L'Autorité de régulation des communications électroniques des postes et de la distribution de la presse (ci-après « l'ARCEP » ou « l'Autorité »),
Vu le code des postes et des communications électroniques (ci-après « CPCE »), notamment ses articles L. 32-1, L. 36-5, L. 36-7 et L. 42 et suivants ;
Vu l'arrêté du 18 juillet 2001 modifié autorisant la société Orange France à établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième génération ouvert au public et à fournir le service téléphonique au public ;
Vu l'arrêté du 18 juillet 2001 modifié autorisant la Société française du radiotéléphone à établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième génération ouvert au public et à fournir le service téléphonique au public ;
Vu l'arrêté du 3 décembre 2002 modifié autorisant la société Bouygues Telecom à établir et exploiter un réseau radioélectrique de troisième génération ouvert au public et à fournir le service téléphonique au public ;
Vu les décisions n° 2001-0648 et n° 2006-0239 de l'ARCEP autorisant la société Orange à utiliser des fréquences dans les bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz telles que modifiées en dernier lieu par la décision n° 2018-0682 du 3 juillet 2018 ;
Vu les décisions n° 2001-0647 et n° 2006-0140 de l'ARCEP autorisant la société SFR à utiliser des fréquences dans les bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz telles que modifiées en dernier lieu par la décision n° 2018-0683 du 3 juillet 2018 ;
Vu les décisions n° 2003-0200 et n° 2009-0838 de l'ARCEP autorisant la société Bouygues Telecom à utiliser des fréquences dans les bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz telles que modifiées en dernier lieu par la décision n° 2018-0680 du 3 juillet 2018 ;
Vu les décisions n° 2010-0043 et n° 2014-1542 de l'ARCEP autorisant la société Free Mobile à utiliser des fréquences dans les bandes 900 MHz 1800 MHz et 2,1 GHz telles que modifiées en dernier lieu par la décision n° 2018-0681 du 3 juillet 2018 ;
Vu les décisions n° 2018-1390, n° 2018-1392 et n° 2018-1393 de l'ARCEP en date du 15 novembre 2018 autorisant, respectivement, la société Bouygues Telecom, la société Orange et la société SFR à utiliser des fréquences dans les bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz en France métropolitaine pour établir et exploiter un réseau radioélectrique mobile ouvert au public ;
Vu la décision n° 2018-1391 de l'ARCEP en date du 15 novembre 2018 autorisant la société Free Mobile à utiliser des fréquences dans les bandes 900 MHz et 2,1 GHz en France métropolitaine pour établir et exploiter un réseau radioélectrique mobile ouvert au public ;
Vu les arrêtés du 4 juillet 2018, du 21 décembre 2018, du 21 mars 2019, du 12 juillet 2019, du 23 décembre 2019, du 27 mai 2020, du 21 août 2020, du 1er octobre 2020, du 17 décembre 2020, du 9 avril 2021, du 27 septembre 2021, du 21 décembre 2021, du 1er février 2022, du 21 juin 2022, du 24 octobre 2022, du 23 décembre 2022, du 31 juillet 2023, du 28 novembre 2023, du 26 décembre 2023, du 27 juin 2024, du 20 novembre 2024 et du 23 décembre 2024, définissant les listes des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour les années 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024, respectivement publiés au Journal officiel de la République française du 8 juillet 2018, du 26 décembre 2018, du 22 mars 2019, du 18 juillet 2019, des 28 et 29 décembre 2019, du 31 mai 2020, du 28 août 2020, du 8 octobre 2020, du 26 décembre 2020, du 17 avril 2021, du 5 octobre 2021, du 4 janvier 2022, du 16 février 2022, du 25 juin 2022 du 28 octobre 2022, du 30 décembre 2022, du 4 août 2023, du 16 décembre 2023, du 29 décembre 2023, du 30 décembre 2023, du 16 juillet 2024, du 28 novembre 2024 et du 24 décembre 2024 ;
Vu l'arrêté du 1er octobre 2020 modifiant les listes des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour les années 2018 et 2019, publié au Journal officiel de la République française du 8 octobre 2020 ;
Vu l'arrêté du 27 septembre 2021 modifiant les listes des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour les années 2018, 2019, et 2020 publié au Journal officiel de la République française du 6 octobre 2021 ;
Vu l'arrêté du 24 octobre 2022 modifiant les listes des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour les années 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022 publié au Journal officiel de la République française du 28 octobre 2022 ;
Vu l'arrêté du 28 novembre 2023 modifiant les listes des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour les années 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023 publié au Journal officiel de la République française du 16 décembre 2023 ;
Vu l'arrêté du 20 novembre 2024 modifiant les listes des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour les années 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 publié au Journal officiel de la République française du 28 novembre 2024 ;
Vu la consultation publique de la Direction générale des entreprises relative aux projets d'arrêtés, l'un modifiant les listes des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour les années 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 et l'autre, définissant une liste complémentaire de nouvelles zones à couvrir au titre du dispositif de couverture ciblée pour l'année 2025, close le 12 décembre 2025 ;
Vu le courrier en date du 1er décembre 2025 par lequel le directeur général des entreprises a saisi l'Autorité, pour avis, sur deux projets d'arrêtés l'un modifiant les listes des zones à couvrir par les opérateurs mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour les années 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 et l'autre, fixant une liste de nouvelles zones complémentaires à couvrir par les opérateurs mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour l'année 2025 ;
Article (sans numéro) JORFARTI000054181561
Après en avoir délibéré le 27 janvier 2026,
L'article L. 36-5 du CPCE prévoit que l'Autorité est consultée sur les projets de loi, de décret ou de règlement relatifs au secteur des communications électroniques et participe à leur mise en œuvre.
Par un courrier en date du 1er décembre 2025, le Directeur général des entreprises a sollicité l'avis de l'Autorité sur deux projets d'arrêtés l'un modifiant les listes des zones à couvrir par les opérateurs mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour les années 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 (ci-après « l'arrêté modificatif ») et l'autre fixant une liste de nouvelles zones complémentaires à couvrir par les opérateurs mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour l'année 2025 (ci-après « l'arrêté complémentaire »).
1. Contexte de la saisine
Dans le cadre du « New Deal mobile » intervenu en janvier 2018, les opérateurs ont pris des engagements qui ont été retranscrits, à leur demande, dans les autorisations d'utilisation de fréquences dans les bandes 900 MHz, 1 800 MHz et 2,1 GHz actuelles de Bouygues Telecom, Free Mobile, Orange et SFR, en tant qu'obligations ; ces obligations figurent également en substance dans les autorisations d'utilisation de fréquences délivrées en 2018 à la suite de la procédure d'attribution des fréquences des bandes 900 MHz, 1800 MHz et 2,1 GHz.
Parmi ces nouvelles obligations, le dispositif dit de « couverture ciblée » permet en particulier d'améliorer de manière localisée la couverture de zones dans lesquelles un besoin d'aménagement numérique du territoire est identifié.
Dans ce cadre, le ministre chargé des communications électroniques identifiera, à terme, jusqu'à 5 000 nouvelles zones à couvrir par opérateur participant. Sur chaque zone pour laquelle il a été désigné, l'opérateur participant a l'obligation de fournir des services de radiotéléphonie mobile et d'accès mobile à très haut débit, grâce à l'installation d'un nouveau site.
Pour les années 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024, le ministre chargé des communications électroniques a adopté 21 arrêtés, cinq arrêtés modificatifs et cinq arrêtés complémentaires au titre du dispositif de couverture ciblée.
Les deux projets d'arrêtés sur lesquels l'ARCEP est saisie pour avis, respectivement, modifie les listes des zones à couvrir par les opérateurs mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour les années 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024, et établit la liste de nouvelles zones complémentaires à couvrir par les opérateurs mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour l'année 2025.
2. Observations de l'ARCEP
2.1. Objectif et contenu des projets d'arrêtés
Les modifications contenues dans les deux projets d'arrêtés faisant l'objet du présent avis portent sur des zones précédemment identifiées dans le cadre du dispositif de couverture ciblée, dans les 26 arrêtés publiés en 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024. Ces deux projets d'arrêtés sont complémentaires et ont un effet combiné sur les zones à couvrir.
En effet, dans le courrier du 1er décembre par lequel la Direction générale des entreprises a saisi l'ARCEP pour avis sur ces projets d'arrêtés, il est précisé :
« Le premier projet d'arrêté apporte des modifications aux précédents arrêtés listant les zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée. Elles portent principalement sur des retraits de points d'intérêt ou de zones à couvrir. Des rectifications sont également introduites pour régularisation.
Le second projet d'arrêté vient compléter le premier arrêté modificatif en fixant de nouvelles zones à couvrir par les opérateurs de téléphonie mobile au titre de l'année 2023 dans le cadre du dispositif de couverture ciblée. Ces nouvelles zones identifiées correspondent à la création de nouvelles obligations pour les opérateurs en matière de sites à construire, de zones à couvrir ou de mutualisation. »
L'ARCEP rappelle les observations qu'elle a formulées dans ses précédents avis (cf. liste en annexe) sur le sujet. Si de telles modifications restent pertinentes pour s'adapter à la réalité du terrain, il est essentiel pour une meilleure lisibilité des obligations de renforcer les actions destinées à limiter leur nombre, de façon à ne pas nécessiter de modification a posteriori, et veiller à leur calendrier d'adoption afin d'en limiter l'impact sur des sites relevant d'arrêtés échus.
Les modifications introduites par les deux arrêtés faisant l'objet du présent avis conduisent notamment à :
- ajouter, supprimer ou modifier un point d'intérêt définissant une zone ;
- ajouter ou supprimer un site ;
- retirer ou ajouter un opérateur initialement désigné sur une zone.
Pour chaque zone, la modification introduite peut être un des trois cas de figure listés ci-dessus ou une combinaison de deux ou trois d'entre eux.
La Direction générale des entreprises précise que les modifications ainsi introduites, issues de travaux engagés avec les opérateurs et les équipes-projets, pilotés par l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ci-après « ANCT »), ont été définies en concertation avec les collectivités territoriales.
2.2. Articulation entre le projet d'arrêté complémentaire, objet du présent avis et des zones issues d'autres dispositifs
2.2.1. Articulation avec les désignations au titre de précédents arrêtés au titre du dispositif de couverture ciblée
Une zone (ROZOY-BELLEVALLE, 2025_bis_02-02), présente dans le projet d'arrêté soumis à l'avis de l'ARCEP, en redondance avec une zone du dispositif de couverture ciblée identifiée dans le cadre de l'arrêté du 23 décembre 2024 définissant la troisième liste de zones à couvrir pour l'année 2024.
A ce sujet, l'ARCEP souligne que la présence d'une telle redondance conduirait à une utilisation non optimale des dotations du dispositif de couverture ciblée au regard des enjeux d'aménagement numérique du territoire.
2.2.2. Articulation avec les désignations au titre du dispositif d'extension de la couverture en « 4G fixe »
A titre liminaire, l'ARCEP est attachée à ce que les obligations en matière de « 4G fixe » issues du New Deal mobile soient complémentaires des autres obligations.
Deux zones (2025_bis_66-03/Bouleternère et 2025_bis_74-04/BELLEVAUX) du projet d'arrêté s'avèrent proches (moins de 2 kilomètres) d'une zone de deux des cinq arrêtés identifiant les zones à couvrir au titre du dispositif d'extension de la couverture en « 4G fixe » (1). L'ARCEP rappelle les observations qu'elle a formulées dans ses précédents avis sur le sujet et attire l'attention sur la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs.
La concertation menée par le Gouvernement avec les acteurs (collectivités territoriales et opérateurs) répondant à cette préoccupation, l'ARCEP comprend que le Gouvernement et les équipes-projets analyseront les zones potentiellement redondantes à la lumière des objectifs de couverture fixe et mobile afin de statuer sur leur maintien dans l'arrêté faisant l'objet du présent avis et établissant la liste de nouvelles zones complémentaires à couvrir par les opérateurs mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour l'année 2025.
2.3. Conséquences des projets d'arrêtés
2.3.1. Zones concernées par des modifications
Les modifications contenues dans ces projets d'arrêtés emportent des conséquences sur les obligations des opérateurs et sur la couverture qu'ils sont tenus d'apporter. Il convient en particulier de souligner les conséquences suivantes :
- Pour toute zone identifiée au titre de l'année 2025 (donc figurant dans le projet d'arrêté complémentaire), le délai de mise en œuvre des obligations court à compter de la publication au Journal officiel de la République française de cet arrêté (2). Ainsi, pour ces zones, l'ARCEP ne sera en mesure de contrôler le respect des obligations qu'en 2027 voire 2028 ;
- ces arrêtés auront un impact sur la couverture mobile des zones : il peut s'agir d'une augmentation, d'une rétractation ou d'un déplacement de l'objectif de couverture fixé par l'arrêté initial, qui sera apporté par le ou les sites déployés ;
- il existe un risque d'entretien ou de création de zones grises en cas de retrait d'opérateur dans une zone où les 4 opérateurs étaient conjointement désignés dans l'arrêté initial et qu'aucun d'entre eux ne couvrait avec un niveau de « bonne couverture » (3) ; dans ces zones, les opérateurs n'auront plus nécessairement l'obligation de mettre en œuvre un partage actif si seulement 3 d'entre eux (ou moins) sont désignés. Ainsi, comme l'ARCEP l'a rappelé dans ses précédents avis, de telles zones pourraient rester durablement des zones grises (4).
Il est essentiel que les collectivités en soient conscientes. Etant donné la concertation menée avec les acteurs, l'ARCEP comprend que les équipes-projets acceptent l'ensemble de ces conséquences.
2.3.2. Zones concernées par l'arrêté complémentaire
Le projet d'arrêté soumis à l'avis de l'ARCEP contient 172 zones à couvrir (5) qui nécessiteront 175 nouveaux sites. Aucune zone du projet d'arrêté ne semble correspondre à des zones déjà identifiées antérieurement pour d'autres opérateurs (6).
Par ailleurs, 21 zones du projet d'arrêté présentent un nombre d'opérateurs désignés compris entre un et trois.
Nombre de zones pour lesquelles les opérateurs sont désignés au titre du dispositif de couverture ciblée
Le projet d'arrêté soumis à l'avis de l'ARCEP conduit l'opérateur Free Mobile à dépasser le plafond global maximal de 5 000 sites fixé pour le dispositif de couverture ciblée.
Dès lors que ce dépassement reçoit l'accord de l'opérateur et son engagement de déployer l'intégralité des sites inscrits dans l'arrêté définissant les zones à couvrir, ce dépassement n'appelle pas de remarque de la part de l'ARCEP.
L'ARCEP rappelle de manière générale que les dispositions relatives au partage d'infrastructures prévues dans les autorisations d'utilisation de fréquences s'appliquent pour chacun des sites du dispositif de couverture ciblée identifié par un arrêté du Gouvernement.
3. Conclusion
L'ARCEP émet un avis favorable sur les projets d'arrêtés modifiant les listes des zones à couvrir arrêtées au titre de 2019, 2020, 2021, 2022, 2023 et 2024 et définissant la liste de nouvelles zones à couvrir par les opérateurs mobiles au titre du dispositif de couverture ciblée pour l'année 2025, prévu par leurs autorisations d'utilisation de fréquences actuelles dans les bandes 900 MHz, 1 800 MHz et 2,1 GHz, et invite le Gouvernement à :
- s'assurer de l'engagement de Free mobile à déployer l'intégralité des sites inscrits dans l'arrêté définissant les zones à couvrir ;
- analyser les deux zones situées à proximité de zones déjà identifiées dans le cadre des arrêtés définissant les zones à couvrir au titre du dispositif d'extension de la couverture en « 4G fixe », ainsi que celle relevant de l'arrêté du 23 décembre 2024 définissant la troisième liste de zones à couvrir pour l'année 2024, afin de s'assurer de l'absence de redondance avec ces dispositifs.
Le présent avis sera transmis au directeur général des entreprises du ministère de l'économie et des finances et publié au Journal officiel de la République française.
Annexe
Annexe JORFARTI000054181563
ANNEXES
À L'AVIS NO 2026-0060 ZONES À PROXIMITÉ DE ZONES ARRÊTÉES DANS LE DISPOSITIF D'EXTENSION DE LA « 4G FIXE » (PARTIE 2.2.1 DE L'AVIS)
Numéros de zones (Projet d'arrêté du dispositif de couverture ciblée) | Identifiant de site (projet d'arrêté du dispositif de couverture ciblée) | Identifiants site arrêtés « 4G fixe » |
|---|
2025_bis_66-03 | 2023_LOT4_ZN_66_06_S4_bis | 4GFIXE_A1_66_S_01 |
2025_bis_74-04 | 2024_LOT3_ZN_74_25_S1 | 4GFixe_A5_74_S_228 |
ZONES À PROXIMITÉ DE ZONES DE PROGRAMMES GOUVERNEMENTAUX, « ZONES BLANCHES CENTRE-BOURGS » (PARTIE 2.2.2 DE L'AVIS)
Numéros de zones (Projet d'arrêté complémentaire 2025 au titre dispositif de couverture ciblée) | Identifiant de site (projet d'arrêté complémentaire 2025 du dispositif de couverture ciblée) | Numéro de zone arrêté DCC antérieur | Identifiant de site (Arrêté 2024-3 du dispositif de couverture ciblée) |
|---|
2025_bis_02-02 | 2023_LOT4_ZN_02_01_S1 | 2024_03_02-03 | 2023_LOT4_ZN_02_01_S1 |
LISTE DES AVIS RENDUS PAR L'ARCEP SUR LES PROJETS D'ARRÊTÉS RELATIFS AU DISPOSITIF D'EXTENSION DE COUVERTURE CIBLÉE ET AU DISPOSITIF D'EXTENSION DE LA COUVERTURE EN « 4G FIXE »
- avis n° 2019-1341 de l'ARCEP du 25 octobre 2019 : L'Autorité avait souligné que « les déploiements qui découleront de l'arrêté « 4G fixe » devront permettre de fournir un tel service à des « locaux supplémentaires » », et considéré que « ne seront pas couverts par la notion de « locaux supplémentaires » des locaux qui […] seront couverts par le réseau mobile à très haut débit de l'opérateur concerné en application de ses autres obligations, dont notamment les obligations […] de participation au dispositif de couverture ciblée. » ;
- avis n° 2020-0129 de l'ARCEP du 30 janvier 2020 : L'Autorité « rappelle les observations qu'elle a formulées dans son précédent avis […] sur le sujet et invite de nouveau le Gouvernement à s'assurer de la bonne articulation entre ces dispositifs pour éviter la superposition des obligations. Dans un souci d'utilisation optimale des dotations du dispositif de couverture ciblée et du dispositif d'extension « 4G fixe », il apparaît en effet souhaitable que ces zones soient traitées, en concertation avec les collectivités territoriales concernées, par exemple :
- soit en ne désignant pas dans le projet d'arrêté objet du présent avis l'opérateur devant installer un site au titre du dispositif d'extension « 4G fixe » sur ces zones ;
- soit en retirant ces zones du projet d'arrêté » ;
- avis n° 2020-0705 de l'ARCEP du 7 juillet 2020 et avis n° 2020-1466 de l'ARCEP du 4 décembre 2020 : « L'ARCEP rappelle les observations qu'elle a formulées dans ses précédents avis […] sur le sujet et invite de nouveau le Gouvernement à s'assurer de la bonne articulation entre les différents dispositifs du New Deal. Dans un souci d'utilisation optimale des dotations des dispositifs de couverture ciblée et d'extension « 4G fixe », il apparaît souhaitable que ces zones soient, en concertation avec les collectivités territoriales concernées, analysées et traitées, soit par le retrait de l'opérateur désigné dans le projet d'arrêté, devant installer un site au titre du dispositif d'extension « 4G fixe » sur ces zones, soit par la suppression de ces zones du projet d'arrêté. » ;
- avis n° 2021-2557 de l'ARCEP du 7 décembre 2021 : « Si de telles situations peuvent être justifiées en fonction des contraintes de terrain (relief ou autres obstacles à la couverture 4G) ou du nombre de locaux à couvrir, il est souhaitable que l'ensemble des parties prenantes soient conscientes des effets de cette proximité pour que les différents dispositifs issus du New Deal mobile soient articulés au mieux. En particulier, il est préférable de limiter ex ante d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2022-0065 de l'ARCEP du 13 janvier 2022 : « L'ARCEP s'inquiète de la multiplication d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2022-1051 de l'ARCEP du 17 mai 2022 : « L'ARCEP […] s'inquiète de la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2022-2393 de l'ARCEP du 29 novembre 2022 : « L'ARCEP […] s'inquiète de la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2023-2700 de l'ARCEP du 5 décembre 2023 : « L'ARCEP […] s'inquiète de la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2024-1233 de l'ARCEP du 11 juin 2024 : « L'ARCEP […] s'inquiète de la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2024-2636 de l'ARCEP du 10 décembre 2024 : « L'Autorité […] s'inquiète de la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2019-1341 de l'ARCEP du 25 octobre 2019 : L'Autorité avait souligné que « les déploiements qui découleront de l'arrêté « 4G fixe » devront permettre de fournir un tel service à des « locaux supplémentaires » », et considéré que « ne seront pas couverts par la notion de « locaux supplémentaires » des locaux qui […] seront couverts par le réseau mobile à très haut débit de l'opérateur concerné en application de ses autres obligations, dont notamment les obligations […] de participation au dispositif de couverture ciblée. » ;
- avis n° 2020-0129 de l'ARCEP du 30 janvier 2020 : L'Autorité « rappelle les observations qu'elle a formulées dans son précédent avis […] sur le sujet et invite de nouveau le Gouvernement à s'assurer de la bonne articulation entre ces dispositifs pour éviter la superposition des obligations. Dans un souci d'utilisation optimale des dotations du dispositif de couverture ciblée et du dispositif d'extension « 4G fixe », il apparaît en effet souhaitable que ces zones soient traitées, en concertation avec les collectivités territoriales concernées, par exemple :
- soit en ne désignant pas dans le projet d'arrêté objet du présent avis l'opérateur devant installer un site au titre du dispositif d'extension « 4G fixe » sur ces zones ;
- soit en retirant ces zones du projet d'arrêté. » ;
- avis n° 2020-0705 de l'ARCEP du 7 juillet 2020 et avis n° 2020-1466 de l'ARCEP du 4 décembre 2020 : « L'ARCEP rappelle les observations qu'elle a formulées dans ses précédents avis […] sur le sujet et invite de nouveau le Gouvernement à s'assurer de la bonne articulation entre les différents dispositifs du New Deal. Dans un souci d'utilisation optimale des dotations des dispositifs de couverture ciblée et d'extension « 4G fixe », il apparaît souhaitable que ces zones soient, en concertation avec les collectivités territoriales concernées, analysées et traitées, soit par le retrait de l'opérateur désigné dans le projet d'arrêté, devant installer un site au titre du dispositif d'extension « 4G fixe » sur ces zones, soit par la suppression de ces zones du projet d'arrêté. » ;
- avis n° 2021-2557 de l'ARCEP du 7 décembre 2021 : « Si de telles situations peuvent être justifiées en fonction des contraintes de terrain (relief ou autres obstacles à la couverture 4G) ou du nombre de locaux à couvrir, il est souhaitable que l'ensemble des parties prenantes soient conscientes des effets de cette proximité pour que les différents dispositifs issus du New Deal mobile soient articulés au mieux. En particulier, il est préférable de limiter ex ante d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2022-0065 de l'ARCEP du 13 janvier 2022 : « L'ARCEP s'inquiète de la multiplication d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2022-1051 de l'ARCEP du 17 mai 2022 : « L'ARCEP […] s'inquiète de la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2022-2393 de l'ARCEP du 29 novembre 2022 : « L'ARCEP […] s'inquiète de la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2023-2700 de l'ARCEP du 5 décembre 2023 : « L'ARCEP […] s'inquiète de la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2024-1233 de l'ARCEP du 11 juin 2024 : « L'ARCEP […] s'inquiète de la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. ».
- avis n° 2024-2636 de l'ARCEP du 10 décembre 2024 : « L'Autorité […] s'inquiète de la présence d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, qui pourraient conduire à une utilisation non optimale des dotations de ces deux dispositifs du New Deal. Ainsi, il apparaît préférable de veiller, dès l'identification des zones à couvrir, à éviter de tels recoupements, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. » ;
- avis n° 2025-0909 du 27 mai 2025 : « En particulier, il est préférable de limiter ex ante d'éventuels recoupements entre le dispositif d'extension de la couverture « 4G fixe » et le dispositif de couverture ciblée, plutôt que de procéder ensuite à l'adoption d'arrêtés modificatifs, source de complexité pour la mise en œuvre des deux dispositifs. »
Fait à Paris, le 27 janvier 2026.
La présidente, L. de La Raudière (1) Arrêté du 23 décembre 2019 définissant la première liste des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif d'extension de la couverture en « 4G fixe » ; Arrêté du 3 novembre 2020 définissant la deuxième liste des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif d'extension de la couverture en « 4G fixe » ; Arrêté du 20 octobre 2021 définissant la troisième liste des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif d'extension de la couverture en « 4G fixe » ; Arrêté du 22 février 2023 définissant la quatrième liste des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif d'extension de la couverture en « 4G fixe » ; Arrêté du 8 juillet 2025 définissant la cinquième liste des zones à couvrir par les opérateurs de radiocommunications mobiles au titre du dispositif d'extension de la couverture en « 4G fixe ». (2) Les opérateurs auront, au plus, 24 mois après la date de publication de l'arrêté pour assurer la couverture des zones identifiées dans cet arrêté. Ce délai est différent dans le cas d'une mise à disposition d'un emplacement par une collectivité ou un groupement de collectivités. (3) Au sens de la décision n° 2016-1678 modifiée de l'ARCEP du 6 décembre 2016.
(4) A ce sujet, l'ARCEP rappelle que les observations qu'elle a formulées dans ses précédents avis sur les conséquences liées au choix de ne pas désigner les quatre opérateurs pour couvrir une zone restent pertinentes. Une telle situation, dans le cas où elle aboutirait à une couverture partielle (couverture des seuls clients de certains opérateurs sur une zone donnée) ou qui, à terme, pourrait conduire à une multiplication des sites ou des antennes des différents opérateurs (générant ainsi des surcoûts) n'apparaît pas efficace en termes de partage de réseaux. (5) Comme le précisent les licences des opérateurs issues du New Deal mobile : « Chaque zone doit pouvoir être couverte par un site unique. » (6) Pour mémoire, dès lors que deux arrêtés portant sur des mêmes zones sont publiés à des dates qui ne remettent pas en cause la configuration technique (par exemple l'emplacement et les caractéristiques du pylône, le type d'équipements à déployer…) décidée par les opérateurs désignés, l'ARCEP considère que les opérateurs désignés pour couvrir ces zones devraient mettre en œuvre, conjointement, les dispositions relatives au partage de réseau, en vue d'une mise en œuvre efficace des déploiements du dispositif de couverture ciblée. Pour autant, de telles situations induisent une complexité pour les collectivités territoriales, les opérateurs et l'ARCEP, en matière de suivi du dispositif. Il est impératif de privilégier au maximum que les opérateurs concernés par une même zone soient tous désignés de manière concomitante, à l'éventuelle exception des désignations « en deux temps » en fin d'année permettant d'optimiser la gestion des dotations des équipes-projets.
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