Texte consolidé · Arrêté

Arrêté du 20 juin 2024 portant création de l'option « conduite d'un élevage de production avicole » du certificat de spécialisation agricole et fixant ses conditions de délivrance

Texte en vigueur, version consolidée au 3 novembre 2026.

Versions du texte
NatureArrêté
Signé le20 juin 2024
Publié le30 juillet 2024
Articles14 articles en vigueur
NORAGRE2416815A
IdentifiantLEGITEXT000050059033
RéférenceArrêté du 20 juin 2024 portant création de l'option « conduite d'un élevage de production avicole » du certificat de spécialisation agricole et fixant ses conditions de délivrance, version consolidée au 3 novembre 2026Légifrance →

Le ministre de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire,

Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment ses articles D. 811-167 à D. 811-167-8 ;

Vu l'arrêté du 10 juillet 2000 portant création et fixant les conditions de délivrance du certificat de spécialisation agricole « conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits » ;

Vu l'arrêté du 13 janvier 2014 relatif à la procédure d'habilitation pour la mise en œuvre des unités capitalisables et du contrôle en cours de formation pour les diplômes et titres de l'enseignement agricole préparés par les voies de la formation professionnelle continue et de l'apprentissage ;

Vu l'arrêté du 9 mars 2017 portant création de l'option « responsable d'entreprise agricole » du brevet professionnel et fixant les conditions de délivrance ;

Vu l'arrêté du 27 février 2017 portant création de la spécialité « conduite et gestion de l'entreprise agricole » du baccalauréat professionnel et fixant ses conditions de délivrance ;

Vu l'avis de la commission professionnelle consultative agriculture, agroalimentaire et aménagement des espaces du 14 mai 2024 ;

Vu l'avis du Conseil national de l'enseignement agricole du 21 mai 2024,

Arrête :

Article 1 LEGIARTI000050059041

1. Il est créé un certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage de production avicole ».

2. Cette option est préparée dans les établissements d'enseignement habilités selon l'arrêté du 13 janvier 2014 susvisé.

Article 2 LEGIARTI000050059043

1. L'option « conduite d'un élevage de production avicole » du certificat de spécialisation agricole est définie par un référentiel de diplôme.

2. Celui-ci comporte :

3. a) Un référentiel d'activités ;

4. b) Un référentiel de compétences ;

5. c) Un référentiel d'évaluation.

6. Le référentiel de diplôme figure en annexe I du présent arrêté.

Article 3 LEGIARTI000050059045

1. Le certificat de spécialisation « conduite d'un élevage de production avicole » s'appuie sur le référentiel des diplômes du baccalauréat professionnel spécialité « conduite et gestion de l'entreprise agricole » défini par l'arrêté du 27 février 2017 et du brevet professionnel option « responsable d'entreprise agricole » défini par l'arrêté du 9 mars 2017 susvisés.

2. Le certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage de production avicole » est classé au niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles.

Article 4 LEGIARTI000050059047

1. Conformément à l'article D. 167-3-1, lorsque le certificat de spécialisation agricole est demandé par la voie de l'apprentissage ou de la formation continue, les candidats doivent justifier lors de leur entrée en formation :

2. 1° Soit de la possession de l'un des diplômes figurant sur la liste fixée ci-après :

3. - d'un baccalauréat professionnel spécialité « conduite et gestion de l'entreprise agricole » ;

4. - d'un brevet professionnel option « responsable d'entreprise agricole » ;

5. - d'un brevet de technicien supérieur agricole « métiers de l'élevage : développement, production, conseil » issu de la rénovation du BTSA Productions animales ;

6. 2° Soit de la possession d'un diplôme obtenu en France ou à l'étranger autre que ceux figurant sur la liste fixée par l'arrêté de création de l'option, de niveau au moins équivalent et en rapport avec les diplômes figurant sur la liste fixée par l'arrêté de création de l'option ;

7. 3° Soit de l'équivalent d'une année d'activité professionnelle salariée, non salariée, bénévole ou de volontariat à temps plein dans un emploi en rapport direct avec le contenu et le niveau de l'un des diplômes figurant sur la liste fixée par l'arrêté de création de l'option. Ils doivent en outre satisfaire aux évaluations de prérequis organisées par le centre. Le directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt détermine la recevabilité des justificatifs présentés. Pour les candidats ne répondant pas aux conditions énumérées ci-dessus, une décision dérogatoire à l'entrée en formation pour le certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage de production avicole » peut être prise par le directeur régional de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt/directeur de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt, conformément aux dispositions de l'article D. 811-167-3-2 du code rural et de la pêche maritime susvisé.

Article 5 LEGIARTI000050059049

1. Le certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage de production avicole » est délivré aux candidats ayant acquis les deux unités capitalisables constitutives du diplôme :

2. - UC1 : Assurer le pilotage technico-économique et environnemental d'un atelier d'élevage avicole ;

3. - UC2 : Réaliser les interventions liées à la conduite de l'élevage avicole.

Article 6 LEGIARTI000050059051

1. Il est créé une unité capitalisable complémentaire aux unités capitalisables constitutives du certificat de spécialisation agricole option « conduite d'un élevage de production avicole », dénommée « transformation des volailles ».

2. Les centres de formation peuvent proposer cette unité capitalisable complémentaire sous réserve d'avoir obtenu préalablement de l'autorité académique, l'habilitation pour sa mise en œuvre.

3. L'unité capitalisable complémentaire n'est pas prise en compte pour la délivrance du diplôme.

4. Les candidats peuvent choisir de présenter ou non cette unité capitalisable complémentaire.

5. La mention « transformation des volailles » est portée sur le diplôme des candidats dûment inscrits et ayant validé l'unité capitalisable complémentaire. Une attestation de compétences peut également être délivrée en sus du diplôme.

6. Le jury du diplôme est chargé de la validation de l'unité complémentaire tel que prévu à l'article D. 811-167-7 du code rural et de la pêche maritime.

Article 7 LEGIARTI000050059053

1. Dans le cas d'une préparation par la voie de la formation continue, la durée de la formation conduisant à la délivrance du certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage de production avicole » comporte au moins 400 heures en centre. La durée de la formation en milieu professionnel est au moins de 12 semaines conformément à l'article D. 811-167-4 du code rural et de la pêche maritime.

2. Conformément à l'article D. 811-167-5 du code rural et de la pêche maritime, les durées minimales de formation en centre et en milieu professionnel peuvent être réduites après positionnement du candidat organisé par le centre de formation.

3. Dans le cas d'une préparation par la voie de l'apprentissage, la durée du contrat d'apprentissage est d'une année. La formation conduisant à la délivrance du certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage de production avicole » comporte au moins 400 heures en centre. La durée du contrat d'apprentissage peut être réduite selon les dispositions prévues par le code du travail.

Article 8 LEGIARTI000050059055

1. Le certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage de production avicole » est accessible par la voie de la validation des acquis de l'expérience en application des dispositions du code du travail.

Article 9 LEGIARTI000050059057

1. Les dispositions du présent arrêté s'appliquent à compter du 1er janvier 2025.

2. A compter de cette date, les habilitations des centres de formation accordées pour le certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits » issu de l'arrêté du 10 juillet 2000 susvisé sont caduques.

3. A compter de cette date, les habilitations des centres de formation sont accordées pour le certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage de production avicole » créé par le présent arrêté.

Article 10 LEGIARTI000050059059

1. A compter du 1er janvier 2025, les inscriptions de candidats au certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits » issu de l'arrêté du 10 juillet 2000 susvisé ne sont plus possibles.

2. Les candidats ayant débuté le certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits » créé par l'arrêté du 10 juillet 2000 susvisé avant le 1er janvier 2025 bénéficient de ces dispositions jusqu'à la fin de leur parcours.

3. En cas d'échec à l'examen, les candidats conservent le bénéfice des blocs de compétences validés, mais ils ne peuvent plus prétendre à la validation du certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits » issu de l'arrêté du 10 juillet 2000 susvisé. Ces candidats doivent obligatoirement s'inscrire à la préparation du certificat de spécialisation option « conduite d'un élevage de production avicole » créé par le présent arrêté.

4. Les candidats ayant préparé l'option « conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits » du certificat de spécialisation agricole, peuvent bénéficier, sur demande, de correspondances entre les unités obtenues et celles constitutives du certificat de spécialisation « conduite d'un élevage de production avicole » créé par le présent arrêté, dans la limite de validité de la version créée par le présent arrêté.

5. Les tableaux des correspondances applicables, sur demande du candidat, figurent en annexe II.

Article 11 LEGIARTI000050059061

A abrogé :

  • Arrêté du 10 juillet 2000 : art. null, art. Annexe

Article 12 LEGIARTI000050059063

1. Le directeur général de l'enseignement et de la recherche, les directeurs régionaux de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt et les directeurs de l'alimentation, de l'agriculture et de la forêt sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Annexe

Annexe I LEGIARTI000050059065

1. ANNEXES

2. ANNEXE I

3. RÉFÉRENTIEL DU DIPLÔME : CS OPTION « CONDUITE D'UN ÉLEVAGE DE PRODUCTION AVICOLE »

4. Référentiel du certificat de spécialisation

5. « Conduite d'un élevage de production avicole »

6. issu de la rénovation du certificat de spécialisation

7. « conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits »

8. créé par arrêté du 10 juillet 2000

9. Arrêté du 20 juin 2024 portant création de l'option « conduite d'un élevage de production avicole » du certificat de spécialisation agricole et fixant ses conditions de délivrance.

10. Le certificat de spécialisation « conduite d'un élevage de production avicole » est une certification classée au niveau 4 du cadre national des certifications professionnelles (RNCP).

11. Cette certification s'appuie sur le référentiel du diplôme du Baccalauréat professionnel « conduite et gestion de l'entreprise agricole » - CGEA et BP « responsable d'entreprise agricole » - REA.

12. La spécialisation vise l'acquisition de compétences relatives à la conduite d'élevage de volailles.

13. Le référentiel du CS comporte 3 parties :

14. 1. Le référentiel d'activités ;

15. 2. Le référentiel de compétences ;

16. 3. Le référentiel d'évaluation.

17. 1. Référentiel d'activités

18. 1.1. Eléments de contexte socio-économique du secteur professionnel

19. 1.1.1. Caractéristiques de la filière

20. La filière avicole en France est très diversifiée. C'est le seul pays du monde à avoir maintenu l'élevage avec une diversité d'espèces de volailles et plusieurs modes de production, ce qui fait d'elle une exception.

21. La filière française a la particularité d'élever des poulets, des dindes, des canards, des pintades, des pigeons, des oies et même des cailles. En complément des élevages standards, ces volailles sont élevées sous diverses démarches de qualité : Label Rouge, Bio ou Certification de Conformité Produit (CCP).

22. La France compte un total de 14 000 élevages de volailles. Ancrée au cœur des territoires, la filière emploie environ 100 000 professionnels, dont environ 34 000 dans les élevages eux-mêmes.

23. Les élevages de volailles sont des élevages familiaux en polyculture élevage, favorisant l'économie circulaire au sein des territoires. En moyenne, une exploitation française standard compte 2 poulaillers, pour une surface totale de 2 300 m2 abritant près de 40 000 volailles. Dans l'Union européenne, la taille moyenne des exploitations est 3 fois plus grande.

24. La taille des élevages est encore plus importante dans les pays comme le Brésil, l'Ukraine ou la Thaïlande, avec des parcs de bâtiments pouvant réunir jusqu'à 2 millions de volailles.

25. « La consommation française de viande de poulet représente 80 % de la consommation totale de viande de volaille. Depuis 2017, elle augmente de façon continue, compensant la baisse de la consommation des autres viandes de volailles.

26. En 2022, cette consommation atteint en moyenne 22,2 kg par habitant. Environ 51 % de la consommation française totale de poulet est importée.

27. Les volailles entières qui représentaient 36 % des achats des ménages en 2000 ne représentent plus que 16 % des volumes achetés en 2020, la part des découpes est passée de 46 % à 52 % et les élaborés de volailles (panés, nuggets, etc.) sont passés de 17 % à 32 % » (1).

28. La France occupe la 1re place en Europe pour la filière plein air (label rouge et volailles bio). Elle compte 20 % de volailles élevées en plein air, contre seulement 5 % tout au plus dans les autres pays européens (2).

29. Pour les volailles de chair (poulets, dindes, canards), il y a un fort niveau d'intégration des maillons amont (génétique, accouvage, alimentation animale, élevage) par quelques grands groupes coopératifs ou non coopératifs.

30. Les industriels organisent les mises en place dans les élevages en lien avec les organisations de producteurs (OP), déterminant ainsi les volumes de production.

31. 4 grands types de contrats existent en fonction de l'entité propriétaire des animaux élevés (éleveur ou OP) et de la participation au capital des éleveurs dans l'OP (coopératif/non-coopératif) :

32. - contrats coopératifs de type « approvisionnement-collecte-vente » : l'éleveur est propriétaire des animaux et possède des parts sociales dans l'OP ;

33. - contrats coopératifs de type « exploitations en commun : la coopérative fournit à l'éleveur les intrants (aliment, poussin, suivi technique) et rémunère l'éleveur pour son travail. Analogue au contrat type « intégration » ;

34. - contrats de type « intégration » : l'entreprise commerciale fournit aux éleveurs - qui ne sont pas propriétaires des animaux - les intrants et reprend les produits finis ;

35. - contrats de type « production hors intégration » : l'éleveur est propriétaire des moyens de production (aliment, animaux et bâtiments) et est lié par contrat à un industriel qui s'engage à acheter la production.

36. En 2022, la production de volailles a reculé nettement (- 5,7 % en têtes et - 7,8 % en poids sur un an). Toutes les filières de volailles de chair ont été impactées par un épisode d'influenza aviaire exceptionnel par son ampleur. Fortement présente jusque-là dans le Sud-Ouest, l'épizootie s'est étendue au Grand Ouest, et a affecté de nombreux élevages, couvoirs et élevages de reproducteurs dans la quasi-totalité des régions françaises.

37. Près de 25 millions d'animaux (toutes filières confondues) ont été touchés par le virus ou le dépeuplement. En baisse, la production française de poulet n'a pas suffi pas à couvrir la consommation intérieure. Les importations de cette viande continuent donc de progresser, creusant le déficit des échanges extérieurs.

38. 1.1.2. Système d'élevage et de production

39. Poulets

40. En 2021, le cheptel de poulets de chair est d'environ 152,5 millions d'animaux, en baisse de 1,3 % sur un an. Les deux-tiers sont détenus par des exploitations de plus de 20 000 têtes.

41. La Bretagne et les Pays de la Loire concentrent respectivement 28 % et 24 % des effectifs. Au total, la France compte 8 500 exploitations élevant des poulets de chair.

42. Il existe différents modes d'élevage de poulet :

43. - élevage poulets standards : les poulets sont élevés dans des poulaillers durant 35 jours, dans lesquels les volatiles sont élevés au sol avec à leur disposition, nourriture et abreuvement à volonté.

44. Cette catégorie est aujourd'hui la plus répandue : 80 % de la production de volailles en France et même 98 % à l'échelle mondiale.

45. En France, de nombreuses initiatives d'amélioration des conditions d'élevage et du bien-être animal sont menées, notamment dans le cadre du Plan Ambition 2025 créé par l'Interprofession des volailles françaises (ANVOL). Il s'agit en particulier du développement de la lumière naturelle dans les poulaillers, de l'installation de perchoirs, d'objets à picorer, de la baisse de la densité…

46. Ces améliorations sont réalisées selon des référentiels stricts en matière de bien-être animal et sous le contrôle d'organismes indépendants ;

47. - élevage de poulets certifiés : les poulets sont issus de souches rustiques, dites à croissance intermédiaire. Ils sont élevés durant un minimum de 56 jours avant abattage et leur alimentation est composée à 100 % de végétaux, de minéraux et de vitamines, avec un minimum de 70 % de céréales.

48. Aujourd'hui, de plus en plus de poulets élevés sous certification de conformité produit (CCP) bénéficient également d'un accès à un parcours extérieur. En dehors du poulailler, chaque poulet dispose alors d'une surface de 1 m2 ;

49. - élevage de poulets Label Rouge : les poulets sont issus de souches rustiques, dites à croissance lente. Ils sont élevés durant un minimum de 81 jours avant abattage et leur alimentation est composée à 100 % de végétaux, de minéraux et de vitamines, avec un minimum de 75 % de céréales.

50. La surface du poulailler doit être inférieure ou égale à 400 m2.

51. Les poulets Label Rouge ont accès à un vaste parcours herbeux où les pesticides sont le plus souvent interdits. Ils doivent bénéficier de 2 m2 minimum de parcours pour les poulets en appellation « plein air » et illimité en appellation « liberté ».

52. Le Label Rouge est la certification officielle de qualité supérieure, elle se base sur un cahier des charges très strict incluant un mode d'élevage extensif et le respect du bien-être animal. L'ensemble est contrôlé et certifié par un organisme certificateur (3).

53. - élevage biologique : les élevages biologiques relèvent d'un cahier des charges calqués sur celui des poulets fermiers Label Rouge. Leur spécificité provient de leur alimentation exclusivement composée de produits issus de l'agriculture biologique.

54. Ce sont des volailles fermières élevées en plein air et en liberté. Les volailles doivent avoir accès au parcours extérieur couvert de végétation pendant au moins un tiers de la durée de leur vie.

55. En volailles de chair, le terme « fermier » est réservé aux volailles élevées en plein air ou en liberté sous Label Rouge, biologiques ou d'appellation d'origine contrôlée - protégée (AOC - AOP), dénomination qui ne concerne qu'une part restreinte de la production française : la volaille de Bresse et le poulet du Bourbonnais. Si elles ne relèvent pas de ces labels, seules les volailles issues de productions de petite taille et à vente directe ou locale (50 volailles par jour) peuvent également prétendre au terme « fermier ».

56. Canards

57. On distingue 2 grands bassins de production : le Sud-Ouest (Aquitaine, Midi-Pyrénées, Limousin et Auvergne), avec 73 % des canards gras, et l'Ouest (Pays de la Loire, Poitou-Charentes et Bretagne) où les conditions climatiques sont favorables à l'entretien des parcours des palmipèdes et surtout où les producteurs recourent à une production locale de maïs, ressource essentielle pour l'alimentation.

58. A compter d'octobre 2023, le ministère de l'agriculture et de la souveraineté alimentaire a mis en application son plan de vaccination contre l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP). La vaccination obligatoire des canards d'élevage s'applique sur l'ensemble du territoire métropolitain à l'exception de la Corse pour les élevages de canards (Barbarie, mulard, Pékin) de plus de 250 canards.

59. La vaccination vient compléter les mesures de prévention déjà en vigueur sur le territoire métropolitain (biosécurité, mises à l'abri des animaux, surveillance…), dont le bon respect reste impératif.

60. La durée d'élevage des canards se situe entre 74 et 84 jours. Les canards pèsent entre 2,3 kg et 3 kg, et les canettes entre 1,2 kg et 1,7 kg.

61. Foie gras

62. « En 2021, la production française de foie gras s'établit à 12 300 tonnes ; elle recule de 16 % sur un an et de 36 % par rapport à 2015, avant crises sanitaires.

63. 3 500 producteurs français assurent 65 % de la production mondiale, ainsi 3 300 tonnes de foie gras sont exportées soit 22 % de la production. » (4).

64. 99 % du foie gras français est issu du canard, la production de foie gras d'oie étant en recul.

65. Cette filière concerne une grande diversité d'acteurs réalisant tout ou partie des activités allant de la production de maïs grain à la mise en marché du produit fini en passant par le gavage et la transformation, mais deux schémas sont dominants :

66. - une filière longue organisée principalement autour de grands groupes coopératifs à fort degré d'intégration. En 2020, les 4 plus grandes entreprises ont abattu plus de 90 % des palmipèdes gras en France ;

67. - une filière courte composée d'éleveurs indépendants commercialisant directement leur production.

68. Poules pondeuses

69. « En 2021, avec un peu plus de 57 millions de têtes, les effectifs de poules pondeuses augmentent de 4,3 % sur un an.

70. Près des deux tiers de ces poules sont issues d'élevages dits alternatifs (16 % en agriculture biologique, 29 % en plein air et plus de 19 % au sol) contre 33 % en 2016, signe d'une forte accélération depuis cinq ans de la conversion des systèmes d'élevage en cage vers l'alternatif.

71. D'une manière générale, la filière de la ponte est très concentrée en France.

72. Trois quarts du cheptel sont détenus par des exploitations de plus de 20 000 têtes. Ces dernières représentent un quart des 2 550 exploitations de poules pondeuses recensées en 2020.

73. Au niveau régional, elles se concentrent principalement en Bretagne où sont élevés 35 % des effectifs de poules de ponte. En 2021, la production d'œufs de consommation s'établit à 15,7 milliards d'unités, en hausse de 3,8 % sur un an, et de 6,9 % comparée à la moyenne 2016-2020 » (5).

74. Les producteurs d'œufs sont soit sous contrat avec les centres de conditionnement coopératifs ou privés, soit indépendants. Une large part de la production d'œufs est ainsi contractualisée.

75. Les producteurs indépendants possèdent leurs propres centres de conditionnement et peuvent également collecter des œufs chez des éleveurs de moindre taille.

76. L'équilibre du marché des œufs, en permanence très précaire, s'effectue par la durée du vide sanitaire, la mise en place et la réforme des poulettes et des poules.

77. Dindes

78. Depuis 2000, la production de dinde a été divisée par deux. Elle représente moins de 4 % de la production de volailles en France en 2022.

79. Elles sont élevées entre 10 et 20 semaines au minimum pour un poids moyen compris entre 8 kg et 18 kg. Pour les dindes de Noël, il faut compter entre 5 kg et 8 kg.

80. Elle est de moins en moins élevées en plein air du fait de l'histomonose qui se transmet par les vers de terre. Il n'existe plus de traitement autorisé pour cette maladie seulement des actions de prévention sont mises en place.

81. Pintades

82. Si le patrimoine génétique de la pintade élevée en Europe est très proche de celui de l'oiseau sauvage aux origines africaines, La Filière française est la seule au monde à avoir fait un travail long et minutieux de sélection. L'objectif permanent est d'améliorer la qualité de la ponte, la conformation, la résistance aux maladies ou encore l'indice de consommation, c'est-à-dire le rapport entre les aliments ingérés par l'oiseau et sa prise de poids.

83. Cailles et pigeons

84. Ils représentent moins de 0,1 % de la consommation française (6).

85. Faisans et perdrix

86. En France, deux espèces de perdrix seulement sont élevées intensivement en captivité : la perdrix grise (Perdix perdrix) et la perdrix rouge (Alectoris rufa) et pour les faisans : faisans communs, croisés américains et faisans obscurs, et faisans vénérés.

87. L'offre en faisans d'élevage s'échelonne depuis des volatiles standards issus d'élevages intensifs (gibier étant très peu sorti d'un bâtiment fermé avant le lâché), jusqu'à des produits de qualité provenant d'élevages qui se sont fixés un cahier des charges. Ce dernier est basé sur la charte de qualité établie par la SNPGC (Syndicat national des producteurs de gibier de chasse). Pour ce type d'élevage, on retrouve généralement la même succession de logements d'un élevage à l'autre : bâtiment de démarrage, prévolière, petite puis grande volière.

88. Le respect de la charte passe par un lâcher le plus précoce possible des jeunes oiseaux en prévolière (parc enherbé avec un cabanon dans lequel les oiseaux se mettent au chaud et s'alimentent). Par contre, cela nécessite un gros travail de prévention sanitaire, plus important que si l'élevage avait lieu uniquement en bâtiment.

89. Pour les perdrix, la succession bâtiments/volières est la même que pour les faisans.

90. L'abattage des volailles

91. Il peut se faire dans deux types d'établissements au niveau des exploitations agricoles : des établissements d'abattage non agréé (EANA) et des établissements soumis à agrément (abattoirs agréés CE), qui sont soit des abattoirs agréés « classiques » mais de petite quantité, soit des salles d'abattage agréés à la ferme (SAAF), cas très particulier qui ne concerne que les palmipèdes à foie gras de l'exploitation.

92. Les abattoirs agréés « classiques » permettent, par rapport aux EANA, de procéder à l'abattage d'un volume plus important de volailles ou issues d'autres exploitations ou à l'abattage rituel. La commercialisation peut se faire dans un rayon plus large et elles permettent une plus grande diversité de transformations (avec des agréments spécifiques).

93. Les activités de transformation des EANA concernent uniquement la fabrication de produits fermiers issus l'exploitation.

94. 1.1.3. Politiques publiques liées aux systèmes

95. Les activités d'élevage s'inscrivent dans un contexte politique, social, réglementaire et sociétal en constante évolution auquel les filières, les entreprises et les professionnels doivent s'adapter.

96. Dans le prolongement des états généraux de l'alimentation, la loi n° 2018-938 du 30 octobre 2018 pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire (EGALIM) est le reflet d'une demande sociétale forte pour une alimentation saine, durable et accessible à tous.

97. Le secteur de l'alimentation animale est régi par un ensemble de textes réglementaires qui couvrent, entre autres, l'hygiène des établissements, la mise sur le marché et l'étiquetage des aliments. Le respect de cette réglementation, opposable aux professionnels, fait l'objet de contrôles par les services départementaux : directions départementales de la protection des populations (DDPP) ou les directions départementales de la cohésion sociale et de la protection des populations (DDCSPP) suivant les départements.

98. Les enjeux de biosécurité au sein des élevages sont croissants alors qu'apparaissent par exemple des épisodes récurrents d'influenza aviaire « grippe ». Les responsables d'élevage ainsi que le personnel permanent doivent suivre une formation relative à l'élaboration et à la gestion du plan de biosécurité en établissement et aux bonnes pratiques d'hygiène en établissement. Chaque éleveur est responsable de la construction d'un plan en 11 points. Il doit donc pouvoir expliquer comment il a construit et adapté son plan de biosécurité à son exploitation et à son mode de fonctionnement. Il doit pouvoir indiquer les mesures d'autocontrôles qu'il a mises en place.

99. Les intérêts sociétaux se portent à la fois sur la maîtrise de la qualité nutritionnelle du produit mais aussi la bonne conduite de la production dans le respect du bien-être animal. Les rapports de l'homme à l'animal n'ont cessé d'évoluer ces dernières années avec la reconnaissance de droits croissants pour les animaux que ce soit au niveau national ou européen. Parmi les obligations règlementaires des entreprises se trouvent l'obligation pour les exploitants de désigner un référent « bien-être animal » dans chaque élevage.

100. Le plan écoantibio 3 (2023-2028) lancé par le ministère en charge de l'agriculture poursuit la dynamique positive engagée dans la lutte contre l'antibiorésistance. Avec Ecoantibio 1 (2011-2017) puis Ecoantibio 2 (2017-2022), une réduction de 52 % l'exposition globale des animaux aux antibiotiques entre 2011 et 2022 a été mesurée.

101. 1.1.4. Agroécologie, systèmes d'élevage et de production

102. Les systèmes d'élevage évoluent et se diversifient pour répondre aux attentes sociétales des éleveurs, des marchés, des consommateurs, des citoyens, des territoires et des pouvoirs publics.

103. Dans un contexte économique toujours plus concurrentiel au niveau européen et mondial, la préoccupation majeure des éleveurs concerne l'évolution des revenus et l'acceptabilité sociétale des conditions élevages. Les éleveurs doivent désormais composer avec une grande volatilité des prix des produits et des intrants, des aléas climatiques et sanitaires de plus en plus marqués, des citoyens et des consommateurs plus exigeants vis-à-vis des conditions dans lesquelles s'exerce l'acte de production et ses prolongements (transport et abattage). La filière est confrontée au défi de maintenir à la fois un niveau élevé de production, de traçabilité et de qualité sanitaire, tout en diminuant ses impacts environnementaux.

104. A l'échelle des élevages, la maîtrise de l'impact de l'élevage sur la santé publique et l'environnement concerne notamment la maîtrise de l'antibiothérapie en élevage (démédicalisation, production « sans antibio » et la biosécurité qui font désormais partie intégrante de l'environnement des filières et des modes d'élevage. Le maintien des vétérinaires praticiens dans les territoires ruraux constitue également un enjeu compte tenu de l'offre insuffisante de soins et de suivi sanitaire des animaux d'élevage dans les zones rurales à faible densité d'élevages.

105. Il y a un développement de l'utilisation d'énergies d'origine renouvelable en substitution aux énergies dérivées du carbone fossile. Il s'agit de développer l'autonomie énergétique des exploitations avec le photovoltaïque (panneaux) et trackers solaires). La réduction des consommations électriques avec l'utilisation de leds et des systèmes de récupérateur de chaleur dans des bâtiments adaptés avec une ventilation dynamique.

106. Dans le cadre du changement climatique, la gestion de l'eau est un enjeu important avec un suivi renforcé des consommations, les détections de fuites, des systèmes d'abreuvement économes. La qualité de l'eau de boisson (microbiologique et biochimique) fait également l'objet d'un suivi régulier du fait de son impact direct sur la santé des volailles. L'alimentation doit faire l'objet d'adaptation pour réduire les conséquences du stress thermique avec un enrichissement des rations.

107. L'amélioration des conditions de travail est une préoccupation quotidienne des éleveurs avec des objectifs très divers et complémentaires : la réduction de la pénibilité de la tâche, le gain en efficacité, l'assouplissement de l'organisation du travail et l'amélioration du confort de travail. Toutes ces pistes de changement permettent de mieux vivre son travail en préservant sa santé, en permettant une bonne articulation entre la vie privée et la vie professionnelle, en adaptant son poste de travail à ses propres caractéristiques physiques et en diminuant le stress. L'amélioration des conditions de travail participe à l'attractivité des métiers qui est donc un enjeu majeur de la filière (7).

108. 1.2. Repérage des emplois et secteurs professionnels en lien avec les activités visées par le certificat de spécialisation

109. Les emplois dans lesquels sont mises en œuvre les compétences visées par le certificat de spécialisation correspondent aux emplois visés par les diplômes de référence : BP REA et Baccalauréat professionnel CGEA.

110. Les activités prises en compte dans le certificat de spécialisation peuvent s'exercer dans différents emplois, dans des configurations variées, indépendamment du statut et de la place du titulaire dans l'organigramme de l'entreprise. Sont répertoriés ici les différentes appellations institutionnelles ou d'usage et les codes correspondants quand ils existent des emplois et secteurs professionnels dans lesquels les activités visées par le certificat de spécialisation peuvent s'inscrire.

111. Dénominations des emplois :

112. Technicien avicole.

113. Responsable d'élevage avicole.

114. Eleveur de volailles.

115. Aviculteur.

116. 1.2.1. Codification de la spécialisation selon les nomenclatures

117. Code du répertoire opérationnel des métiers et des emplois (ROME) :

118. - code A1409 : élevage de lapins et volailles.

119. Code Nomenclature des spécialités de formation (NSF) :

120. - code 212 : production animale, élevage spécialisé, aquaculture, soins aux animaux.

121. Mention dans la convention collective de la branche

122. La convention collective nationale concernant la production agricole et les coopératives d'utilisation de matériel agricoles du 15 septembre 2020.

123. - code APE 0147Z : entreprises ou microentreprises exerçant l'activité de l'élevage de volailles.

124. 1.2.2. Les réglementations liées aux activités

125. La réglementation liée à la production avicole concerne à la fois l'exploitation, l'atelier et ses responsables, les productions, les activités de transformation et le respect de normes environnementales.

126. Installations

127. - arrêté du 3 mars 2021 modifiant l'arrêté du 27 décembre 2013 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations relevant du régime de l'autorisation au titre des rubriques nos 2101, 2102, 2111 et 3660 de la nomenclature des installations classées pour la protection de l'environnement ;

128. - arrêté ministériel du 27 décembre 2013 relatif aux prescriptions générales applicables aux installations classées pour la protection de l'environnement soumises à déclaration sous les rubriques nos 2101, 2102, 2111 ;

129. - arrêté du 30 janvier 2023 modifiant l'arrêté du 19 décembre 2011 relatif au programme d'actions national à mettre en œuvre dans les zones vulnérables afin de réduire la pollution des eaux par les nitrates d'origine agricole.

130. Déclarations des élevages et traçabilité

131. - arrêté du 27 février 2023 relatif à la lutte contre les infections à Salmonella dans les troupeaux de l'espèce Gallus gallus en filière ponte d'œufs de consommation et dans les troupeaux de reproducteurs de l'espèce Gallus gallus ou Meleagris gallopavo ;

132. - arrêté du 29 septembre 2021 relatif aux mesures de biosécurité applicables par les opérateurs et les professionnels liés aux animaux dans les établissements détenant des volailles ou des oiseaux captifs dans le cadre de la prévention des maladies animales transmissibles aux animaux ou aux êtres humains ;

133. - règlement (UE) 2016/429 du 9 mars 2016 relatif aux maladies animales transmissibles et modifiant et abrogeant certains actes dans le domaine de la santé animale (« législation sur la santé animale ») ;

134. - arrêté ministériel du 24 septembre 2015 mettant en place des visites sanitaires dans les élevages ;

135. - arrêté ministériel du 23 juillet 2012 relatif aux conditions d'exercice du vétérinaire sanitaire (détenteurs soumis à l'obligation de désigner un vétérinaire sanitaire) ;

136. - décret n° 2003-1275 du 23 décembre 2003 relatif à l'identification des établissements d'élevage de poules pondeuses ;

137. - directive 2002/4/CE de la Commission du 30 janvier 2002 concernant l'enregistrement des établissements d'élevage de poules pondeuses relevant de la directive 1999/74/CE du Conseil ;

138. - arrêté ministériel du 5 juin 2000 relatif au registre d'élevage ;

139. - directive 98/58/CE établissant les normes minimales relatives à la protection des animaux dans les élevages, transposée en droit français par l'arrêté ministériel du 25 octobre 1982 consolidé.

140. Protection animale

141. - décret n° 2003-1275 du 23 décembre 2003 relatif à l'identification des établissements d'élevage de poules pondeuses ;

142. - arrêté du 1er février 2002 établissant les normes minimales relatives à la protection des poules pondeuses ;

143. - directive 1999/74/CE du Conseil du 19 juillet 1999 établit les normes minimales relatives à la protection des poules pondeuses, transposée en droit français par l'arrêté ministériel du 1er février 2002 ;

144. - règlement (CE) n° 589/2008 de la Commission du 23 juin 2008 portant modalités d'application du règlement (CE) n° 1234/2007 du Conseil en ce qui concerne les normes de commercialisation applicables aux œufs ;

145. - directive européenne 2007/43/CE du Conseil du 28 juin 2007 établit les normes de protection des poulets destinés à la production de viande, transposée en droit français par l'arrêté du 28 juin 2010 ;

146. - arrêté du 28 juin 2010 établissant les normes minimales relatives à la protection des poulets destinés à la production de viande ;

147. - arrêté du 21 avril 2015 établissant les normes minimales relatives à l'élevage des palmipèdes destinés à la production de foie gras.

148. Biosécurité

149. - décret n° 2020-1625 du 18 décembre 2020, tous les élevages doivent désigner à partir du 1er janvier 2022 un référent bien-être animal ;

150. - arrêté du 16 décembre 2011 relatif aux conditions d'agrément des centres de rassemblement et d'enregistrement des opérateurs commerciaux et modifiant l'arrêté du 9 juin 1994 relatif aux règles applicables en matière d'échanges d'animaux vivants, de semences et embryons et à l'organisation des contrôles vétérinaires ;

151. - arrêté du 14 mars 2018 relatif aux mesures de prévention de la propagation des maladies animales via le transport par véhicules routiers d'oiseaux vivants ;

152. - arrêté du 29 septembre 2021 relatif aux mesures de biosécurité applicables par les opérateurs et les professionnels liés aux animaux dans les établissements détenant des volailles ou des oiseaux captifs dans le cadre de la prévention des maladies animales transmissibles aux animaux ou aux êtres humains.

153. Production biologique

154. - règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil du 28 juin 2007 relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits biologiques et abrogeant le règlement (CEE) n° 2092/91 ;

155. - règlement (CE) n° 889/2008 de la Commission du 5 septembre 2008 portant modalités d'application du règlement (CE) n° 834/2007 du Conseil relatif à la production biologique et à l'étiquetage des produits biologiques en ce qui concerne la production biologique, l'étiquetage et les contrôles.

156. Sanitaire

157. - règlement (CE) n° 2160/2003 du Parlement européen et du Conseil du 17 novembre 2003 sur le contrôle des salmonelles et d'autres agents zoonotiques spécifiques présents dans la chaîne alimentaire ;

158. - arrêté ministériel du 24 avril 2013 relatif à la lutte contre les infections à salmonelles considérées comme dangers sanitaires de première catégorie dans les troupeaux de poulets de chair et de dindes d'engraissement et fixant les modalités de déclaration des salmonelles considérées comme dangers sanitaires de deuxième catégorie dans ces troupeaux ;

159. - arrêté du 27 février 2023 relatif à la lutte contre les infections à Salmonella dans les troupeaux de l'espèce Gallus gallus en filière ponte d'œufs de consommation et dans les troupeaux reproducteurs de l'espèce Gallus gallus ou Meleagridis gallopavo ;

160. - arrêté du 8 juin 1994 fixant les mesures de lutte contre la maladie de Newcastle ;

161. - arrêté du 25 septembre 2023 relatif aux mesures de surveillance, de prévention, de lutte et de vaccination contre l'influenza aviaire hautement pathogène (IAHP).

162. Abattage et transformations

163. - règlement (CE) n° 178/2002 du 28 janvier 2002, établissant les principes généraux et les prescriptions générales de la législation alimentaire et fixant des procédures relatives à la sécurité des denrées alimentaires ;

164. - règlement (CE) n° 852/2004 relatif à l'hygiène des aliments est applicable à tous les exploitants du secteur alimentaire : qu'ils soient au stade de la production primaire, de la transformation ou de la distribution ; et quelles que soient les filières de production. Il exige entre autres, la mise en place de procédures fondées sur les principes HACCP dans le cadre d'un plan de maîtrise sanitaire (sauf pour la production primaire) ;

165. - règlement (CE) n° 853/2004 fixant des règles spécifiques d'hygiène applicables aux denrées alimentaires d'origine animale est applicable à tous les exploitants du secteur alimentaire manipulant ou transformant des denrées animales ou d'origine animale. Il précise l'obligation d'agrément et apporte des spécifications techniques par secteur dans son annexe III ;

166. - règlement (CE) n° 2073/2005 modifié relatif aux critères microbiologiques des denrées alimentaires ;

167. - décret du 10 octobre 2008 (correspond aux articles D. 654-2 à D.654-5 du CRPM) relatif aux établissements d'abattage de volailles et de lagomorphes non agréés ;

168. - arrêté du 31 juillet 2012 relatif aux conditions de délivrance du certificat de compétence concernant la protection des animaux dans le cadre de leur mise à mort ;

169. - arrêté du 30 décembre 2011 relatif à la participation du personnel de l'abattoir au contrôle de la production de viande de volailles et de lagomorphes ;

170. - arrêté du 18 décembre 2009 (annexe VI section III) relatif aux règles sanitaires applicables aux produits d'origine animale et aux denrées alimentaires en contenant ;

171. - arrêté ministériel du 8 juin 2006 modifié précise la procédure d'agrément et la composition du dossier d'agrément ;

172. - arrêté du 10 octobre 2008 pris pour l'application des articles D. 654-3 à D. 654-5 du code rural et relatif aux règles sanitaires applicables aux établissements d'abattage de volailles et de lagomorphes non agréés.

173. Habilitations électriques

174. Pour non électricien B0 - H0 - H0V - Bem - BS

175. Textes réglementaires relatif à l'emploi des travailleurs handicapés (OETH)

176. La loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 « pour la liberté de choisir son avenir professionnel » a réformé l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés (OETH).

177. Un accompagnement peut être proposé pour l'aménagement et l'adaptation du poste de travail avec des solutions techniques et organisationnelles telles qu'une adaptation du rythme de travail, utilisation de logiciels, affichages de consignes, utilisation de pictogrammes…

178. 1.3. Fiche descriptive des activités spécialisées (FDAS)

179. 1. Alimentation des animaux

180. 1.1. Etablit un plan d'alimentation par stade physiologique

181. 1.2. Commande les quantités nécessaires par typologie d'aliments

182. 1.3. S'assure de l'approvisionnement des aliments

183. 1.4. Contrôle l'origine des matières premières et la conformité des aliments selon le cahier des charges

184. 1.5. Etablit les différents types de formulation selon les catégories d'animaux

185. 1.6. Assure la fabrication des aliments notamment à l'aide d'automates

186. 1.7. Paramètre les automates pour l'alimentation

187. 1.8. Calcule les rations pour chaque catégorie de volailles

188. 1.9. Prépare les rations pour chaque catégorie de volailles

189. 1.10. Gère la distribution des aliments et de l'eau

190. 1.11. Règle le niveau d'accès des assiettes et des abreuvoirs selon la taille des animaux

191. 1.12. Distribue des compléments alimentaires (vitamines, compléments, gritts…)

192. 1.13. Contrôle les quantités et la qualité des aliments distribuées et consommées

193. 1.14. Contrôle les quantités d'eau consommées

194. 1.15. S'assure du bon fonctionnement des pipettes

195. 1.16. S'assure de la bonne conservation des aliments

196. 1.17. Contrôle les stocks d'aliments

197. 1.18. Prépare les volailles au gavage (jeûne, massage)

198. 1.19. Assure le gavage manuellement ou avec une machine automatique

199. 1.20. Observe constamment le comportement des animaux pendant le gavage

200. 1.21. Contrôle la bonne digestion des repas par palpation du jabot.

201. 2. Surveillance, bien-être et déplacements des animaux

202. 2.1. Met en place les animaux dans les salles en respectant la densité prévue

203. 2.2. Stimule les jeunes volailles

204. 2.3. Accompagne l'apprentissage des volières

205. 2.4. Met en mouvement les animaux

206. 2.5. Observe et écoute les animaux aux différents stades de la production

207. 2.6. Palpe les animaux pour vérifier leur bon développement

208. 2.7. Observe les déplacements des volailles et leur répartition dans le bâtiment ou les parcours

209. 2.8. Repère les anomalies liées au comportement et à l'état des animaux (crêtes, plumages, prostration)

210. 2.9. Contrôle l'aspect des fientes

211. 2.10. Evalue les conditions d'ambiance (odeurs, lumière, température, humidité…)

212. 2.11. Procède aux interventions permettant d'améliorer les conditions d'ambiance

213. 2.12. Gère la litière (entretien et renouvellement)

214. 2.13. Réalise des pesées régulières de lot d'animaux

215. 2.14. Vérifie l'absence de nuisibles

216. 2.15. Trie et allote les volailles

217. 2.16. Prépare l'enlèvement des volailles

218. 2.17. Attrape, charge, transporte et décharge des animaux

219. 2.18. Supervise les conditions de chargement et de transports des animaux

220. 3. Prévention et soins aux animaux

221. 3.1. Conçoit un plan de vaccination

222. 3.2. Prépare le matériel de vaccination et les équipements nécessaires

223. 3.3. Assure la vaccination (par nébulisation, en eau de boisson, en injections)

224. 3.4. Entretient le matériel de vaccination

225. 3.5. Assure les traitements contre les parasites et les poux

226. 3.6. Isole un animal malade ou blessé

227. 3.7. Examine et apprécie les symptômes de l'animal malade ou blessé

228. 3.8. Réalise les traitements et interventions autorisés

229. 3.9. Assure le suivi du chaponnage

230. 3.10. Vérifie la bonne conservation des médicaments et vaccins et leur mise en sécurité

231. 3.11. Repère les animaux souffrants ou malformés

232. 3.12. Euthanasie les animaux souffrants ou malformés

233. 3.13. Ramasse les animaux morts

234. 3.14. Réalise des autopsies (à caractériser)

235. 3.15. Entrepose les animaux morts dans un lieu adapté

236. 3.16. Enregistre les interventions dans le registre d'élevage

237. 3.17. Réalise des prélèvements en vue d'analyses

238. 3.18. Contrôle régulièrement la qualité de l'eau

239. 3.19. Met en place des actions correctives le cas échéant pour la qualité de l'eau

240. 3.20. Contacte le technicien ou le vétérinaire (en cas de baisse de production)

241. 4. Suivi des mesures bio sécurité relatives aux animaux, aux personnes, aux bâtiments et aux matériels

242. 4.1. Met en place un dispositif de biosécurité interne et externe

243. 4.2. Met en place les pratiques professionnelles adaptées et les mesures d'hygiène élémentaires

244. 4.3. Met en œuvre le principe de la marche en avant

245. 4.4. S'assure du bon fonctionnement et de la bonne utilisation du SAS

246. 4.5. Réalise les contrôles sanitaires obligatoires (salmonelles, parasitaires…)

247. 4.6. Réagit à une situation dégradée en terme de pathologie

248. 4.7. Contrôle, désinfecte les véhicules et matériels provenant de l'extérieur de l'élevage

249. 4.8. Planifie et réalise le vide sanitaire

250. 4.9. Réalise les opérations de nettoyage des bâtiments

251. 4.10. Contrôle la qualité du nettoyage (visuel, essuie tout, prélèvement boites contact)

252. 4.11. Démonte les équipements, installations et les barrières

253. 4.12. Réalise la désinfection des bâtiments

254. 4.13. Nettoie et désinfecte les équipements

255. 4.14. Réalise la désinsectisation et dératisation de l'élevage

256. 4.15. Fait appel aux professionnels habilités pour des interventions spécifiques

257. 4.16. Désinfecte les abords de l'exploitation (chaulage…)

258. 5. Gestion des bâtiments et des parcours

259. 5.1. Met en place les équipements nécessaires en démarrage de lot (chaines, pipettes, matériel)

260. 5.2. Préchauffe les bâtiments

261. 5.3. Installe le paillage et le renouvelle

262. 5.4. Vérifie régulièrement le bon état des litières

263. 5.5. Paramètre les installations et les alarmes

264. 5.6. Met en place l'abreuvement (purge du circuit d'eau)

265. 5.7. Vérifie le bon fonctionnement des différents éléments du système de ventilation, des trappes

266. 5.8. Vérifie les capteurs

267. 5.9. Programme et règle les éclairages

268. 5.10. Installe les enrichissements (gritts à picorer, perchoirs, luzernes…)

269. 5.11. Contrôle l'état des assiettes et des circuits d'alimentation en eau

270. 5.12. Gère le système de ventilation, l'hygrométrie

271. 5.13. Vérifie le CO2 et le taux d'ammoniac

272. 5.14. Utilise des fumigènes pour vérifier le circuit d'air

273. 5.15. Réalise l'entretien des équipements et machines (graissage, roulements, nettoyage, ventilateurs, turbines…)

274. 5.16. Réalise l'entretien courant des bâtiments

275. 5.17. Vérifie l'étanchéité des bâtiments

276. 5.18. Entretient les clôtures électriques sur les parcours extérieurs

277. 5.19. Entretient les parcours (arbres, haies, végétaux…)

278. 6. Gestion environnementale de la production

279. 6.1. Assure un tri sélectif des déchets (notamment fioles de vaccins, papier, tenues, cartons, bidons)

280. 6.2. Vérifie la conformité des installations de stockage et de traitement des effluents de l'élevage

281. 6.3. Met en place un système d'épandage des effluents performant sur le plan environnemental

282. 6.4. Valorise les effluents de l'élevage sous différentes formes

283. 6.5. Tient à jour le cahier d'épandage

284. 6.6. Met en place un plan d'économie d'énergie et d'eau pour l'élevage

285. 6.7. Vérifie régulièrement le niveau de consommation d'eau pour l'élevage

286. 6.8. Optimise la végétalisation des parcours

287. 7. Ramassage et conditionnement des œufs

288. 7.1. Vérifie le bon état des nids

289. 7.2. Ramasse les œufs

290. 7.3. Contrôle la qualité (texture, couleur, aspect)

291. 7.4. Assure le tri en fonction de leur destination finale

292. 7.5. Date les œufs

293. 7.6. Conditionne les œufs

294. 8. Gestion technique et économique de l'élevage

295. 8.1. Détermine des objectifs opérationnels et des indicateurs propres à la conduite de l'élevage en lien avec les objectifs stratégiques de l'entreprise

296. 8.2. Mesure l'écart entre la situation existante et les objectifs fixés

297. 8.3. Contrôle l'adéquation des moyens et des compétences nécessaires aux objectifs fixés

298. 8.4. Planifie le travail

299. 8.5. Organise la conduite de l'élevage

300. 8.6. Met en place des mesures d'hygiène et de travail en sécurité adaptée

301. 8.7. Accueille les équipes d'intervention dans de bonnes conditions (ramassage, transports, vaccinations)

302. 8.8. Planifie les opérations de conduite en lot

303. 8.9. Vérifie l'atteinte des objectifs de dé médication

304. 8.10. Négocie les contrats liés à l'élevage

305. 8.10. Identifie les indicateurs clé de résultats et leurs relations

306. 8.11. Choisit et met en place ses outils de gestion technique et économique (budget prévisionnel)

307. 8.12. Extrait des résultats de gestion selon les objectifs

308. 8.13. Assure un suivi comptable de son atelier (provisions, solde de trésorerie)

309. 8.14. Procède aux enregistrements nécessaires à l'aide des outils numériques ou manuellement (relevés des températures, consommations, mortalités, vaccinations, traitements…)

310. 8.15. Communique avec son environnement : voisins, institutionnels…

311. Dans le cas où l'activité complémentaire « Transformation » est mise en œuvre, les activités correspondantes sont les suivantes :

312. 9. Transformation des volailles

313. 9.1. Elabore un plan de maîtrise sanitaire (PMS)

314. 9.2. Elabore des diagrammes de fabrication

315. 9.3. Elabore un dossier d'agrément pour chaque activité (hors EANA)

316. 9.4. Gère les stocks et les approvisionnements

317. 9.5. Planifie les activités

318. 9.6. Assure le respect des règles d'hygiène et de sécurité sanitaire

319. 9.7. Maintient en bon état sa zone de travail d'un point de vue propreté et sécurité

320. 9.8. Régule les conditions d'ambiance

321. 9.9. Assure le respect de la chaîne du froid

322. 9.10. Applique la réglementation en vigueur en matière de transformation de la viande

323. 9.11. Sélectionne les animaux à abattre (poids, état de santé

324. 9.12. Procède à la mise à jeun

325. 9.13. Prépare les différentes salles, le matériel d'abattage, les vêtements de travail et les différents produits nécessaires

326. 9.14. Réalise un contrôle des volailles avant l'abattage

327. 9.15. Réalise l'abattage (électronarcose, saignée)

328. 9.16. Réalise le plumage mécanique et manuel

329. 9.17. Réalise les opérations d'éviscération des volailles

330. 9.18. Réalise un contrôle des carcasses

331. 9.19. Place les carcasses en salle de ressuage

332. 9.20. Contrôle la température des carcasses

333. 9.21. Réalise des autocontrôles bactériologiques sur la peau des cous

334. 9.22. Procède aux opérations de découpe

335. 9.23. Prépare les matières premières en fonction de la recette

336. 9.24. Pèse les quantités des différents composants

337. 9.25. Met en œuvre les techniques de préparation culinaires (fumage, salage, séchage, cuisson, marinades - hors EANA

338. 9.26. Réalise des contrôles physico-chimiques et organoleptiques

339. 9.27. Effectue les mesures correctives, le cas échéant

340. 9.28. Renseigne les fiches de fabrication des produits

341. 9.29. Pèse les pièces de volailles

342. 9.30. Assure le conditionnement des produits

343. 9.31. Assure l'étiquetage réglementaire des produits

344. 9.32. Assure le stockage des produits

345. 9.33. Réalise le nettoyage et la désinfection des ustensiles et des locaux

346. 9.34. Traite les sous-produits d'animaux

347. 9.35. Gère l'évacuation des déchets et des effluents

348. 1.4. Situations professionnelles significatives (SPS)

349. Le tableau suivant présente les situations professionnelles significatives (SPS) de la compétence, c'est à-dire les situations qui, si elles sont maîtrisées, permettent de rendre compte de l'ensemble des compétences mobilisées dans le travail.

350. Les SPS sont regroupées en champs de compétences, selon les ressources qu'elles mobilisent et la finalité visée.

351. Toutes les activités sont réalisées en intégrant la réglementation en matière de sécurité, de santé et de protection de l'environnement et le cadre réglementaire de l'activité.


Champs de compétences

Situations professionnelles significatives

Finalités

Pilotage technico économique et environnemental d'un atelier d'élevage avicole

Etablissement d'un plan annuel de prophylaxie avec le vétérinaire
Conception d'un aménagement des parcours
Détermination d'un mode de valorisation des effluents d'élevage
Détermination des usages de l'eau de l'atelier
Analyse des contrats de production de l'atelier avicole
Suivi de l'indice de consommation
Analyse de la marge brute d'une bande
Analyse du bilan annuel technico-économique d'un atelier
Evaluation de l'impact climatique et environnementale de l'atelier

Définir une conduite technique de l'élevage avicole résiliente et multi performante permettant d'atteindre les objectifs fixés

interventions liées à la conduite de l'élevage avicole

Tour de l'élevage avicole
Démarrage d'une bande
Vaccination d'une bande
Examen nécropsique d'une volaille
Ramassage et tri des œufs
Préparation de la mise en place d'une bande
Réglages des paramètres d'ambiance du bâtiment d'élevage avicole
Réglages des appareils de distribution d'aliments et d'eau
Suivi des stocks d'aliments
Décontamination d'un bâtiment en fin de bande

Optimiser la qualité et le niveau de production en réduisant les risques sanitaires et dans le respect du bien-être des volailles et de l'environnement

352. Le tableau ci-dessous présente le champ de compétences et les SPS relatives aux activités de transformation des productions avicoles


Champs de compétences

Situations professionnelles significatives

Finalités

Transformation des productions avicoles

Abattage de volailles
Eviscération de volailles
Découpe de volailles
Préparation d'un produit brut à base de volaille
Préparation d'un produit transformé à base de volaille
Tenue d'une fiche de suivi de fabrication
Conditionnement et étiquetage d'un produit pour la vente
Mise en œuvre du plan de maîtrise sanitaire de l'atelier

Valoriser sa production en conformité avec les normes sanitaires dans le cadre d'une commercialisation en circuit court

353. 2. Référentiel de compétences « Conduite d'un élevage de production avicole » (*)

354. Le référentiel de compétences du CS « Conduite d'un élevage de production avicole » est constitué de 3 capacités.

355. Le tableau suivant met en lien les capacités du titulaire du CS « Conduite d'un élevage de production avicole » avec les champs de compétences et les SPS identifiées dans chacun de ces champs.

356. (*) Intitulé provisoire.

Annexe LEGIARTI000050059067


Capacités

Champs de compétences
et finalités

Situations professionnelles significatives

C1. Assurer le pilotage technico-économique et environnemental d'un atelier d'élevage avicole
C1.1. Définir la conduite de l'atelier d'élevage avicole
C1.2. Réaliser le suivi et l'analyse des performances technico-économiques et environnementales de l'atelier

Pilotage technico-économique et environnemental d'un atelier d'élevage avicole
Définir une conduite technique de l'élevage avicole résiliente et multi-performante permettant d'atteindre les objectifs fixés

Etablissement d'un plan annuel de prophylaxie avec le vétérinaire
Conception d'un aménagement des parcours
Détermination d'un mode de valorisation des effluents d'élevage
Détermination des usages de l'eau de l'atelier
Analyse des contrats de production de l'atelier avicole
Suivi de l'indice de consommation
Analyse de la marge brute d'une bande
Analyse du bilan annuel technico-économique de l'atelier
Evaluation de l'impact climatique et environnemental de l'atelier

C2. Réaliser les interventions liées à la conduite de l'élevage avicole
C2.1. Réaliser le suivi sanitaire et les interventions sur les volailles
C2.2. Optimiser les conditions de vie des volailles dans les bâtiments

Interventions liées à la conduite d'un élevage avicole
Optimiser la qualité et le niveau de production en réduisant les risques sanitaires et dans le respect du bien-être des volailles et de l'environnement

Tour de l'élevage avicole
Démarrage d'une bande
Vaccination d'une bande
Examen nécropsique d'une volaille
Ramassage et tri des œufs
Préparation de la mise en place d'une bande
Réglages des paramètres d'ambiance d'un bâtiment d'élevage avicole
Réglages des appareils de distribution d'aliments et d'eau
Suivi des stocks d'aliments
Décontamination d'un bâtiment en fin de bande

C3. Réaliser les opérations relatives à la transformation des volailles
C3.1. Réaliser les opérations d'abattage et de découpe des volailles
C3.2. Réaliser la préparation de produits à base de volaille prêts à la vente

Transformation des productions avicoles
Valoriser sa production en conformité avec les normes sanitaires dans le cadre d'une commercialisation en circuit court

Abattage de volailles
Eviscération de volailles
Découpe de volailles
Elaboration d'une recette et de son process
Réalisation d'une préparation de viande de volaille fraiche
Préparation d'un produit transformé à base de viande de volaille
Etiquetage d'un produit pour la vente
Mise en œuvre du plan de nettoyage et de désinfection

1. 3. Référentiel d'évaluation

2. Le référentiel d'évaluation présente les modalités et les critères retenus pour l'évaluation des capacités du référentiel de compétences. Les indicateurs relatifs à chacun des critères sont élaborés par le centre habilité pour la mise en œuvre de la certification.

3. Le certificat de spécialisation « Conduite d'un élevage de production avicole » est un titre organisé et délivré en unités capitalisables (UC), spécifique à la formation professionnelle continue et à l'apprentissage. Les unités capitalisables peuvent être obtenues indépendamment. Chaque unité capitalisable correspond à une capacité du référentiel de compétences et correspond à un bloc de compétences.

4. Les règles communes de l'évaluation des diplômes en unités capitalisables du ministère chargé de l'agriculture sont définies dans la note de service DGER/SDPFE/2016-31 du 5/01/2016.

5. Toutes les unités capitalisables du certificat de spécialisation « Conduite d'un élevage de production avicole » doivent faire l'objet d'une évaluation en situation professionnelle.

6. Le tableau suivant donne à voir les correspondances entre UC et capacités. Il précise également les modalités d'évaluation ainsi que les critères à prendre en compte pour certifier la capacité.

7. Le travail en sécurité est une condition sine qua non pour la certification des capacités C2 et C3.


UC

Modalités d'évaluation

Capacités

Critères

UC 1

Evaluation en situation professionnelle

C1. Assurer le pilotage technico-économique et environnemental d'un atelier d'élevage avicole
C1.1. Définir la conduite d'un atelier d'élevage avicole

Diagnostic de l'atelier d'élevage avicole
A partir de la mise en lien des moyens et des objectifs de production, des enjeux de transition agroécologiques et de bien-être animal et humain, le candidat identifie les espaces d'autonomie et les marges de manœuvre dont il dispose dans les choix de conduite de la production de l'atelier.
Elaboration de pistes d'évolution de la conduite de l'atelier avicole à partir des enjeux de rentabilité, de bien-être animal et humain et de préservation des ressources communes
A partir du diagnostic, le candidat détermine des hypothèses d'évolution de la conduite de l'atelier qui articulent rentabilité et durabilité/soutenabilité

Evaluation en situation professionnelle

C1.2. Réaliser le suivi et l'analyse des performances technico-économiques et environnementales de l'atelier

Suivi des performances technico-économiques de la bande en cours
Tout au long de la conduite de la bande, le candidat compare les indicateurs techniques et économiques aux objectifs de production pour ajuster sa conduite.
Bilan technico-économique et environnemental de la conduite de l'atelier
A partir de la combinaison de différents indicateurs, le candidat évalue les performances technico économiques et les impacts environnementaux de la conduite pour vérifier la rentabilité et la durabilité/soutenabilité de l'atelier.

UC 2

Evaluation en situation professionnelle

C2. Réaliser les interventions liées à la conduite de la production avicole
C2.1. Réaliser le suivi sanitaire et les interventions sur les volailles

Diagnostic de l'état physiologique et sanitaire des volailles
En fonction du stade physiologique de la bande, le candidat évalue la croissance, le développement et le bien-être des animaux dans leur environnement et repère les comportements normaux ou inhabituel, les éventuelles anomalies, pour décider des interventions à effectuer.
Réalisation des interventions
Le candidat organise le travail et met en œuvre les techniques spécifiques à la nature des interventions.
Relation aux animaux
Le candidat prend en compte les réactions des volailles : il les approche, contient et manipule de manière à limiter leur niveau de stress et, le cas échéant, leur douleur.

Evaluation en situation professionnelle

C2.2. Optimiser les conditions d'élevage des volailles dans les bâtiments

Diagnostic des conditions d'élevage et du bien-être animal
Le candidat combine les informations issues des instruments de pilotage, de sa perception et des comportements des volailles pour évaluer l'adéquation des conditions d'élevage à leurs besoins.
Régulation des paramètres d'ambiance et du système de distribution des aliments
A partir de son diagnostic le candidat adapte les réglages des différents équipements et réalise les opérations pour maintenir les conditions optimales d'élevage.
Vigilance permanente envers les conditions de vie des volailles
Le candidat réalise des contrôles réguliers et réagit à toute anomalie pour la corriger rapidement

UC 3

Evaluation en situation professionnelle

C3. Réaliser les opérations relatives à la transformation des volailles
C3.1. Réaliser les opérations d'abattage et de découpe des volailles

Réalisation technique des opérations ante mortem
Le candidat prépare les animaux vivants de manière à limiter leur stress et met en œuvre une technique d'anesthésie respectueuse du bien-être animal avant de pratiquer la saignée
Réalisation technique des opérations post mortem
Le candidat met en œuvre les opérations de préparation des carcasses dans le respect du plan de maîtrise sanitaire de manière à obtenir des produits de qualité

Evaluation en situation professionnelle

C3.2. Réaliser la préparation de produits à base de volaille prêts à la vente

Organisation de l'atelier de transformation
Le candidat prévoit les ingrédients et consommables et prépare ses différents postes de travail de façon à favoriser l'efficacité du travail et à respecter la marche en avant
Mise en œuvre des procédés de fabrication et de conservation
Le candidat respecte la recette et son process pour assurer une fabrication conforme sur les plans organoleptique et réglementaire
Contrôle de la qualité sanitaire des produits
Le candidat exerce une vigilance permanente envers le maintien de la qualité sanitaire des produits tout au long de leur fabrication puis de leur conservation et réalise les contrôles requis

8. L'ensemble des capacités se développe en prenant en compte la réglementation qui cadre l'exercice professionnel dans la filière avicole en matière de sécurité et de santé au travail, de santé et de bien-être animal et de protection de l'environnement.

9. Siglier


ANVOL

Interprofession des Volailles Françaises

AOC-AOP

Appellation d'Origine Contrôlée-Protégée

CCP

Certification de Conformité Produit

CS

Certificat de spécialisation

EANA

Abattage non agréé

EGALIM

Loi pour l'équilibre des relations commerciales dans le secteur agricole et alimentaire et une alimentation saine, durable et accessible à tous

FDAS

Fiche descriptive des activités spécialisées

IAHP

Influenza aviaire hautement pathogène

NSF

Nomenclature des spécialités de formation

OP

Organisations de producteurs

PSG

Plan simple de gestion

ROME

Répertoire opérationnel des métiers et des emplois

UC

Unité capitalisable

10. ANNEXE II

11. TABLEAUX DE CORRESPONDANCES ENTRE L'OPTION « CONDUITE D'UN ÉLEVAGE AVICOLE ET COMMERCIALISATION DES PRODUITS » DU CERTIFICAT DE SPÉCIALISATION AGRICOLE CRÉÉ PAR L'ARRÊTÉ DU 10 JUILLET 2000 ET L'OPTION RÉNOVÉE « CONDUITE D'UN ÉLEVAGE DE PRODUCTION AVICOLE » CRÉÉE PAR LE PRÉSENT ARRÊTÉ


UC du CS Conduite d'un élevage avicole et commercialisation des produits
Arrêté du 10.07.2000

UC du CS Conduite d'un élevage de production avicole
Arrêté du 20 juin 2024

UC1. Etre capable d'organiser un système de production avicole non intensif (chair et/ou production d'œufs)

UC1. Assurer le pilotage technico-économique et environnemental d'un atelier d'élevage avicole

UC3. Etre capable d'analyser les résultats technico-économiques de la production avicole non intensive (chair et/ou production d'œufs)

UC2. Etre capable de mettre en œuvre les techniques de production en aviculture non intensive (chair et/ou production d'œufs) dans le respect de la sécurité alimentaire et du travail, de l'environnement et du bien-être animal

UC2. Réaliser les interventions liées à la conduite de l'élevage avicole

UC4. Etre capable de mettre en œuvre les techniques de transformation et de commercialisation des productions avicoles non intensives dans le respect de l'hygiène, de l'environnement, de la sécurité alimentaire et du travail

UC3. Réaliser les opérations relatives à la transformation des volailles

12. Les 2 UC1 et 3 de l'ancien CS, donnent ensemble l'UC1 du nouveau CS.

13. (1) Agreste - synthèse conjoncturelle juillet 2023 n° 413.

14. (2) Source Anvol.

15. (3) Exigences minimales définies dans des Conditions de production communes, et réglementation européenne : règlement (CE) n° 543/2008 de la Commission du 16 juin 2008 portant modalités d'application du règlement (CE) n° 1234/2007 du Conseil en ce qui concerne les normes de commercialisation pour la viande de volaille.

16. (4) Graph'agri 2022 - l'agriculture, la forêt, la pêche et les industries agroalimentaires Agreste.

17. (5) Graph'agri 2022 - l'agriculture, la forêt, la pêche et les industries agroalimentaires Agreste.

18. (6) Source Anvol - 2022.

19. (7) Trucs et astuces en élevage avicole - chambres d'agriculture de Bretagne - Juillet 2020.

Fait le 20 juin 2024.

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général de l'enseignement et de la recherche, B. Bonaimé

Textes cités liens · DILA5

Code rural et de la pêche maritime

Aller plus loin

Lire ce texte tel qu'il a été publié au Journal officiel, avant toute modification (le 30 juillet 2024).

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