Texte consolidé · Arrêté

Arrêté du 12 septembre 2011 fixant les règles de détermination des distances d'isolement relatives aux chantiers de dépollution pyrotechnique

Texte en vigueur, version consolidée au 6 novembre 2026.

Versions du texte
NatureArrêté
Signé le12 septembre 2011
Publié le23 octobre 2011
Articles15 articles en vigueur
NORETST1119510A
IdentifiantLEGITEXT000024699136
RéférenceArrêté du 12 septembre 2011 fixant les règles de détermination des distances d'isolement relatives aux chantiers de dépollution pyrotechnique, version consolidée au 6 novembre 2026Légifrance →

Le ministre de la défense et des anciens combattants, le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration et le ministre du travail, de l'emploi et de la santé,

Vu le livre Ier de la quatrième partie du code du travail, notamment l'article L. 4111-6 ;

Vu le décret n° 2005-1325 du 26 octobre 2005 modifié relatif aux règles de sécurité applicables lors des travaux réalisés dans le cadre d'un chantier de dépollution pyrotechnique ;

Vu l'arrêté du 23 janvier 2006 fixant le niveau des connaissances requises et les aptitudes médicales pour les personnes exerçant les fonctions de chargé de sécurité pyrotechnique, de responsable du chantier pyrotechnique et pour les personnes appelées à exécuter les opérations de dépollution pyrotechnique ;

Vu l'avis du conseil d'orientation des conditions de travail du 17 juin 2011 ;

Vu l'avis de la commission consultative d'évaluation des normes en date du 7 juillet 2011,

Arrêtent :

Section 1 : Généralités et définitions

Article 1 LEGIARTI000024699143

1. Le présent arrêté s'applique à toutes les opérations de dépollution pyrotechnique visées à l'article 1er du décret du 26 octobre 2005 susvisé.

2. Il fixe les règles à observer, conformément aux dispositions de l'article 29 du décret du 26 octobre 2005 modifié susvisé, pour la détermination des distances d'isolement à maintenir entre les zones de présence de travailleurs du chantier de dépollution, d'une part, et entre ces zones de présence de travailleurs et les installations avoisinantes, d'autre part.

Article 2 LEGIARTI000024699149

1. I.I. ― Ces distances d'isolement traduisent les implantations maximum admissibles pour les travailleurs du chantier, d'une part, pour les installations avoisinantes au chantier, d'autre part, vis-à-vis du risque que présentent les activités pyrotechniques mentionnées à l'article 1er du décret du 26 octobre 2005 susvisé.

2. Ce risque est calculé en fonction des critères suivants :

3. 1. La gravité des effets de cet événement.

4. 2. La probabilité d'exposition à cet événement :

5. 2.1. La probabilité intrinsèque d'un événement pyrotechnique ;

6. 2.2. Le taux de présence dans les zones d'effets.

7. I.II. ― Aux fins du présent arrêté, il faut entendre :

8. Par événement pyrotechnique une explosion, combustion ou décomposition de matières ou objets explosifs non contrôlés.

9. Par siège exposant chaque emplacement du chantier de dépollution pyrotechnique, situé en plein air ou dans un local, où des matières ou objets explosifs sont présents ou susceptibles d'être présents.

10. Par zone de présence de travailleurs chaque emplacement du chantier de dépollution pyrotechnique, situé en plein air ou dans des locaux, où des travailleurs sont présents ou susceptibles d'être présents.

11. Par installation avoisinante chaque lieu possible d'activités humaines situé dans l'environnement du chantier de dépollution pyrotechnique et appartenant ou non à l'établissement dans lequel se situe ce chantier.

12. Les zones de présence des travailleurs et les installations avoisinantes constituent des « sièges exposés ».

Article 3 LEGIARTI000024699145

1. L'étude de sécurité pyrotechnique prévue à l'article 3 du décret n° 2005-1325 du 26 octobre 2005 susvisé détermine pour chaque siège exposant :

2. 1. Les zones d'effets déterminées conformément à l'article 4 du présent arrêté. L'efficacité des dispositifs de protection ou de confinement des effets d'un événement pyrotechnique est justifiée par un dossier technique de conception contenant tous les éléments justificatifs théoriques ou expérimentaux ;

3. 2. La probabilité d'exposition à un événement pyrotechnique telle que définie à l'article 5. Si le traitement de la munition implique de lever certaines hypothèses au cours du processus de mise au jour et d'identification, l'étude de sécurité pyrotechnique présente les différentes options de travail possibles ;

4. 3. Le risque quantifié résultant pour chaque siège exposé déterminé conformément à l'article 6 ;

5. 4. Les mesures prises pour éviter l'aggravation d'un événement pyrotechnique par « effet domino ».

6. L'étude de sécurité justifie le choix du mode de destruction des munitions, le dimensionnement des dispositifs de réduction des effets et l'étendue du périmètre de sécurité dans lequel toute présence est interdite pendant la phase de destruction proprement dite.

Section 2 : Evaluation du risque

A. - Zones d'effets

Article 4 LEGIARTI000024699147

1. Chaque siège exposant se trouve à l'origine de zones d'effets en cas d'événement pyrotechnique. Ces zones d'effets sont réparties en cinq classes de gravité définies dans le tableau suivant :

2. Vous pouvez consulter le tableau dans le

3. JOn° 247 du 23/10/2011 texte numéro 5

4. Les rayons de ces zones sont évalués en prenant en considération les propriétés explosives particulières des matières ou objets présents ou susceptibles d'être présents dans chaque siège exposant et en tenant compte des dispositions de protection envisagées et des conditions existantes susceptibles de réduire ou d'aggraver le danger.

5. Les rayons de ces zones, en fonction de configurations génériques, sont définis à l'annexe I du présent arrêté.

B. - Probabilité d'exposition à un événement pyrotechnique

Article 5 LEGIARTI000024699155

1. La probabilité d'exposition à un événement pyrotechnique est estimée pour chaque siège exposé.

2. Les degrés de probabilité, désignés PE1*, PE1, PE2, PE3, PE4, PE5, sont définis en fonction des fréquences annuelles suivantes :

PE1*

PE1

PE2

PE3

PE4

PE5

Situation théoriquement possible mais jamais constatée
Correspond à une fréquence annuelle
≤ 10-5
Situation extrêmement rare
Correspond à une fréquence annuelle 10-5 < ≤ 10-4
Situation très rare
Correspond à une fréquence annuelle 10-4 < ≤ 10-3
Situation rare
Correspond à une fréquence annuelle 10-3 < ≤ 10-2
Situation assez fréquente
Correspond à une fréquence annuelle 10-2 < ≤ 10-1
Situation fréquente
Correspond à une fréquence annuelle > 10-1

3. Ces probabilités d'exposition sont calculées en multipliant les valeurs suivantes :

4. 1. La probabilité intrinsèque de l'événement pyrotechnique. Cette probabilité dépend notamment de la nature de la munition, de son état de conservation, de son accessibilité, de la présence ou non de système d'amorçage sur la munition et du type d'opération effectuée. Cette probabilité s'entend pour une opération conduite de manière permanente, avec des opérateurs qualifiés conformément aux dispositions de l'arrêté du 23 janvier 2006 susvisé. Un tableau des probabilités (P1 à P5) figure à l'annexe II. Des probabilités plus faibles pourront être proposées si elles s'appuient sur des avancées technologiques dûment qualifiées.

5. 2. Le taux de présence dans les zones d'effets d'une opération susceptible d'être à l'origine de l'événement pyrotechnique. Un dossier justificatif du taux de présence est joint à l'étude de sécurité pyrotechnique.

6. Des lignes directrices pour le calcul de la probabilité d'exposition figurent à l'annexe III.

C. - Evaluation du risque pyrotechnique

Article 6 LEGIARTI000024699159

1. Le risque annuel auquel est exposé un travailleur ou une installation au danger d'un siège exposant est défini comme le produit des valeurs suivantes :

2. 1. La gravité des effets de l'événement pyrotechnique définie à l'article 4 du présent arrêté ;

3. 2. La probabilité d'exposition à cet événement définie à l'article 5.

4. La combinaison de ces deux valeurs détermine la matrice d'implantation définie à l'article 8.

D. - Inventaire des zones de présence de travailleurs et des installations à protéger

Article 7 LEGIARTI000024699163

1. Le tableau suivant définit les différentes zones de présence de travailleurs du chantier qui sont exposées aux effets d'un événement pyrotechnique qui se produirait sur un siège exposant.

TRAVAILLEURS À L'INTÉRIEUR DU CHANTIER

Caractéristiques de chaque emplacement de travail

Symbole
de classement

Zone de présence de travailleurs, ainsi que sa voie d'accès, qui interviennent sur le siège exposant considéré

t1

Zone de présence de travailleurs, ainsi que sa voie d'accès, qui interviennent sur un autre siège exposant et non classée "t1"

t2

Zone de présence de travailleurs n'effectuant pas de travaux pyrotechniques

t3

2. Le tableau suivant définit les différentes catégories d'installations avoisinantes intérieures à l'établissement d'accueil, qui sont exposées aux effets d'un événement pyrotechnique qui se produirait sur un siège exposant.

INSTALLATIONS AVOISINANTES INTÉRIEURES
à l'établissement où se situe le chantier

Caractéristiques de chaque catégorie d'installation

Symbole
de classement

Installation pyrotechnique et voies de circulation intérieures les desservant

a2

Bâtiments et locaux non pyrotechniques et voies d'accès non classées "a2"

a3

Installations industrielles, commerciales ou agricoles ou locaux habités ou fréquentés qui ne sont pas nécessairement liés à l'établissement. Installations non enterrées d'alimentation ou de distribution d'eau, d'énergie

a4

Lieux de grands rassemblements de personnes (stades, lieux du culte, marchés, écoles, hôpitaux, etc.), agglomérations denses, immeubles de grande hauteur ou formant mur rideau, lieux de séjour de personnes vulnérables

a5

3. Le tableau suivant définit les différentes catégories d'installations avoisinantes extérieures à l'établissement qui sont exposées aux effets d'un événement pyrotechnique qui se produirait sur un siège exposant.

INSTALLATIONS AVOISINANTES EXTÉRIEURES
à l'établissement d'accueil

Type d'installation

Caractéristiques de chaque catégorie d'installations

Symbole de classement

Voies de circulation (*)

Voies peu fréquentées où le trafic est inférieur ou égal à 200 véhicules par jour

b1

Voies fréquentées où le trafic est compris entre 200 et 2 000 véhicules par jour

b2

Voies très fréquentées où le trafic dépasse 2 000 véhicules par jour

b3

Constructions ou emplacements

Constructions non habitées peu fréquentées (abris de jardin, hangars agricoles, etc.)

c1

Locaux habités ou fréquentés liés à l'établissement ou habitations isolées

c2

Installations industrielles, commerciales ou agricoles ou locaux habités ou fréquentés

Installations non enterrées d'alimentation ou de distribution d'eau, d'énergie (**)

c3

Lieux de grands rassemblements de personnes (stades, lieux du culte, marchés, écoles, hôpitaux, etc.), agglomérations denses, immeubles de grande hauteur ou formant mur rideau, lieux de séjour de personnes vulnérables

c4

(*) Les voies ferrées et fluviales seront traitées par équivalence de trafic.
(**) L'étude de sécurité devra également évaluer les risques de dommages aux réseaux enterrés situés à proximité des installations pyrotechniques, à l'intérieur ou à l'extérieur du chantier.

Section 3 : Risques maximaux admissibles en zone dangereuse

A. - Règles d'implantation des zones de présence de travailleurs et des installations

Article 8 LEGIARTI000024699167

1. Le risque annuel maximum, tel que défini à l'article 6, admissible selon la catégorie de la zone de présence de travailleurs ou de l'installation exposée aux effets d'un événement pyrotechnique est fixé comme suit :

RISQUE ANNUEL MAXIMUM ADMISSIBLE
pour les différentes catégories de zones de présence de travailleurs et d'installations

<10-7

<10-6

<10-5

<10-4

<10-3

<10-2

<10-1

>10-1

t3

t2

t1

a5

a4

a3 a2







b3

b2

b1





c4

c3

c2

c1





2. Ce tableau se traduit par la matrice des possibilités d'implantations suivante :

PROBABILITÉ D'EXPOSITION À UN ÉVÉNEMENT PYROTECHNIQUE

Zones d'effets

PE1*

PE1

PE2

PE3

PE4

PE5

Z1

t1 t2 t3
a2 a3
b1 b2
c1 c2

t1 t2
b1
c1

t1

Z2

t1 t2 t3
a2 a3
b1 b2
c1 c2

t1 t2
b1
c1

t1

Z3

t1 t2 t3
a2 a3 a4
b1 b2 b3
c1 c2 c3

t1 t2 t3
a2 a3
b1 b2
c1 c2

t1 t2
b1
c1

t1

Z4

t1 t2 t3
a2 a3 a4

b1 b2 b3
c1 c2 c3

t1 t2 t3
a2 a3 a4

b1 b2 b3
c1 c2 c3

t1 t2 t3
a2 a3

b1 b2
c1 c2

t1 t2

b1
c1

t1

ZLP

t1 t2 t3
a2 a3 a4 a5
b1 b2 b3
c1 c2 c3 c4

t1 t2 t3
a2 a3 a4
b1 b2 b3
c1 c2 c3

t1 t2 t3
a2 a3 a4
b1 b2 b3
c1 c2 c3

t1 t2 t3
a2 a3
b1 b2
c1 c2

t1 t2
b1
c1

t1

3. Cette matrice prend en compte, pour chaque cas, la gravité maximum associée à chaque zone d'effets et la probabilité maximum associée à chaque classe de probabilité d'exposition à un événement.

4. L'étude de sécurité visée à l'article 3 recherche les implantations les moins exposées.

5. Notamment, le nombre de personnes admises à se trouver dans les zones Z1 et Z2 ne devra pas dépasser cinq pour une probabilité annuelle d'exposition égale à PE2.

6. Les implantations de type ai sont subordonnées à l'élaboration d'un protocole entre le chef du chantier et le chef de l'établissement d'accueil visant à formaliser la gestion de la sécurité pyrotechnique sur le site.

Article 9 LEGIARTI000024699169

1. Les limites des zones d'effets, ainsi que celles du périmètre de sécurité visé à l'article 3, sont reportées sur un plan du chantier concerné et de ses alentours. Sur ce plan figurent, en particulier, les implantations des sièges exposés situés dans ces zones. Chaque site exposant est reporté sur le plan de chantier avec ses zones d'effets.

B. - Dérogation pour des opérations particulières

Article 10 LEGIARTI000024699173

1. Les activités opérationnelles de défense peuvent nécessiter le maintien en fonctionnement de bâtiments ou locaux non pyrotechniques implantés dans les zones d'effets dangereux et dépourvus de lien avec l'opération de dépollution pyrotechnique. Dans ce cas, une dérogation aux dispositions de l'article 8 peut être demandée à titre exceptionnel.

2. Sur la demande du responsable du chantier désigné à l'article 16 du décret du 26 octobre 2005 susvisé, le maître d'ouvrage transmet aux autorités chargées d'approuver l'étude de sécurité pyrotechnique, conformément à l'article 8 du décret du 26 octobre 2005 susvisé, une demande de dérogation accompagnée de son avis, ainsi que de celui de l'autorité relevant du ministère de la défense concernée par l'activité opérationnelle visée et des mesures compensatoires prises. La demande d'approbation de l'étude de sécurité pyrotechnique modifiée est transmise concomitamment.

3. Les autorités chargées d'approuver l'étude de sécurité pyrotechnique se prononcent sur la demande de dérogation, après avoir pris l'avis de l'inspecteur de l'armement des poudres et explosifs.

Article 11 LEGIARTI000024699175

A abrogé :

  • Arrêté du 29 juin 2010 Sct. SECTION I : GENERALITES, Art. 1, Art. 2, Sct. SECTION II : RISQUES A PREVOIR, Sct. A. ― Zones d'effets , Art. 3, Sct. B.
  • Probabilité d'accident pyrotechnique , Art. 4, Sct. C. ― Evaluation des risques pyrotechniques, Art. 5, Sct. SECTION III : RISQUES MAXIMAUX ADMISSIBLES EN ZONE DANGEREUSE, Sct. A.
  • Inventaire des installations à protéger , Art. 6, Sct. B.
  • Règles d'implantation des installations , Art. 7, Art. 8, Sct. C. ― Dérogation opérations particulières , Art. 9, Art. 11, Sct. Annexes, Art. Annexe I, Art. Annexe II

Article 12 LEGIARTI000024699177

1. Le directeur général du travail, le directeur central du service d'infrastructure de la défense et le directeur de la sécurité civile sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française.

Annexes

Article Annexe I LEGIARTI000024699179

1. DÉTERMINATION DES ZONES À RISQUE

2. L'étendue des zones d'effets dépend essentiellement de la configuration du terrain, des moyens de protection mis en place et de la nature et, en particulier, des propriétés des matières et produits explosifs considérés. Les tableaux ci-dessous présentent les rayons des zones d'effets définies au sens de l'article 4. Ils sont établis pour des munitions de référence dans des situations de type terrain nu, mais aussi en tenant compte des réductions de zones liées à la configuration de découverte de l'objet pyrotechnique, ainsi qu'à la mise en place de dispositifs de protection efficaces. Ces zones d'effets sont globales et prennent en compte les effets liés au souffle, aux projections primaires et débris de cratère, au rayonnement thermique. L'évaluation des zones d'effets pour le scénario d'événement pyrotechnique considéré se ramènera à l'exploitation de ces tableaux de référence par une approche majorante sur le cas à retenir au niveau du choix de la munition donneuse et de la configuration associée. D'autres valeurs pourront être proposées pour des configurations particulières à justifier. Les dispositions à la phase de destruction ne relèvent pas de cette annexe.

3. 1. Etendue des zones d'effets (ZE) de différentes munitions de référence, en fonction de leur configuration

4. http://www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20111023&numTexte=5&pageDebut=17996&pageFin=18007

5. L : distance entre le milieu de la bombe et le pied de la protection. H : hauteur entre le haut de la bombe et le sommet de la protection. Les rayons minima des ZE de ces configurations sont fixés comme suit :

RI DES ZONES D'EFFETS EN M

R1

R2

R3

R4

RLP
(limite de portée des projections)

Limites inférieures

10

20

25

30

50

6. Pour les configurations munition enterrée , les distances à partir desquelles le seuil de 20 mb (seuil au-delà duquel le risque bris de vitre devient négligeable) est franchi sont données à titre d'information et permet de vérifier qu'elles sont incluses dans les Z LP .

RAYONS DES ZONES D'EFFETS
en mètres

R1

R2

R3

R4

RLP

SEUIL
20 MB

Bombe de 500 kg (280 kg éq. TNT)

Terrain nu

40

110

200

300

1 200

Enterrée sous 1 mètre

25

50

70

100

570

160

Enterrée sous 2 mètres

13

25

35

50

260

80

Enterrée sous 3 mètres

10

20

25

30

60

45

Avec écran de protection avec H/L = 1

26

50

70

200

1 000

Avec écran de protection avec H/L = 2

13

40

55

140

700

Avec écran de protection avec H/L = 3

12

26

45

100

500

Bombe de 250 kg (110 kg éq. TNT)

Terrain nu

30

80

160

270

1 000

Enterrée sous 1 mètre

25

50

70

100

520

90

Enterrée sous 2 mètres

10

20

28

40

180

40

Enterrée sous 3 mètres

10

20

25

30

50

15

Avec écran de protection avec H/L = 1

18

35

50

180

900

Avec écran de protection avec H/L = 2

10

30

40

130

650

Avec écran de protection avec H/L = 3

10

30

40

90

450

Bombe de 125 kg (45 kg éq. TNT)

Terrain nu

25

50

100

170

850

Enterrée sous 1 mètre

25

50

70

100

475

60

Enterrée sous 2 mètres

10

20

25

30

100

22

Enterrée sous 3 mètres

10

20

25

30

50

8

Avec écran de protection avec H/L = 1

15

30

40

160

800

Avec écran de protection avec H/L = 2

10

30

40

100

550

Avec écran de protection avec H/L = 3

10

30

40

90

400

Bombe GP de 100 lb (26 kg éq. TNT)

Terrain nu

20

40

70

125

600

Enterrée sous 1 mètre

10

20

25

40

160

40

Enterrée sous 2 mètres

10

20

25

30

50

11

Enterrée sous 3 mètres

10

20

25

30

50

3

Avec écran de protection avec H/L = 1

15

30

40

90

450

Avec écran de protection avec H/L = 2

10

30

40

70

300

Avec écran de protection avec H/L = 3

10

30

40

50

220

Obus de 155 mm (9 kg éq. TNT)

Terrain nu

10

40

100

180

800

Enterré sous 1 mètre

10

40

56

80

400

15

Enterré sous 2 mètres

10

20

25

30

70

0

Enterré sous 3 mètres

10

20

25

30

50

0

Avec écran de protection avec H/L = 1

10

20

25

140

700

Avec écran de protection avec H/L = 2

10

20

25

100

500

Avec écran de protection avec H/L = 3

10

20

25

70

350

Obus de 105 mm (3 kg éq. TNT)

Terrain nu

10

30

60

150

590

Enterré sous 1 mètre

10

20

28

40

200

0

Enterré sous 2 mètres

10

20

25

30

50

0

Enterré sous 3 mètres

10

20

25

30

50

0

Avec écran de protection avec H/L = 1

10

20

25

110

550

Avec écran de protection avec H/L = 2

10

20

25

80

380

Avec écran de protection avec H/L = 3

10

20

25

60

280

Mortier de 81 mm (1 à 2 kg éq. TNT)

Terrain nu

10

30

50

70

400

Enterré sous 1 mètre

10

20

25

30

50

0

Enterré sous 2 mètres

10

20

25

30

50

0

Enterré sous 3 mètres

10

20

25

30

50

0

Avec écran de protection avec H/L = 1

10

20

25

70

350

Avec écran de protection avec H/L = 2

10

20

25

50

250

Avec écran de protection avec H/L = 3

10

20

25

40

180

Obus de 75 mm (750 g éq. TNT)

Terrain nu

10

30

50

70

520

Enterré sous 1 mètre (camouflet), cratère pour deux munitions

10

20

25

30

50

Enterré sous 2 mètres (camouflet)

10

20

25

30

50

Enterré sous 3 mètres (camouflet)

10

20

25

30

50

Avec écran de protection avec H/L = 1

10

20

25

70

400

Avec écran de protection avec H/L = 2

10

20

25

60

280

Avec écran de protection avec H/L = 3

10

20

25

40

200

Grenade défensive (60 g éq. TNT)

Terrain nu

10

20

25

60

120

Enterrée sous 1 mètre (camouflet), cratère pour une dizaine de munitions

10

20

25

30

50

Enterrée sous 2 mètres (camouflet)

10

20

25

30

50

Enterrée sous 3 mètres (camouflet)

10

20

25

30

50

Avec écran de protection avec H/L = 1

10

20

25

60

100

Avec écran de protection avec H/L = 2

10

20

25

30

50

Avec écran de protection avec H/L = 3

10

20

25

30

50

g ou kg éq. TNT = QTNT = masse de matière explosible exprimée en masse équivalente de TNT.

7. Nota 1. ― Les bombes de tranchée devront faire l'objet d'une étude particulière. Nota 2. ― Dans le cas où la munition attendue ne figure pas dans les tableaux ci-dessus, les valeurs des rayons des zones d'effets retenues seront déterminées soit par calcul, soit par analogie justifiée avec une munition de référence voisine.

8. 2. Etendue des ZE du stockage temporaire de munitions et explosifs de pétardement

MUNITIONS DANS STRUCTURE DE STOCKAGE LÉGÈRE MERLONNÉE (CONTRE ÉCLATS RASANTS)

Masse QTNT (kg)

R1 (m)

R2 (m)

R3 (m)

R4 (m)

RLP (m)

10

5

18

110

160

800

20

8

24

125

180

800

50

14

33

125

200

800

100

20

40

125

220

1 000

MUNITIONS DANS STRUCTURE DE STOCKAGE LÉGÈRE

Masse QTNT (kg)

R1 (m)

R2 (m)

R3 (m)

R4 (m)

RLP (m)

10

30

80

135

200

800

50

40

110

180

270

800

100

50

125

200

300

1 000

EXPLOSIF NU EN CONTENEUR ISO (38 M³)

Masse QTNT (kg)

R1 (m)

R2 (m)

R3 (m)

R4 (m)

RLP (m)

10

30

70

110

150

600

50

40

90

140

190

600

EXPLOSIF NU ET CONFINEMENT EN MATIÈRE PLASTIQUE OU BOIS

Masse QTNT (kg)

R1 (m)

R2 (m)

R3 (m)

R4 (m)

RLP (m)

10

5

15

20

50

200

50

15

30

40

80

200

9. QTNT = masse de matière explosible exprimée en masse équivalente de TNT.

10. 3. Etendue des ZE pour des munitions ou partie de munitions à effet thermique

11. Pour ce type de munitions, ne générant que des effets thermiques, on utilise les formules forfaitaires suivantes valables en terrain nu et plat.

DÉSIGNATION
de la zone

Z1

Z2

Z3

Z4

Distance R à la charge de masse Q.

1° Dans le cas de matières ou objets de la sous-division 1.3 a :

0 ≤ R1 < 2,5 Q¹/³

≤ R2 < 3,5 Q¹/³

≤ R3 < 5 Q¹/³

≤ R4 < 6,5 Q¹/³

2° Dans le cas de matières ou objets de la sous-division 1.3 b :

0 ≤R 1 < 1,5 Q¹/³

≤ R2 < 2 Q¹/³

≤ R3 < 2,5 Q¹/³

≤ R4 < 3,25 Q¹/³

12. 4. Etendue des ZE pour des munitions avec effets toxiques prépondérants (hors munitions chimiques)

13. C'est, par exemple, le cas des fumigènes dont les effets thermiques sont limités en regard des effets toxiques potentiels. Une étude particulière est faite en tenant compte de la composition des fumées et des conditions atmosphériques.

Article Annexe II LEGIARTI000024711979

1. TABLEAU DES PROBABILITÉS INTRINSÈQUES D'ÉVÉNEMENT PYROTECHNIQUE

2. Les tableaux suivants donnent une estimation des probabilités intrinsèques d'événement pyrotechnique non désiré à affecter aux opérations couramment rencontrées sur les chantiers de dépollution selon le degré de sensibilité de la munition à l'égard des sollicitations possibles. Celles-ci peuvent varier en fonction, notamment, de la nature et de la sensibilité des matières ou objets explosifs impliqués dans l'opération et du mode opératoire. Il est rappelé que, conformément à l'article 5, ces probabilités s'entendent pour une opération conduite de manière permanente, avec des opérateurs qualifiés conformément aux dispositions de l'arrêté du 23 janvier 2006 susvisé.

PROBABILITÉ
intrinsèque

P1

P2

P3

P4

P5


10-5 < ≤ 10-4

10-4 <≤ 10-³

10-³ <≤ 10-²

10-² <≤ 10-¹

> 10-¹

3. 1. Opération type : préparation du terrain

4. Cette opération peut comporter les différentes phases suivantes : - détection visuelle ; - débroussaillage sans agression sur le sol ; - démolition ou déconstruction de superstructures sans agression sur le sol ; - diagnostic de pollution. Cette dernière phase doit faire l'objet d'une analyse spécifique, afin de prendre en compte les risques particuliers d'agression induits par les moyens de détection utilisés. Selon l'état du terrain, elles seront affectées des probabilités définies ci-dessous :

5. www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20111023&numTexte=5&pageDebut=17996&pageFin=18007

6. 2. Opération type : identification des cibles

7. Cette opération comporte les phases suivantes : - dessouchage ; - approche mécanique de la cible : cette phase doit s'effectuer à une distance minimale de la cible égale à 50 cm ; - approche finale manuelle de la cible ; - mise au jour manuelle ; - identification sans déplacement. Cette opération est affectée d'une probabilité d'événement pyrotechnique égale à P2. Nota. - Le nombre d'opération type d'identification des cibles à prendre en compte dans le calcul du taux de présence (cf annexe 3) pourra être affecté d'un facteur Ri = nombre de munitions présentes/nombre de cibles détectées, si une étude particulière permet de le justifier.

8. 3. Opération de traitement des cibles

9. La probabilité d'événement pyrotechnique affectée à chacune de ces opérations dépend de la configuration de la munition comme indiqué dans le logigramme ci-après :

10. www.legifrance.gouv.fr/jopdf/common/jo_pdf.jsp?numJO=0&dateJO=20111023&numTexte=5&pageDebut=17996&pageFin=18007

11. 4. Préparation des charges de destruction

OPÉRATION TYPE

Stockage dormant, manutention et transport d'explosifs et d'artifices neufs en emballages admis au transport

P1

Préparation des charges de destruction (déballage, transport, découpage manuel, mise en place des détonateurs)

P2

Branchement des détonateurs électriques

P3

Article Annexe III LEGIARTI000024711980

1. CALCUL DE LA PROBABILITÉ D'EXPOSITION À UN ÉVÉNEMENT PYROTECHNIQUE

2. La classe de probabilité d'exposition PEj d'un siège exposé est définie comme le produit du taux de présence G dans les ZE par la probabilité intrinsèque Pi de l'événement.

3. PEj = Γ x Pi

4. 1. Evaluation du taux de présence Γ dans les ZE

5. L'évaluation de Γ est conduite différemment selon que l'on considère les zones de présence de travailleurs (ti) ou les installations avoisinantes au chantier (ai, bi et ci).

6. 1.1. Zones de présence de travailleurs (ti) :

7. Les travailleurs sont généralement situés dans les ZE les plus dangereuses : on considère le nombre de jours d'activité pyrotechnique pour un type d'opération définie dans l'annexe II pour l'ensemble des munitions du chantier, sans distinction d'opérateur.

8. Γ = durée totale de l'opération type pyrotechnique exprimée

9. en jours/durée du chantier exprimée en jours

10. 1.2. Installations avoisinantes (ai, bi, ci) :

11. Les installations avoisinantes au chantier sont spécifiques de ce chantier : on considère le nombre de jours d'activité pyrotechnique générant des zones d'effets externes ou, à défaut, la durée du chantier en nombre de jours.

12. Γ= durée totale de l'opération type pyrotechnique exprimée en jours/(n × 365 jours),

13. avec n = durée du chantier arrondie à la valeur entière supérieure en termes d'années (on retient n = 1 si le chantier dure six mois, on retient n = 2 si le chantier dure quinze mois, etc.).

14. 2. Probabilité d'exposition à un événement pyrotechnique (PEj)

15. La valeur maximum que peut prendre PE détermine sa classe de probabilité j.

16. On considère que la valeur maximum de PE est égale à la valeur maximum de Pi multipliée par Γ.

17. En pratique, un changement de classe de probabilité implique donc une valeur de Γ < 0,1.

18. Limitations :

19. Aucun déclassement n'est possible pour la classe de probabilité P5 (c'est-à-dire si la probabilité intrinsèque est P5, la probabilité d'exposition est PE5).

20. Le déclassement pour PE est limité à une décade.

Fait le 12 septembre 2011.

Le ministre du travail, de l'emploi et de la santé,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur général du travail, J.-D. Combrexelle Le ministre de la défense et des anciens combattants,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur adjoint du cabinet civil et militaire, J.-P. Bodin Le ministre de l'intérieur, de l'outre-mer, des collectivités territoriales et de l'immigration,

Pour le ministre et par délégation :

Le directeur de la sécurité civile, J.-P. Kihl

Textes cités liens · DILA2

livre Ier de la quatrième partie du code du travail
Cité par 1 texte

Aller plus loin

Lire ce texte tel qu'il a été publié au Journal officiel, avant toute modification (le 23 octobre 2011).

Source : base LEGI (Légifrance), archive DILA, bulk LEGI, identifiant LEGITEXT000024699136, Licence Ouverte 2.0. JusticeLibre est une copie miroir indexée ; la version qui fait foi est celle publiée sur Légifrance.