’autres infections flavivirales et du statut vaccinal relatif aux flavivirus.

4. DÉFINITIONS DE PROBLÈMES SANITAIRES PARTICULIERS

4. 1. RÉSISTANCE AUX ANTIMICROBIENS (Y COMPRIS LA CONSOMMATION D’ANTIMICROBIENS)

4. 1.1. DÉFINITION GÉNÉRALE DE CAS POUR LES AGENTS PATHOGÈNES (AUTRES QUE CEUX ÉNUMÉRÉS À L’ANNEXE I) POUR LESQUELS LA RÉSISTANCE ANTIMICROBIENNE EST PRÉOCCUPANTE

Critères cliniques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Critères de laboratoire

Au moins une culture microbiologique positive (sang, liquide céphalorachidien) pour Staphylococcus aureus ou le complexe Klebsiella pneumoniae ou Escherichia coli ou Enterococcus faecium ou Enterococcus faecalis ou Pseudomonas aeruginosa ou les espèces d’Acinetobacter ou Streptococcus pneumoniae ou Candidozyma auris.

Critères épidémiologiques

Non pertinent aux fins de la surveillance.

Classification des cas

A. Cas possible Sans objet

B. Cas probable Sans objet

C. Cas confirmé

Résistance aux antimicrobiens

Il convient de déclarer les résultats des antibiogrammes selon les méthodes et critères convenus entre l’ECDC et les États membres tels que précisés par le Réseau européen de surveillance de la résistance bactérienne aux antibiotiques de l’ECDC [EARS-Net; les critères de déclaration sont publiés chaque année dans le cadre du protocole de rapport de la résistance antimicrobienne (RAM). Voir: protocole du rapport sur la résistance aux antimicrobiens. EARS-Net. www.ecdc.europa.eu. Les données déclarées couvrent les isolats sanguins et les isolats de liquide céphalorachidien (isolats invasifs), tels que:

— Staphylococcus aureus: résistance/sensibilité à la méticilline et à d’autres bêta-lactamines anti-staphylococciques;

— Enterobacterales (telles que le complexe Klebsiella pneumoniae et Escherichia coli): résistance/sensibilité aux céphalosporines et aux carbapénèmes de troisième génération, ainsi que, le cas échéant, aux nouveaux agents antimicrobiens et à la colistine;

— les espèces d’Acinetobacter (y compris le complexe Acinetobacter baumannii): résistance/sensibilité aux carbapénèmes, et dans les isolats résistants au carbapénème, résistance/sensibilité aux nouveaux agents antimicrobiens;

— Pseudomonas aeruginosa: résistance/sensibilité aux carbapénèmes, et dans les isolats résistants au carbapénème, résistance/sensibilité aux nouveaux agents antimicrobiens;

— Enterococcus faecium et Enterococcus faecalis: résistance/sensibilité aux glycopeptides.

4. 1.2. DÉFINITIONS DE CAS GÉNÉRIQUES ET CLASSIFICATION DE LA RÉSISTANCE ANTIMICROBIENNE AUX AGENTS ANTIMICROBIENS

Résistance clinique aux agents antimicrobiens

Définition

Un micro-organisme est classé comme étant cliniquement «sensible à posologie standard», cliniquement «sensible à forte exposition» ou cliniquement résistant par rapport à un agent antimicrobien par application des concentrations critiques cliniques définies par l’EUCAST (http://www.eucast.org/clinical_breakpoints/) dans une méthodologie standard (ou une méthodologie calibrée sur une méthodologie standardisée), c’est-à-dire selon la corrélation des valeurs de concentration minimale inhibitrice (CMI) clinique et du diamètre des zones d’inhibition. L’exposition est fonction de la manière dont le mode d’administration, la dose, l’intervalle d’administration, le temps de perfusion, ainsi que la distribution et l’excrétion de l’agent antimicrobien influenceront l’organisme infectieux sur le site de l’infection. La concentration critique peut varier en fonction d’une évolution légitime des circonstances. Des méthodes de test de sensibilité antimicrobienne (AST) quantitative équivalentes peuvent être utilisées au lieu de la CMI ou de la diffusion des disques, si elles sont approuvées par l’EUCAST.

Classement

Cliniquement sensible à posologie standard (S)

— un micro-organisme est défini comme «sensible à posologie standard» (S), lorsqu’il existe une forte probabilité de succès thérapeutique à l’aide d’une posologie standard de l’agent.

Cliniquement sensible à forte exposition (I)

— un micro-organisme est défini comme «sensible à forte exposition» (I), lorsqu’il existe une forte probabilité de succès thérapeutique parce que l’exposition à l’agent est augmentée par un ajustement de la dose ou par sa concentration sur le site de l’infection.

Cliniquement résistant (R)

— un micro-organisme est défini comme «résistant» (R) lorsqu’il existe une forte probabilité d’échec thérapeutique, même en cas d’exposition accrue.

Les concentrations critiques sont représentées comme suit:

— S: CMI ≤ x mg/L; diamètre des zones de diffusion des disques ≥ σ mm

— I: CMI > x, ≤ y mg/L; diamètre des zones de diffusion des disques ≥ ρ mm, < σ mm

— R: CMI > y mg/L; diamètre des zones de diffusion des disques < ρ mm

Panrésistance (PDR)

— Pour Staphylococcus aureus, les espèces d’Enterococcus, Enterobacterales comprenant le complexe Klebsiella pneumoniae, ainsi qu’Escherichia coli, Pseudomonas aeruginosa et les espèces d’Acinetobacter , un isolat est défini comme panrésistant (PDR) sur la base du fait qu’il est résistant à tous les agents antimicrobiens, comme dans la proposition des experts internationaux concernant des définitions standard provisoires pour la résistance acquise;

— un isolat est défini comme PDR confirmé lorsqu’il est «résistant» (R) ou «sensible à forte exposition» (I) à tous les agents dans toutes les catégories antimicrobiennes, confirmé par un laboratoire de référence ou un autre laboratoire de microbiologie clinique testant un panel supplémentaire d’agents antimicrobiens allant au-delà de ceux qui sont systématiquement testés, conformément aux définitions par microorganisme de la proposition d’experts internationaux concernant des définitions standard provisoires pour la résistance acquise;

— un isolat est défini comme potentiellement PDR lorsqu’il est «résistant» (R) ou «sensible à forte exposition» (I) à tous les agents antimicrobiens testés en laboratoire;

— un isolat est défini comme non PDR lorsqu’il est «sensible à posologie standard» (S) à au moins un des agents microbiens testés.

Résistance microbiologique aux agents antimicrobiens

Définition phénotypique

Un micro-organisme est classé comme ayant un phénotype de type sauvage ou un phénotype de type non sauvage pour une espèce conformément aux concentrations critiques épidémiologiques de l’EUCAST (ECOFF) dans le cadre d’une méthodologie standardisée (ou d’une méthodologie calibrée sur une méthodologie standardisée) (http://www.eucast.org/ast_of_bacteria/; http://www.eucast.org/mic_distributions_and_ecoffs/), sur la base de distributions de CMI spécifiques aux espèces et en cas de corrélation de leur diamètre de disque d’inhibition.

Classification phénotypique

Phénotype de type sauvage (WT)

— Un micro-organisme est défini comme étant de type sauvage (WT) pour une espèce ou un complexe d’espèces lorsqu’il est dépourvu d’un mécanisme de résistance acquise détectable phénotypiquement.

Phénotype de type non sauvage (NWT)

— Un micro-organisme est défini comme étant de type non sauvage (NWT) pour une espèce lorsqu’il exprime au moins un mécanisme de résistance acquise détectable phénotypiquement.

Les ECOFF se présentent comme suit (http://www.eucast.org/ast_of_bacteria/):

— WT: ECOFF ≤ x mg/L; diamètre des zones de diffusion des disques ≥ σ mm

— NWT: ECOFF > x mg/L; diamètre de diffusion du disque < σ mm

Identification d’un mécanisme de résistance acquise aux antimicrobiens (par exemple, enzyme d’inactivation pharmacologique, modification du type de protéine à cible pharmacologique, pompe à efflux).

L’expression d’un mécanisme de résistance acquise aux antimicrobiens par un micro-organisme peut être déterminée in vitro et le type de mécanisme identifié à l’aide d’une méthodologie standardisée conformément aux lignes directrices de l’EUCAST pour la détection des mécanismes de résistances et les résistances spécifiques d’importance clinique et/ou épidémiologique (https://www.eucast.org/fileadmin/eucast/pdf/eucast_guidelines/EUCAST_detection_of_resistance_mechanisms_170711.pdf).

Définition génotypique

Un micro-organisme est classé comme étant porteur ou dépourvu d’un déterminant génétique ou d’une combinaison de déterminants lui conférant un phénotype de sensibilité de type non sauvage en lien avec un agent antimicrobien (gène transmissible ou mutation du gène de capside). La présence d’un déterminant génétique ou d’une combinaison de déterminants lui conférant un phénotype de sensibilité de type non sauvage en lien avec un ou plusieurs agents antimicrobiens peut être démontrée en détectant et en identifiant la ou les séquences d’acide nucléique correspondantes dans un génome bactérien.

Classification génotypique

Les génotypes sont signalés comme:

— positifs: présence de [nom du gène de résistance ou de la mutation du gène de capside];

— négatifs: absence de [nom du gène de résistance] ou absence de la séquence du gène de capside de type sauvage.

4. 1.3. CONSOMMATION D’ANTIMICROBIENS CHEZ L’ÊTRE HUMAIN

Les États membres communiquent les données nationales de surveillance de la consommation d’antimicrobiens chez l’être humain conformément au système de classification anatomique, thérapeutique et chimique (ATC) de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) (https://atcddd.fhi.no/atc_ddd_index/), et conformément aux méthodes et critères convenus entre l’ECDC et les États membres, tels que définis par le réseau européen de surveillance de la consommation d’antimicrobiens (ESAC-Net) de l’ECDC. Les critères de déclaration sont publiés chaque année dans le cadre du protocole de rapport de la résistance antimicrobienne (RAM). Réseau européen de surveillance de la consommation d’antimicrobiens (ESAC-Net, www.ecdc.europa.eu). Les données incluent la consommation d’antimicrobiens tant pour la communauté que pour le secteur hospitalier, qui est déclarée séparément.

4. 2. DÉFINITION GÉNÉRALE DU CAS D’INFECTION ASSOCIÉE AUX SOINS DE SANTÉ (IAS)

L’infection associée aux soins de santé en lien avec le séjour hospitalier en cours du patient est une infection correspondant à l’une des définitions de cas, ET survenant comme suit:

— le patient présente des symptômes dès le jour 3 (J3) de son actuelle admission en milieu hospitalier (J1 = jour de l’admission) ou après OU

— le patient a subi une intervention chirurgicale à J1 ou à J2 et développe les symptômes d’une infection du site opératoire (SSI) avant J3 OU

— un dispositif invasif a été mis en place à J1 ou à J2 et provoque une IAS avant J3 OU

— les symptômes apparaissent au jour 1 ou au jour 2 chez un nouveau-né OU

— la COVID-19 a été diagnostiquée chez le patient et l’apparition des symptômes (ou le premier test positif si asymptomatique) a eu lieu au jour 3 ou plus tard (jour d’admission = jour 1) de l’admission actuelle.

Une infection associée aux soins de santé en lien avec un séjour hospitalier antérieur du patient est une infection correspondant à l’une des définitions de cas

ET

— le patient se présente avec une infection mais a été réadmis moins de 48 heures après une admission antérieure dans un hôpital de court séjour;

OU

— le patient a été admis avec une infection correspondant à la définition d’une infection du site opératoire (SSI), ce qui signifie que la SSI est survenue dans les 30 jours suivant l’opération [ou, dans le cas d’une intervention chirurgicale impliquant un implant, la SSI est une infection de la partie profonde de l’incision ou une infection de l’organe/de l’espace (autre que l’incision) se développant dans l’année suivant l’opération] et le patient présente des symptômes correspondant à la définition de cas et/ou est soumis à un traitement antimicrobien pour cette infection;

OU

— le patient a été admis avec une infection à Clostridioides difficile moins de 28 jours après sa sortie d’un hôpital de court séjour (ou développe des symptômes dans les 2 jours);

OU

— le patient a contracté la COVID-19 lors de son admission (ou avant J3) et a été (ré)admis moins de 48 heures après un séjour de plus de sept jours dans le même établissement de soins de santé ou dans un autre.

Remarque: Dans les enquêtes de prévalence ponctuelles, l’infection active associée aux soins de santé présente le jour de l’enquête est une infection dont les signes et les symptômes sont présents à la date de l’enquête, ou dont les signes et les symptômes étaient présents par le passé tandis que le patient continue à recevoir un traitement pour cette infection à la date de l’enquête. La présence des symptômes et des signes devrait être vérifiée jusqu’au début du traitement pour déterminer si l’infection traitée correspond à l’une des définitions des cas d’infection associée aux soins de santé. Des définitions adaptées des infections associées aux soins de santé dans les établissements de soins de longue durée et les unités de soins intensifs sont disponibles aux adresses suivantes, respectivement: https://www.ecdc.europa.eu/en/publications-data/protocol-point-prevalence-surveys-healthcare-associated-infections-4-0 et https://www.ecdc.europa.eu/en/publications-data/protocol-surveillance-healthcare-associated-infections-and-prevention-indicators.

4. 2.1. BJ: INFECTION OSSEUSE ET ARTICULAIRE

BJ-BONE: ostéomyélite

L’ostéomyélite remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de cultures d’os;

— signe d’ostéomyélite à l’examen direct de l’os lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), tuméfaction localisée, sensibilité, chaleur ou écoulement du site suspecté d’infection osseuse

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes isolés d’hémoculture;

— recherche positive d’antigène dans le sang (Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae, par exemple);

— imagerie évocatrice d’infection [rayons X, scanner, IRM, scintigraphie (gallium, technétium, etc.), par exemple].

Instruction pour la notification

Coder la médiastinite après chirurgie cardiaque accompagnée d’une ostéomyélite en tant qu’infection du site opératoire-organe/espace (SSI-O).

BJ-JNT: arthrite ou synovite septique

Les arthrites ou synovites septiques remplissent au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture de liquide articulaire ou de prélèvement biopsique;

— signe d’arthrite ou de synovite septique observé lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: douleurs articulaires, gonflement, sensibilité, chaleur, signes d’épanchement ou limitation du mouvement

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes et leucocytes observés dans le liquide articulaire après coloration de Gram;

— recherche positive d’antigène dans le sang, les urines ou le liquide articulaire;

— aspect cellulaire et biochimique du liquide articulaire compatible avec une infection et non expliqué par une pathologie rhumatismale;

— imagerie évocatrice d’infection [rayons X, scanner, IRM, scintigraphie (gallium, technétium, etc.), par exemple].

BJ-DISC: spondylodiscite infectieuse

La spondylodiscite infectieuse remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture de tissu provenant du foyer atteint prélevé lors d’une intervention chirurgicale ou par aspiration à l’aiguille;

— lésion infectieuse observée lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— présence d’une fièvre (> 38 °C) sans autre cause évidente ou d’une douleur du site atteint

ET imagerie évocatrice d’infection [résultats anormaux sur des rayons X, scanner, IRM, scintigraphie (gallium, technétium, etc.), par exemple];

— Présence d’une fièvre (> 38 °C) sans autre cause évidente et d’une douleur du site atteint

ET recherche positive d’antigène dans le sang ou les urines (Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis ou Streptococcus du groupe B, par exemple).

4. 2.2. BSI: BACTÉRIÉMIE

BSI: bactériémie confirmée en laboratoire

Une hémoculture positive pour un pathogène identifié

OU

la présence d’au moins un des signes ou symptômes suivants: fièvre (> 38 °C), frissons, hypotension

ET

deux hémocultures positives pour un contaminant commun de la peau (à partir de 2 échantillons de sang distincts, généralement en l’espace de 48 heures).

Contaminants de la peau = staphylocoques à coagulase négative, Micrococcus spp., Propionibacterium acnes, Bacillus spp., Corynebacterium spp.

Source de la bactériémie:

— Infection liée à un cathéter: mise en évidence par des cultures du même micro-organisme prélevé au niveau du cathéter ou régression des symptômes dans les 48 heures suivant le retrait du cathéter [C-PVC: cathéter veineux périphérique, C-CVC: cathéter veineux central (remarque: coder respectivement la BSI C-CVC ou C-PVC en tant que CRI3-CVC ou CRI3-PVC en cas de confirmation microbiologique; voir définition de la CRI3)];

— infection secondaire à une autre infection: le même micro-organisme a été isolé à partir d’un autre site d’infection ou des données cliniques solides montrent que la bactériémie est secondaire à un autre site d’infection, une procédure de diagnostic invasive ou un corps étranger:

— pulmonaire (S-PUL);

— infection urinaire (S-UTI);

— infection du tractus gastro-intestinal (S-DIG);

— SSI (S-SSI): infection du site opératoire;

— peau et tissus mous (S-SST);

— autre (S-OTH);

— origine inconnue (UO): aucune des sources indiquées ci-dessus, bactériémie d’origine inconnue (vérification lors de l’enquête et aucune source trouvée);

— inconnue (UNK): aucune donnée disponible sur la source de la bactériémie ou données manquantes.

4. 2.3. COV: COVID-19 (INFECTION AU SARS-COV-2)

Le dossier médical du patient contient la documentation d’un test de confirmation biologique de la COVID-19 (détection de l’ARN viral ou détection antigénique à partir d’un prélèvement oropharyngé ou nasal, ou de tout autre échantillon clinique approprié)

ET

COV-ASY: COVID-19 asymptomatique

— Le patient ne présente aucun signe ou symptôme compatible avec la COVID-19.

COV-MM: COVID-19 légère/modérée

— Le patient présente au moins un signe ou symptôme compatible avec la COVID-19, sans nécessité d’une oxygénothérapie et avec une saturation en oxygène ≥ 92 %.

COV-SEV: COVID-19 sévère

— Le patient présente des signes ou symptômes compatibles avec la COVID-19 nécessitant une oxygénothérapie en raison d’un essoufflement lié à la COVID-19 et/ou présentant une saturation en oxygène < 92 %.

Signes et symptômes compatibles avec la COVID-19: fièvre, toux, fatigue, essoufflement, anorexie, myalgies, perte de l’odorat (anosmie), perte du goût (agueusie). D’autres symptômes non spécifiques, tels que les maux de gorge, la congestion nasale, les céphalées, la diarrhée, les nausées et les vomissements, ont également été rapportés. Parmi les autres manifestations neurologiques rapportées figurent les vertiges, l’agitation, la faiblesse, les convulsions ou des signes évocateurs d’un accident vasculaire cérébral (AVC), notamment des troubles de la parole ou de la vision, une perte de sensibilité ou des troubles de l’équilibre en position debout ou à la marche. Les personnes âgées et les patients immunodéprimés, en particulier, peuvent présenter des symptômes atypiques tels que la fatigue, une diminution de la vigilance, une réduction de la mobilité, une diarrhée, une perte d’appétit, une confusion et l’absence de fièvre. Des symptômes tels que la dyspnée, la fièvre, les symptômes gastro-intestinaux (GI) ou la fatigue, liés aux adaptations physiologiques chez les femmes enceintes, à des complications de la grossesse ou à d’autres maladies telles que le paludisme, peuvent se chevaucher avec les symptômes de la COVID-19. Les enfants peuvent présenter moins fréquemment de la fièvre ou de la toux que les adultes. (Source: OMS. COVID-19 prise en charge clinique: orientations évolutives. 23 novembre 2021. Disponible à l’adresse suivante: https://www.who.int/fr/publications/i/item/WHO-2019-nCoV-clinical-2021-1.)

4. 2.4. CNS: INFECTION DU SYSTÈME NERVEUX CENTRAL

CNS-IC: infection du parenchyme cérébral (abcès cérébral, infection sous-durale ou épidurale, encéphalite)

L’infection du parenchyme cérébral remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture de tissu cérébral ou dure-mérien;

— abcès ou signes d’infection du parenchyme cérébral observés lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: céphalées, vertiges, fièvre (> 38 °C), signes neurologiques localisés, troubles de la conscience, confusion

ET au moins un des signes suivants:

— organismes observés à l’examen au microscope du tissu cérébral ou du tissu d’un abcès prélevé par aspiration à l’aiguille ou par biopsie lors d’une intervention chirurgicale ou à l’autopsie;

— recherche positive d’antigène dans le sang ou les urines;

— imagerie évocatrice d’infection [échographie, scanner, IRM, scintigraphie ou artériographie, par exemple];

— anticorps IgM détectés ou IgG multipliés par quatre sur deux prélèvements successifs ET, si le diagnostic est établi ante mortem, le médecin prescrit un traitement anti-infectieux adapté.

Instruction pour la notification

Si la méningite et l’abcès cérébral sont tous les deux présents, coder l’infection comme IC.

CNS-MEN: méningite ou ventriculite

La méningite ou la ventriculite remplissent au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de cultures de liquide céphalorachidien (LCR);

— présence d’au moins un des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), céphalées, raideur de la nuque, signes méningés, signes d’atteinte des nerfs crâniens, irritabilité;

ET au moins un des signes suivants:

— analyse du LCR: leucocytes et protéines élevés et/ou glucose abaissé;

— organismes observés à la coloration de Gram du LCR;

— micro-organismes isolés d’hémoculture;

— recherche positive d’antigène dans le LCR, le sang ou les urines;

— anticorps IgM détectés ou IgG multipliés par quatre sur deux prélèvements successifs ET, si le diagnostic est établi ante mortem, le médecin prescrit un traitement anti-infectieux adapté.

Instructions pour la notification

— Coder SSI l’infection d’une dérivation ventriculo-cardiaque si elle survient ≤ 90 jours après sa mise en place; si elle survient plus tard, ou après manipulation de/accès à la dérivation, coder l’infection CNS-MEN si l’infection répond à la définition de cas générale d’IAS;

— coder MEN la méningo-encéphalite;

— coder MEN l’abcès rachidien avec méningite.

CNS-SA: infection périmédullaire

L’abcès épidural ou sous-dural, sans implication du liquide céphalorachidien ou des structures osseuses adjacentes, remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture d’un abcès épidural ou sous-dural;

— abcès épidural ou sous-dural découvert lors d’une intervention chirurgicale ou à l’autopsie, ou lors d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins un des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), douleur dorsale, sensibilité localisée, radiculite, paraparésie, paraplégie.

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes isolés d’hémoculture;

— imagerie évocatrice d’un abcès rachidien [myélographie, échographie, scanner, IRM, scintigraphie (gallium, technétium, etc.), par exemple].

ET, si le diagnostic est établi ante mortem, le médecin prescrit un traitement anti-infectieux adapté.

Instruction pour la notification

Coder l’abcès avec méningite en tant que méningite (CNS-MEN).

4. 2.5. IRC: INFECTION LIÉE À UN CATHÉTER

CRI1-CVC: infection locale liée à un cathéter veineux central (CVC) (en l’absence d’hémoculture positive)

— Culture quantitative du CVC ≥ 103 UFC/ml ou culture semi-quantitative du CVC > 15 UFC;

— ET purulence/inflammation de l’orifice d’entrée du cathéter ou tunnelite.

CRI1-PVC: infection locale liée à un cathéter veineux périphérique (PVC) (en l’absence d’hémoculture positive)

— Culture quantitative du PVC ≥ 103 UFC/ml ou culture semi-quantitative du PVC > 15 UFC;

— ET purulence/inflammation de l’orifice d’entrée du cathéter ou tunnelite.

CRI2-CVC: infection locale liée à un CVC (en l'absence d'hémoculture positive)

— Culture quantitative du CVC ≥ 103 UFC/ml ou culture semi-quantitative du CVC > 15 UFC;

— ET régression des signes infectieux dans les 48 heures suivant le retrait du cathéter.

CRI2-PVC: infection générale liée à un PVC (en l'absence d'hémoculture positive)

— Culture quantitative du PVC ≥ 103 UFC/ml ou culture semi-quantitative du PVC > 15 UFC;

— ET régression des signes infectieux dans les 48 heures suivant le retrait du cathéter.

CRI3-CVC: bactériémie liée à un CVC et confirmée par analyse microbiologique

— BSI survenant dans les 48 heures avant ou après le retrait du cathéter ET

— culture positive avec le même micro-organisme de culture CVC quantitative ≥ 103 /ml ou culture CVC semi-quantitative > 15 UFC OU

— BSI se produisant avec ou sans retrait du cathéter, et au moins un des éléments suivants:

— rapport quantitatif des hémocultures échantillon de sang CVC/échantillon de sang périphérique > 5;

— délai différentiel de positivité des hémocultures: hémoculture CVC positive au moins 2 heures avant hémoculture du sang périphérique (échantillons de sang prélevés au même moment);

— culture positive avec le même micro-organisme provenant d’un échantillon de pus prélevé au site d’insertion.

CRI3-PVC: bactériémie liée à un PVC et confirmée par analyse microbiologique

BSI survenant dans les 48 heures avant ou après le retrait du cathéter (le cas échéant) ET culture positive avec le même micro-organisme dans un des cas suivants:

— culture quantitative du PVC ≥ 103 UFC/ml ou culture semi-quantitative du PVC > 15 UFC; ou

— culture positive avec le même micro-organisme provenant d’un échantillon de pus prélevé au site d’insertion.

Instructions pour la notification

La colonisation d’un cathéter veineux central n’est pas déclarée. L’infection CRI3 (-CVC ou-PVC) est aussi une bactériémie dont la source est un cathéter veineux central ou un cathéter veineux périphérique; lorsqu’une infection CRI3 est déclarée, la BSI n’est pas être enregistrée dans l’enquête de prévalence ponctuelle; la BSI liée à un cathéter et confirmée par analyse microbiologique est déclarée sous le code CRI3.

4. 2.6. CVS: INFECTION DU SYSTÈME CARDIO-VASCULAIRE

CVS-VASC: infection artérielle ou veineuse

L’infection artérielle ou veineuse remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de cultures de fragments d’artères ou de veines retirés lors d’une intervention chirurgicale ET hémoculture non effectuée ou négative;

— signes d’infection artérielle ou veineuse observés lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins un des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), douleur, érythème, chaleur au niveau du site vasculaire concerné ET plus de 15 colonies isolées de cultures de la pointe de la canule intravasculaire (méthode de culture semi-quantitative) ET hémoculture non effectuée ou négative;

— écoulement purulent au niveau du site vasculaire concerné ET hémoculture non effectuée ou négative.

Instructions pour la notification

Coder CVS-VASC les infections d’un greffon artérioveineux, d’une dérivation, d’une fistule ou d’un site de canulation intravasculaire sans organismes dans les hémocultures. Coder CVS-VASC correspondant au troisième critère en tant que CRI1 ou CRI2, le cas échéant.

CVS-ENDO: endocardite

L’endocardite d’une valvule cardiaque naturelle ou prothétique remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de cultures de la valvule ou de la végétation valvulaire;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), souffle récent ou évolutif, phénomène embolique, manifestations cutanées (par exemple pétéchies, hémorragies sous-unguéales, nodosités sous-cutanées douloureuses), insuffisance cardiaque congestive, trouble de la conduction cardiaque;

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes isolés dans au moins deux hémocultures;

— organismes observés à la coloration de Gram de la valvule lorsque la culture est négative ou non effectuée;

— végétation valvulaire observée lors d’une intervention chirurgicale ou à l’autopsie;

— recherche positive d’antigène dans le sang ou les urines (Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis ou Streptococcus du groupe B, par exemple);

— végétation récente observée à l’échocardiogramme;

ET, si le diagnostic est établi ante mortem, le médecin prescrit un traitement anti-infectieux adapté.

CVS-CARD: myocardite ou péricardite

La myocardite ou la péricardite remplisent au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de cultures de tissu ou de liquide péricardique prélevé par aspiration à l’aiguille ou lors d’une intervention chirurgicale;

— présence d’au moins deux signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), douleur thoracique, pouls paradoxal, volume cardiaque augmenté;

ET au moins un des signes suivants:

— anomalie à l’ECG compatible avec la myocardite ou la péricardite;

— recherche positive d’antigène dans le sang (Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae, par exemple);

— signes de myocardite ou de péricardite à l’examen histologique du tissu cardiaque;

— multiplication par 4 d'un anticorps spécifique avec ou sans isolement du virus dans le pharynx ou les fèces;

— épanchement péricardique détecté par échocardiographie, scanner, IRM ou angiographie.

CVS-MED: médiastinite

La médiastinite remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de cultures de tissu ou de liquide médiastinal prélevé lors d’une intervention chirurgicale ou par aspiration à l’aiguille;

— signes de médiastinite découverts lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins un des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), douleur thoracique ou instabilité sternale;

ET au moins un des signes suivants:

— écoulement purulent du médiastin;

— micro-organismes isolés d’hémoculture ou de culture de drain médiastinal;

— élargissement du médiastin à l’examen aux rayons X.

Instruction pour la notification

Coder SSI-O toute médiastinite consécutive à une chirurgie cardiaque accompagnée d’ostéomyélite.

4. 2.7. EENT: INFECTIONS OPHTALMOLOGIQUES, OTO-RHINO-LARYNGOLOGIQUES ET BUCCALES

EENT-CONJ: conjonctivite

La conjonctivite remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes pathogènes isolés de culture de sécrétions purulentes de conjonctive ou de tissus adjacents, par exemple la paupière, la cornée, les glandes de Meibomius ou les glandes lacrymales;

— douleur ou rougeur de la conjonctive ou de la zone péri-oculaire ET au moins l’un des critères suivants:

— découverte de leucocytes et de micro-organismes à la coloration de Gram des sécrétions;

— sécrétions purulentes;

— recherche positive d’antigène (ELISA ou IF pour Chlamydia trachomatis, Herpès simplex, adénovirus, par exemple) dans les sécrétions ou les produits de grattage de la conjonctive;

— observation au microscope de cellules géantes multinucléées dans les sécrétions ou les produits de grattage de la conjonctive;

— culture virale positive;

— anticorps IgM détectés ou IgG multipliés par quatre sur deux prélèvements successifs.

Instructions pour la notification

— Coder EYE les autres infections de l’œil;

— ne pas déclarer la conjonctivite d’origine chimique provoquée par le nitrate d’argent (AgNO3) en tant qu’infection associée aux soins;

— ne pas déclarer la conjonctivite survenant dans le cadre d’une maladie virale plus large (telle que la rougeole, la varicelle ou une infection des voies respiratoires supérieures).

EENT-EYE: infection de l’œil autre que la conjonctivite

Une infection de l’œil autre que la conjonctivite remplit au moins un des critères suivants:

— présence de micro-organismes isolés de culture provenant de la chambre antérieure ou postérieure ou de l’humeur vitrée;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: douleur oculaire, troubles de la vue, hypopion;

ET au moins un des signes suivants:

— diagnostic d’infection oculaire établi par le médecin;

— recherche positive d’antigène dans le sang (Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae, par exemple);

— micro-organismes isolés d’hémoculture.

EENT-EAR: otite et mastoïdite

L’otite et la mastoïdite remplissent au moins un des critères suivants:

L’otite externe remplit au moins un des critères suivants:

— isolement de pathogènes sur culture de produits d’écoulement purulent du conduit auditif;

— présence d’au moins un des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), otalgie, rougeur ou écoulement du conduit auditif;

— organismes découverts à la coloration de Gram du liquide purulent.

L’otite moyenne remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture de liquide de l’oreille moyenne prélevé par tympanotomie ou lors d’une intervention chirurgicale;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), douleur localisée au tympan, inflammation, rétraction ou baisse de mobilité du tympan, présence de liquide derrière le tympan.

L’otite interne remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture de liquide de l’oreille interne prélevé lors d’une intervention chirurgicale;

— diagnostic d’infection de l’oreille interne établi par le médecin.

La mastoïdite remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture d’écoulement mastoïdien purulent;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), douleur, sensibilité, érythème, céphalées, paralysie faciale;

ET au moins un des signes suivants:

— organismes découverts à la coloration de Gram de matériel purulent provenant de la mastoïde;

— recherche positive d’antigène dans le sang.

EENT-ORAL: infection de la cavité buccale (bouche, langue ou gencives)

Les infections de la cavité buccale remplissent au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture provenant de matériel purulent issu de tissus de la cavité buccale;

— découverte d’un abcès ou d’un autre signe d’infection de la cavité buccale à l’examen direct, lors d’une intervention chirurgicale ou lors d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins un des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: abcès, ulcération ou taches blanches sur la muqueuse enflammée, plaques sur la muqueuse buccale;

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organisme découvert à la coloration de Gram;

— coloration à l’hydroxyde de potassium (KOH) positive;

— observation au microscope de cellules géantes multinucléées sur des produits de grattage de la muqueuse;

— test d’antigène positif dans les sécrétions buccales;

— anticorps IgM détectés ou IgG multipliés par quatre sur deux prélèvements successifs;

— diagnostic d’infection établi par le médecin, et traitement antifongique topique ou oral.

Instruction pour la notification

Coder ORAL les infections buccales primaires à Herpes simplex associées aux soins; les infections herpétiques récurrentes ne sont pas des infections associées aux soins.

EENT-SINU: sinusite

La sinusite remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture provenant de matériel purulent issu de la cavité sinusale;

— présence d’au moins un des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), douleur ou sensibilité au-dessus du sinus atteint, céphalées, écoulement purulent, obstruction nasale;

ET au moins un des signes suivants:

— transillumination positive;

— examen radiologique positif (scanner compris).

EENT-UR: infection des voies respiratoires supérieures, pharyngite, laryngite, épiglottite

Les infections des voies supérieures remplissent au moins un des critères suivants:

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), érythème du pharynx, mal de gorge, toux, enrouement, sécrétion pharyngée purulente

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes isolés sur site spécifique;

— micro-organismes isolés d’hémoculture;

— recherche positive d’antigène dans le sang ou dans les sécrétions respiratoires;

— anticorps IgM détectés ou IgG multipliés par quatre sur deux prélèvements successifs;

— diagnostic d’infection des voies respiratoires supérieures établi par le médecin;

— Découverte d’un abcès à l’examen direct, lors d’une intervention chirurgicale ou lors d’un examen histopathologique.

4. 2.8. GI: INFECTION DU TRACTUS GASTRO-INTESTINAL

GI-CDI: infection à Clostridioides difficile

L’infection à Clostridium difficile (auparavant connue sous le nom de diarrhée associée à Clostridium difficile ou DACD) remplit au moins un des critères suivants:

— selles diarrhéiques ou mégacôlon toxique, et mise en évidence de la toxine A et/ou B de Clostridioides difficile dans les selles par dosage en laboratoire ou un organisme C. difficile produisant des toxines détecté dans les selles par culture ou un autre moyen, un résultat PCR positif, par exemple;

— colite pseudo-membraneuse révélée par endoscopie du tractus gastro-intestinal inférieur;

— histopathologie du côlon caractéristique de l’infection à Clostridioides difficile (avec ou sans diarrhée) sur un échantillon prélevé lors d’une endoscopie, d’une colectomie ou à l’autopsie.

GI-GE: gastro-entérite (autre que l’infection à Clostridium difficile)

La gastro-entérite remplit au moins un des critères suivants:

— diarrhée de survenue brutale (selles liquides pendant plus de 12 heures) avec ou sans vomissements ou fièvre (> 38 °C) et sans cause non infectieuse probable (par exemple tests de diagnostic, schéma thérapeutique autre que les agents antimicrobiens, maladie chronique en phase aiguë ou stress psychologique);

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: nausées, vomissements, douleur abdominale, fièvre (> 38 °C), céphalées;

ET au moins un des signes suivants:

— isolement d’un pathogène entérique sur coproculture ou écouvillonnage rectal;

— détection d’un pathogène entérique par examen microscopique de routine ou par microscopie électronique;

— détection d’un pathogène entérique par test d’antigène ou d’anticorps effectué sur du sang ou des fèces;

— détection toxicologique: effet cytopathogène sur culture tissulaire;

— anticorps IgM détectés ou IgG multipliés par quatre sur deux prélèvements successifs.

GI-GIT: infection gastro-intestinale (œsophage, estomac, intestin grêle, gros intestin et rectum) autre que la gastro-entérite et l’appendicite

Les infections gastro-intestinales, autres que la gastro-entérite et l’appendicite, remplissent au moins un des critères suivants:

— abcès ou autre signe d’infection observé lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente et compatibles avec une infection de l’organe ou du tissu concerné: fièvre (> 38 °C), nausées, vomissements, douleur abdominale, sensibilité;

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes isolés de culture provenant de sécrétions ou tissus prélevés lors d’une intervention chirurgicale, par endoscopie ou à partir d’un drain chirurgical;

— micro-organisme découvert à la coloration de Gram ou à KOH ou observation de cellules géantes multinucléées à l’examen microscopique de produits ou de tissus prélevés lors d’une intervention chirurgicale, par endoscopie ou à partir d’un drain chirurgical;

— micro-organismes isolés d’hémoculture;

— signes d’un processus pathologique à l’examen radiologique;

— signes d’un processus pathologique à l’examen endoscopique (par exemple proctite ou œsophagite à Candida spp.).

GI-HEP: hépatite

L’hépatite remplit les critères suivants:

présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), anorexie, nausées, vomissements, douleur abdominale, ictère, transfusion effectuée au cours des trois derniers mois;

ET au moins un des signes suivants:

— test d’antigène ou d’anticorps positif pour l’hépatite A, l’hépatite B, l’hépatite C ou l’hépatite delta;

— résultats anormaux aux tests de la fonction hépatique (par exemple augmentation de l’ALAT/l’ASAT, hyperbilirubinémie);

— détection de cytomégalovirus (CMV) dans les urines ou les sécrétions oropharyngées.

Instructions pour la notification

— Ne pas déclarer l’hépatite ou l’ictère d’origine non infectieuse (déficit en alpha 1-antitrypsine, etc.);

— ne pas déclarer l’hépatite ou l’ictère résultant d’une exposition à des hépatotoxines (hépatite provoquée par l’alcool ou l’acétaminophène, etc.);

— ne pas déclarer l’hépatite ou l’ictère résultant d’une obstruction des voies biliaires (cholécystite).

GI-IAB: infection intra-abdominale non mentionnée ailleurs [vésicule biliaire, voies biliaires, foie (sauf hépatite virale), rate, pancréas, péritoine, espace sous-phrénique ou sous-diaphragmatique, ou autre tissu ou zone intra-abdominal(e) non mentionné(e) ailleurs]

Les infections intra-abdominales remplissent au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture de produit purulent provenant de l’espace intra-abdominal prélevé lors d’une intervention chirurgicale ou par aspiration à l’aiguille;

— découverte d’un abcès ou d’autres signes d’infection intra-abdominale lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), nausées, vomissements, douleur abdominale, ictère;

ET au moins un des signes suivants:

— isolement de micro-organisme prélevé sur un drain posé chirurgicalement (par exemple drainage en circuit fermé, drain ouvert, drain de Kehr);

— micro-organisme découvert à la coloration de Gram des produits de drainage ou de tissus prélevés lors d’une intervention chirurgicale ou par aspiration à l’aiguille;

— micro-organismes isolés d’hémoculture et imagerie évocatrice d’infection [échographie, scanner, IRM, scintigraphie (gallium, technétium, etc.) ou radiographie, par exemple].

Instruction pour la notification

Ne pas déclarer la pancréatite (syndrome inflammatoire caractérisé par une douleur abdominale, des nausées et des vomissements associés avec des taux sériques élevés des enzymes pancréatiques) sauf si son origine s’avère infectieuse.

4. 2.9. LRI: INFECTION DES VOIES RESPIRATOIRES INFÉRIEURES, AUTRE QUE LA PNEUMONIE

LRI-BRON: bronchite, trachéo-bronchite, bronchiolite, trachéite, sans signe de pneumonie

Absence de signe clinique ou radiologique de pneumonie

ET présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), toux, expectoration récente ou augmentée, ronchis, sibilants;

ET au moins un des signes suivants:

— culture positive sur prélèvement obtenu par endoscopie bronchique ou aspiration endotrachéale;

— test antigène positif sur les sécrétions respiratoires.

Instruction pour la notification

Ne pas déclarer en tant qu’infection la bronchite chronique chez un patient atteint de pneumopathie chronique, sauf s’il existe des signes d’une infection secondaire aiguë, manifestée par une évolution de l’organisme.

LRI-LUNG: autres infections des voies respiratoires inférieures

Les autres infections des voies respiratoires inférieures remplissent au moins un des critères suivants:

— micro-organisme découvert sur frottis ou sur culture provenant de tissu ou de liquide pulmonaire, liquide pleural compris;

— découverte d’un abcès pulmonaire ou empyème lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— découverte d’une cavité abcédée à l’examen radiologique des poumons.

Instruction pour la notification

Coder LUNG tout abcès pulmonaire ou empyème sans pneumonie.

NEO: définitions de cas d’infections néonatales

NEO-CSEP: sepsis clinique

L’ENSEMBLE des trois critères suivants:

— le médecin responsable a prescrit un traitement anti-infectieux adapté au sepsis pendant au moins 5 jours;

— hémoculture négative ou non effectuée;

— aucune infection évidente au niveau d’un autre site.

ET deux des critères suivants (sans autre cause apparente):

— fièvre (> 38 °C) ou température instable (fréquente après couveuse) ou hypothermie (< 36,5 °C);

— tachycardie (> 200/min.) ou survenue/aggravation d’une bradycardie (< 80/min.);

— temps de remplissage capillaire (TRC) > 2 s;

— survenue ou aggravation d’apnée (s) (> 20 s);

— acidose métabolique inexpliquée;

— survenue d’hyperglycémie (> 140 mg/dl);

— autre signe de septicémie [couleur de la peau (seulement si le TRC n’est pas utilisé), laboratoire (CRP, interleukine), besoin accru d’oxygène (intubation), état général instable, léthargie].

NEO-LCBI: BSI confirmée en laboratoire

Au moins deux des éléments suivants: température > 38 °C ou < 36,5 °C ou température instable, tachycardie ou bradycardie, apnée, allongement du temps de remplissage capillaire (TRC), acidose métabolique, hyperglycémie, autres signes de BSI comme la léthargie;

ET

isolement d'un pathogène reconnu autre que le staphylocoque à coagulase négative sur hémoculture ou culture de liquide céphalorachidien (LCR); le LCR doit être inclus car la méningite chez les patients de cette tranche d'âge est généralement hématogène: un LCR positif peut donc être considéré comme le signe manifeste d'une BSI même si les hémocultures sont négatives ou si elles ne sont pas effectuées.

Instructions pour la notification

— Pour assurer la cohérence avec le codage des BSI chez l’adulte (y compris la BSI secondaire), le critère «l’organisme n’est pas lié à une infection au niveau d’un autre site» a été retiré de la définition Neo-KISS pour les besoins de l’EU PPS;

— déclarer l’origine de la BSI chez le nouveau-né dans le champ correspondant;

— si la définition de cas NEO-LCBI et la définition de cas NEO-CNSB coïncident toutes les deux, coder NEO-LCBI.

NEO-CNSB: BSI confirmée en laboratoire impliquant un staphylocoque à coagulase négative

— Au moins deux des éléments suivants: température > 38 °C ou < 36,5 °C ou température instable, tachycardie ou bradycardie, apnée, allongement du temps de remplissage capillaire, acidose métabolique, hyperglycémie, autres signes de BSI comme la léthargie;

— ET isolement d’un staphylocoque à coagulase négative sur hémoculture ou culture de cathéter;

— ET présence d’un des signes suivants: protéine C-réactive > 2,0 mg/dl, rapport neutrophiles immatures/neutrophiles totaux (rapport I/T) > 0,2, leucocytes < 5/nl, plaquettes < 100/nl.

Instructions pour la notification

— Pour assurer la cohérence avec le codage des BSI chez l’adulte (y compris la BSI secondaire), le critère «l’organisme n’est pas lié à une infection au niveau d’un autre site» a été retiré de la définition Neo-KISS pour les besoins de l’EU PPS;

— déclarer l’origine de la BSI chez le nouveau-né dans le champ correspondant;

— si la définition de cas NEO-LCBI et la définition de cas NEO-CNSB coïncident toutes les deux, coder NEO-LCBI.

NEO-PNEU: pneumonie

— Défaillance respiratoire;

— ET infiltrat récent, consolidation ou épanchement pleural à l’examen radiologique thoraciques;

— ET au moins quatre des signes suivants: température > 38 °C ou < 36,5 °C ou température instable, tachycardie ou bradycardie, tachypnée ou apnée, dyspnée, augmentation des sécrétions respiratoires, survenue d’expectorations purulentes, isolement d’un pathogène dans les sécrétions respiratoires, protéine C-réactive > 2,0 mg/dL, rapport I/T > 0,2.

NEO-NEC: entérocolite nécrosante

Preuve histopathologique d’entérocolite nécrosante OU

au moins une anomalie radiologique caractéristique (pneumopéritoine, pneumatose intestinale, «rigidité» persistante des anses de l’intestin grêle) ET au moins deux des éléments suivants sans autre explication: vomissements, distension abdominale, résidus gastriques, présence microscopique ou macroscopique de sang persistant dans les selles.

4. 2.10. PN: PNEUMONIE

Au moins deux clichés radiologiques en série (rayons X ou scanner) avec une image évocatrice de pneumonie chez les patients atteints d’une cardiopathie ou d’une pneumopathie sous-jacente; chez les patients sans cardiopathie ou pneumopathie sous-jacente, un seul cliché définitif (rayons X ou scanner) suffit;

ET au moins un des symptômes ou signes suivants:

— fièvre > 38 °C sans aucune autre cause;

— leucopénie (< 4 000 leucocytes/mm3) ou leucocytose (≥ 12 000 leucocytes/mm3);

ET au moins un des signes suivants (ou au moins deux en cas de pneumonie clinique = PN 4 et PN 5):

— apparition récente d’expectoration purulente, ou évolution des caractéristiques de l’expectoration (couleur, odeur, quantité, consistance);

— toux ou dyspnée ou tachypnée;

— auscultation évocatrice (râles ou bruits respiratoires bronchiques), râle ronflant, râle sibilant;

— altération des échanges gazeux (désaturation, besoins accrus en oxygène ou en assistance respiratoire, par exemple)

et, selon la méthode diagnostique utilisée,

a) diagnostic bactériologique effectué par:

culture quantitative positive d’un échantillon très peu contaminé provenant des voies respiratoires inférieures (VRI) (PN 1)

— lavage broncho-alvéolaire (LBA) avec seuil de ≥ 104 unités formant des colonies (UFC)/ml, ou ≥ 5 % des cellules obtenues par LBA avec des bactéries intracellulaires à l’examen microscopique direct (catégorie diagnostique LBA);

— brossage (brosse protégée de Wimberley) avec seuil ≥ 103 CFU/ml;

— prélèvement distal protégé (PDP) avec seuil de ≥ 103 CFU/ml.

Culture quantitative positive d’un échantillon éventuellement contaminé provenant des VRI (PN 2)

— Culture quantitative d’un échantillon prélevé dans les VRI (produit d’aspiration endotrachéale, par exemple) avec un seuil de 106 CFU/ml.

b) Méthodes microbiologiques alternatives (PN 3)

— Hémoculture positive non liée à une autre source d’infection;

— culture positive du liquide pleural;

— abcès pleural ou pulmonaire avec culture positive;

— signes de pneumonie à l’examen histologique pulmonaire;

— examen positif pour une infection pulmonaire virale, bactérienne (y compris les bactéries atypiques et les mycobactéries) ou fongique (par exemple: virus de la grippe, Legionella, Mycoplasma, Aspergillus, Pneumocystis jirovecii (anciennement P. carinii)]:

— détection d’un antigène microbien ou de matériel génétique dans les sécrétions respiratoires, le liquide pleural ou les tissus, par exemple par NAAT (y compris RT-PCR et PCR multiplex), TRA ou EIA;

— examen microscopique direct positif ou culture positive (y compris test shell vial) des sécrétions ou du tissu bronchiques;

— séroconversion (par exemple Legionella, Chlamydia);

— détection d’antigènes dans les urines (Legionella).

c) Autres

— Culture positive d’expectorations ou culture non quantitative d’un échantillon provenant des VRI (PN 4);

— absence de microbiologie positive (PN 5).

Remarques:

— Chez les patients sans cardiopathie ou pneumopathie sous-jacente, un seul cliché définitif (rayons X ou scanner) pour l’épisode de pneumonie en cours peut suffire si une comparaison avec des radiographies précédentes est possible.

— Les critères PN 1 et PN 2 sont validés sans traitement antimicrobien préalable. Toutefois, cela n’exclut pas le diagnostic de PN 1 or PN 2 en cas d’utilisation précédente d’antimicrobiens.

Pneumonie associée à une intubation (IAP)

La pneumonie est associée à une intubation (IAP) si un dispositif respiratoire invasif est présent (même par intermittence) dans les 48 heures précédant la survenue de l’infection.

Remarque: si l’infection commence le jour même de l’intubation sans autres données sur la séquence des événements, la pneumonie n’est pas considérée comme IAP.

4. 2.11. REPR: INFECTION GÉNITALE

REPR-EMET: endométrite

L’endométrite remplit au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture de liquide ou de tissu provenant de l’endomètre, obtenu lors d’une intervention chirurgicale, par aspiration à l’aiguille ou par brossage biopsie;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), douleur abdominale, sensibilité utérine, écoulement purulent de l’utérus.

Instruction pour la notification

Coder l’endométrite post-partum en tant qu’infection associée aux soins sauf si le liquide amniotique est infecté au moment de l’admission de la patiente ou si la patiente a été admise 48 heures après la rupture de la membrane.

REPR-EPIS: infection sur épisiotomie

Les infections sur épisiotomie remplissent au moins un des critères suivants:

— écoulement purulent du site d’épisiotomie après accouchement par voie basse;

— abcès au niveau du site d’épisiotomie après accouchement par voie basse.

REPR-VCUF: infections vaginales

Les infections vaginales remplissent au moins un des critères suivants:

— écoulement purulent provenant de la cavité vaginale après hystérectomie;

— abcès du canal vaginal après hystérectomie;

— pathogènes isolés de culture de liquide ou de tissu provenant de la cavité vaginale après hystérectomie.

Instruction pour la notification

Coder les infections vaginales en tant que SSI-O si d’autres critères SSI sont remplis (dans les 30 jours suivant l’hystérectomie).

REPR-OREP: autres infections de l’appareil génital masculin ou féminin (infections touchant l’épididyme, les testicules, la prostate, le vagin, les ovaires, l’utérus ou les autres tissus pelviens profonds, sauf l’endométrite et les infections vaginales)

Les autres infections de l’appareil génital masculin ou féminin remplissent au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture de tissu ou de liquide provenant du site concerné;

— abcès ou autre signe d’infection du site concerné découvert lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), nausées, vomissements, douleur, sensibilité ou dysurie;

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes isolés d’hémoculture;

— diagnostic médical.

Instructions pour la notification

— Coder EMET l’endométrite;

— coder VCUF les infections vaginales.

4. 2.12. SSI: INFECTION DU SITE OPÉRATOIRE

Remarque: Toutes les définitions sont censées être confirmées aux fins de l’établissement des rapports de surveillance.

Infection de la partie superficielle de l’incision (SSI-S)

L’infection survient dans les 30 jours suivant l’opération ET ne touche que les tissus cutanés et sous-cutanés de l’incision ET présente au moins un des signes suivants:

— écoulement purulent, avec ou sans confirmation en laboratoire, de la partie superficielle de l’incision;

— micro-organismes isolés de culture de liquide ou de tissu prélevé aseptiquement et provenant de la partie superficielle de l’incision;

— au moins un des signes ou symptômes d’infection suivants: douleur ou sensibilité, tuméfaction localisée, rougeur ou chaleur ET l’ouverture délibérée de la partie superficielle de l’incision par le chirurgien sauf si la culture est négative;

— diagnostic d’une infection SSI de la partie superficielle de l’incision établi par le chirurgien ou le médecin traitant.

Infection de la partie profonde de l’incision (SSI-D)

L’infection survient dans les 30 jours suivant l’opération si aucun implant n’est mis en place ou dans les 90 jours si un implant est en place ET l’infection semble liée à l’opération ET l’infection touche les tissus mous profonds (fascia, muscles, par exemple) de l’incision ET présente au moins un des signes suivants:

— écoulement purulent provenant de la partie profonde de l’incision mais pas de l’organe/l’espace concerné par le site opératoire;

— micro-organismes isolés de culture de liquide ou de tissu prélevé aseptiquement et provenant de la partie profonde de l’incision (fascia, muscle, par exemple);

— la partie profonde de l’incision est ouverte spontanément ou délibérément par le chirurgien si le patient présente au moins un des signes ou symptômes suivants: fièvre (> 38 °C), douleur ou sensibilité localisées, sauf si la culture est négative;

— abcès ou autre signe d’infection de la partie profonde de l’incision, découvert à l’examen direct, lors d’une ré-opération ou à l’examen histopathologique ou radiologique;

— diagnostic d’une infection SSI de la partie profonde de l’incision établi par le chirurgien ou le médecin traitant.

Infection de l’organe/de l’espace concerné par le site opératoire (SSI-O)

L’infection survient dans les 30 jours suivant l’opération si aucun implant n’est mis en place ou dans les 90 jours si un implant est en place ET l’infection semble liée à l’opération ET l’infection touche une partie anatomique (organes et espaces), autre que l’incision, qui a été ouverte ou manipulée pendant l’intervention ET elle présente au moins un des signes suivants:

— écoulement purulent provenant d’un drain mis en place par une incision dans l’organe/l’espace;

— micro-organismes isolés de culture de liquide ou de tissu prélevé aseptiquement et provenant de l’organe/l’espace;

— abcès ou autre signe d’infection de l’organe/l’espace, découvert à l’examen direct, lors d’une réopération ou à l’examen histopathologique ou radiologique;

— diagnostic d’une infection SSI de l’organe/de l’espace concerné par le site opératoire établi par le chirurgien ou le médecin traitant.

4. 2.13. SST: INFECTION DE LA PEAU ET DES TISSUS MOUS

SST-SKIN: infection cutanée

Les infections cutanées remplissent au moins un des critères suivants:

— écoulement purulent, pustules, vésicules ou furoncles;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: douleur ou sensibilité, tuméfaction localisée, rougeur ou chaleur;

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes isolés de culture de produits d’aspiration ou d’écoulement provenant du site concerné; si les organismes sont les organismes habituels de la flore cutanée [par exemple diphtéroïdes (Corynebacterium spp.), Bacillus (sauf B. anthracis) spp., Propionibacterium spp., staphylocoques à coagulase négative (y compris Staphylococcus epidermidis), streptocoques du groupe viridans, Aerococcus spp., Micrococcus spp.], la culture est pure;

— micro-organismes isolés d’hémoculture;

— test antigène positif réalisé sur les tissus infectés ou le sang;

— observation de cellules géantes multinucléées lors d’un examen au microscope de tissus concernés;

— anticorps IgM détectés ou IgG multipliés par quatre sur deux prélèvements successifs.

Instructions pour la notification

— Coder DECU les ulcères de décubitus infectés.

— Coder BURN les brûlures infectées.

— Coder BRST les abcès du sein ou la mastite.

SST-TM: infection des tissus mous (fasciite nécrosante, gangrène infectieuse, cellulite nécrotique, myosite infectieuse, lymphadénite ou lymphangite)

Les infections des tissus mous remplissent au moins un des critères suivants:

— micro-organismes isolés de culture de tissu ou d’écoulement du site concerné;

— écoulement purulent du site concerné;

— abcès ou autre signe d’infection observé lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants au niveau du site affecté sans autre cause évidente: douleur ou sensibilité localisées, rougeur, tuméfaction, chaleur;

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes isolés d’hémoculture;

— test antigène positif dans le sang ou les urines (Haemophilus influenzae, Streptococcus pneumoniae, Neisseria meningitidis Streptococcus du groupe B, Candida spp. par exemple);

— anticorps IgM détectés ou IgG multipliés par quatre sur deux prélèvements successifs.

Instructions pour la notification

— Coder DECU les ulcères de décubitus infectés;

— coder OREP l’infection des tissus pelviens profonds.

SST-DECU: infection d’ulcère de décubitus (escarre), y compris l’infection superficielle et l’infection profonde

Les infections d’ulcère de décubitus (escarre) remplissent le critère suivant:

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: rougeur, sensibilité, tuméfaction des bords de la plaie;

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes isolés de culture de liquide ou de tissu correctement prélevé;

— micro-organismes isolés d’hémoculture.

SST-BURN: brûlure

Les infections de brûlure remplissent au moins un des critères suivants:

— évolution de l’aspect ou des caractéristiques de la zone brûlée, par exemple détachement rapide de l’escarre, décoloration brun foncé, noire ou violette de l’escarre ou œdème aux bords de la plaie;

— l’examen histologique d’une biopsie de la brûlure montre l’invasion du tissu viable adjacent par des organismes;

— évolution de l’aspect ou des caractéristiques de la zone brûlée, par exemple détachement rapide de l’escarre, décoloration brun foncé, noire ou violette de l’escarre ou œdème aux bords de la plaie;

ET au moins un des signes suivants:

— micro-organismes isolés par hémoculture en l’absence d’une autre infection évidente;

— isolement du virus Herpes simplex, identification histologique d’inclusions au microscope optique ou électronique, ou observation au microscope électronique de particules virales sur des biopsies ou des produits de grattage de la lésion;

— présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C) ou hypothermie (< 36 °C), hypotension, oligurie (< 20 cc/h), hyperglycémie pour un taux d’hydrates de carbone alimentaires jusqu’alors toléré, confusion mentale;

ET au moins un des signes suivants:

— l’examen histologique d’une biopsie de la brûlure montre l’invasion du tissu viable adjacent par des organismes;

— micro-organismes isolés d’hémoculture;

— isolement du virus Herpes simplex, identification histologique d’inclusions au microscope optique ou électronique, ou observation au microscope électronique de particules virales sur des biopsies ou des produits de grattage de la lésion.

SST-BRST: abcès du sein ou mastite

L’abcès du sein ou la mastite remplissent au moins un des critères suivants:

— culture positive du tissu mammaire concerné ou du liquide prélevé par incision et drainage ou par aspiration à l’aiguille;

— abcès du sein ou autre signe d’infection découvert lors d’une intervention chirurgicale ou d’un examen histopathologique;

— fièvre (> 38 °C) et inflammation localisée du sein ET diagnostic d’abcès du sein établi par le médecin.

4. 2.14. SYS: INFECTION SYSTÉMIQUE

SYS-DI: infection disséminée

L’infection disséminée est une infection habituellement d’origine virale qui atteint plusieurs organes ou systèmes sans signe d’infection locale et qui présente des signes ou symptômes sans autre cause évidente et compatibles avec une atteinte infectieuse de plusieurs organes ou systèmes.

Instructions pour la notification

— Utiliser ce code pour les infections virales concernant plusieurs systèmes organiques (par exemple la rougeole, les oreillons, la rubéole, la varicelle, le mégalérythème épidémique). Ces infections sont souvent identifiables au moyen des seuls critères cliniques;

— ne pas utiliser ce code pour les infections associées aux soins qui ont plusieurs sites métastatiques telles que l’endocardite bactérienne; seul le site primaire de ces infections est déclaré;

— ne pas coder DI la fièvre d’origine inconnue (FUO);

— coder DI les maladies éruptives virales.

SYS-CSEP: infection grave non identifiée traitée

Présence d’au moins un des éléments suivants:

— signes ou symptômes cliniques sans autre cause évidente;

— fièvre (> 38 °C);

— hypotension (pression systolique < 90 mm/Hg);

— oligurie [20 cm3 (ml)/h];

et hémoculture non effectuée, ou aucun organisme ou antigène détecté dans le sang

ET pas de signe d’appel d’une localisation infectieuse;

ET le médecin instaure un traitement pour la septicémie.

Instructions pour la notification

N’utiliser ce code qu’en cas de nécessité absolue.

Pour le CSEP du nouveau-né, utiliser la définition de cas NEO-CSEP.

4. 2.15. UTI: INFECTION URINAIRE

UTI-A: UTI symptomatique confirmée par analyse microbiologique

Présence d’au moins un des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), miction impérieuse, pollakiurie, dysurie ou sensibilité sus-pubienne;

ET

uroculture positive, à savoir ≥ 105 micro-organismes par ml d’urine ne contenant pas plus de deux types de micro-organismes.

UTI-B: UTI symptomatique non confirmée par analyse microbiologique

Présence d’au moins deux des signes ou symptômes suivants sans autre cause évidente: fièvre (> 38 °C), miction impérieuse, pollakiurie, dysurie ou sensibilité sus-pubienne;

ET

au moins un des critères suivants:

— test des estérases leucocytaires et/ou des nitrites positif (bandelette réactive);

— pyurie: ≥ 104 leucocytes/ml ou ≥ 3 leucocytes/champ à fort grossissement dans un échantillon d’urine non centrifugée;

— organismes observés à la coloration de Gram d’urine non centrifugée;

— au moins deux cultures d’urine avec isolement répété du même uropathogène (bactérie à Gram négatif ou Staphylococcus saprophyticus) avec ≥ 102 colonies/ml d’urine dans des spécimens prélevés par cathéter;

— ≤ 105 colonies/ml d’un seul uropathogène (bactérie à Gram négatif ou Staphylococcus saprophyticus) chez un patient déjà sous agent anti-infectieux efficace pour une infection urinaire;

— diagnostic d’infection urinaire établi par le médecin;

— le médecin instaure un traitement adapté à l’infection urinaire.

La bactériurie asymptomatique n’est pas être codée, mais les bactériémies secondaires à une bactériurie asymptomatique sont codées BSI avec une source (origine) S-UTI.

L’infection urinaire est définie comme étant liée à un cathéter si une sonde urinaire à demeure est présente (même par intermittence) dans les 7 jours précédant l’apparition de l’infection.

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