ANNEXE I — ÉLÉMENTS VISÉS À L’ARTICLE 3, PARAGRAPHE 1
| Disposition du droit de l’Union | Éléments visés à l’article 3, paragraphe 1
| Chapitre 1: exigences organisationnelles
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Dispositions générales
Article 26, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
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La contrepartie centrale de pays tiers dispose de:
a) solides dispositifs de gouvernance, comprenant notamment une structure organisationnelle claire avec un partage des responsabilités bien défini, transparent et cohérent;
b) procédures efficaces de détection, de gestion, de contrôle et de déclaration des risques auxquels elle est ou pourrait être exposée;
c) mécanismes adéquats de contrôle interne, y compris des procédures administratives et comptables saines.
| Article 26, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers a mis en place des politiques et des procédures suffisamment efficaces pour garantir le respect du cadre applicable du pays tiers, y compris le respect de ce cadre par ses dirigeants et son personnel.
| Article 26, paragraphes 3 et 4, du règlement (UE) no 648/2012 |
La contrepartie centrale de pays tiers:
a) maintient et exploite une structure organisationnelle qui assure la continuité et le bon fonctionnement de la fourniture de ses services et de l’exercice de ses activités;
b) utilise des systèmes, des ressources et des procédures appropriés et proportionnés;
c) maintient une séparation nette entre l’organisation hiérarchique de la gestion des risques et les organisations hiérarchiques de ses autres activités.
| Article 26, paragraphe 5, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers met en œuvre et maintient une politique de rémunération qui promeut une gestion des risques saine et efficace et ne crée pas d’incitations au relâchement des normes en matière de risque.
| Article 26, paragraphes 6, 7 et 8, du règlement (UE) no 648/2012 |
La contrepartie centrale de pays tiers:
a) maintient des systèmes informatiques appropriés pour gérer la complexité, la diversité et le type des services fournis et des activités exercées, de manière à garantir des normes de sécurité élevées et l’intégrité et la confidentialité des informations conservées;
b) rend publiquement accessibles son dispositif de gouvernance, les règles qui le régissent, ainsi que les critères d’admission pour devenir membre compensateur;
c) fait l’objet d’audits fréquents et indépendants dont les résultats sont communiqués au conseil d’administration et sont mis à la disposition de l’autorité compétente.
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Instances dirigeantes et conseil d’administration
Article 27, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
| Les instances dirigeantes d’une contrepartie centrale de pays tiers possèdent l’honorabilité et l’expérience suffisantes afin de garantir sa gestion saine et prudente.
| Article 27, paragraphes 2 et 3, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers a un conseil d’administration qui compte un nombre suffisant de membres indépendants disposant de rôles et de responsabilités clairs. Elle garantit une représentation adéquate des membres compensateurs et des clients, et dispose de mécanismes permettant de prévenir tout conflit d’intérêts potentiel au sein de la contrepartie centrale de manière à garantir une gestion saine et prudente.
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Comité des risques
Article 28 du règlement (UE) no 648/2012
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La contrepartie centrale de pays tiers:
a) maintient un organisme chargé de conseiller le conseil d’administration, indépendamment de toute influence directe des instances dirigeantes de la contrepartie centrale, sur les évolutions influant sur la gestion des risques de la contrepartie centrale, en garantissant la représentation de ses membres compensateurs, des membres indépendants du conseil d’administration et des représentants de ses clients;
b) a mis en place des mécanismes permettant d’informer sans délai l’autorité compétente concernée du pays tiers de toute décision où le conseil d’administration décide de ne pas suivre les conseils de cet organisme.
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Conservation d’informations
Article 29, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers conserve pour une durée minimale de dix ans tous les enregistrements relatifs aux services fournis et aux activités exercées, pour permettre à l’autorité compétente de contrôler le respect du cadre applicable dans le pays tiers.
| Article 29, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers conserve toutes les informations relatives aux contrats qu’elle a traités, pour une durée minimale de dix ans après leur cessation, de manière à permettre de déterminer les conditions initiales d’une transaction avant compensation par la contrepartie centrale concernée.
| Article 29, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers met à la disposition de toute autorité compétente du pays tiers, sur demande, les enregistrements relatifs aux services fournis et aux activités exercées, les informations relatives à tous les contrats qu’elle a traités et toutes les informations relatives aux positions des contrats ayant fait l’objet de compensations, quelle que soit la plate-forme d’exécution des transactions.
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Actionnaires et associés détenant une participation qualifiée
Article 30, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers informe l’autorité compétente de l’identité des actionnaires ou associés qui y détiennent une participation qualifiée, ainsi que du montant de cette participation.
| Article 30, paragraphes 2 et 4, du règlement (UE) no 648/2012 |
Les actionnaires ou associés qui détiennent une participation qualifiée au sein d’une contrepartie centrale établie dans un pays tiers:
a) présentent les qualités requises, compte tenu de la nécessité de garantir la gestion saine et prudente de cette contrepartie centrale;
b) n’exercent pas d’influence susceptible de nuire à la gestion saine et prudente de la contrepartie centrale.
| Article 30, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | Les liens étroits existant entre la contrepartie centrale de pays tiers et d’autres personnes physiques ou morales n’entravent pas le bon exercice de la mission de surveillance de l’autorité compétente du pays tiers.
| Article 30, paragraphe 5, du règlement (UE) no 648/2012 | Les dispositions législatives, réglementaires ou administratives d’un pays tiers applicables à une ou plusieurs personnes physiques ou morales avec lesquelles la contrepartie centrale a des liens étroits, ou des difficultés liées à l’application desdites dispositions, n’entravent pas le bon exercice de la mission de surveillance de l’autorité compétente.
| Article 31, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers informe son autorité compétente de tout changement au niveau de ses instances dirigeantes, et le cadre du pays tiers garantit que les mesures qui s’imposent soient prises si la conduite d’un membre du conseil d’administration d’une contrepartie centrale établie dans un pays tiers est susceptible de nuire à la gestion saine et prudente de cette contrepartie centrale.
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Conflits d’intérêts
Article 33, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers pose et applique des règles efficaces pour détecter, gérer et résoudre tout conflit d’intérêts éventuel entre elle-même, y compris ses dirigeants, son personnel ou toute personne ayant des liens étroits ou de contrôle directs ou indirects, et ses membres compensateurs ou ses clients connus d’elle.
| Article 33, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | Si les règles de la contrepartie centrale de pays tiers en matière de gestion des conflits d’intérêts ne sont pas suffisantes pour garantir, avec une certitude raisonnable, la prévention des risques d’atteinte aux intérêts d’un membre compensateur ou d’un client, elle expose clairement la nature générale ou les sources des conflits d’intérêts aux membres compensateurs et, lorsque les clients sont connus de cette contrepartie centrale, à ces clients, avant d’accepter de nouvelles transactions de la part de ces membres compensateurs.
| Article 33, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | Si la contrepartie centrale de pays tiers est une entreprise mère ou une filiale, les règles de cette contrepartie centrale en matière de gestion des conflits d’intérêts tiennent compte de toute circonstance dont la contrepartie centrale a ou devrait avoir connaissance, qui est susceptible de donner lieu à un conflit d’intérêts du fait de la structure et des activités d’autres entreprises dont elle est une entreprise mère ou une filiale.
| Article 33, paragraphe 5, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers prend toutes les mesures raisonnables pour empêcher toute utilisation abusive des informations détenues dans ses systèmes et empêche l’utilisation de ces informations aux fins d’autres activités économiques.
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Continuité des activités
Article 34, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers met en œuvre et entretient une politique adéquate de continuité des activités et un plan de rétablissement après sinistre visant à préserver ses fonctions, à assurer la reprise des activités en temps opportun et le respect de ses obligations, comprenant la reprise de toutes les transactions en cours lorsque le dysfonctionnement est survenu, pour lui permettre de continuer à fonctionner de manière sûre et d’achever le règlement à la date programmée.
| Article 34, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers met en œuvre et entretient une procédure adéquate pour assurer le règlement ou le transfert, en temps utile et sans heurts, des actifs et des positions des clients et des membres compensateurs en cas de retrait de l’agrément.
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Externalisation
Article 35 du règlement (UE) no 648/2012
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Si elle externalise des fonctions opérationnelles, des services ou des activités, la contrepartie centrale de pays tiers s’assure à tout moment que:
a) l’externalisation n’entraîne pas de délégation de sa responsabilité;
b) la relation et les obligations de cette contrepartie centrale vis-à-vis de ses membres compensateurs ou, le cas échéant, vis-à-vis de leurs clients, sont inchangées;
c) l’externalisation ne fait pas obstacle à l’exercice des fonctions de surveillance et de contrôle;
d) l’externalisation n’a pas pour effet de priver la contrepartie centrale des systèmes et moyens de contrôle nécessaires pour gérer les risques auxquels elle est exposée;
e) le prestataire de services met en œuvre des exigences en matière de continuité des activités équivalentes à celles que la contrepartie centrale doit respecter;
f) la contrepartie centrale conserve les compétences et les ressources nécessaires pour évaluer la qualité des services fournis, la capacité organisationnelle et l’adéquation du capital du prestataire de services, ainsi que pour surveiller efficacement les fonctions externalisées et gérer les risques associés à l’externalisation, et surveiller ces fonctions et gérer ces risques en permanence;
g) la contrepartie centrale a un accès direct aux informations pertinentes des fonctions externalisées;
h) le prestataire de services protège toute information confidentielle relative à la contrepartie centrale et à ses membres compensateurs et clients.
| Chapitre 2: règles de conduite
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Dispositions générales
Article 36, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
| Lorsqu’elle fournit des services à ses membres compensateurs et, le cas échéant, à leurs clients, la contrepartie centrale de pays tiers agit d’une manière équitable et professionnelle qui sert au mieux les intérêts desdits membres compensateurs et clients et pratique une saine gestion des risques.
| Article 36, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers se dote de règles accessibles, transparentes et équitables pour la gestion rapide des plaintes.
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Conditions de participation
Article 37, paragraphes 1 et 2, du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers établit des catégories de membres compensateurs admissibles ainsi que des critères d’admission non discriminatoires, transparents et objectifs afin d’assurer un accès équitable et ouvert à ladite contrepartie centrale et de garantir que ses membres compensateurs aient des ressources financières et une capacité opérationnelle suffisantes, de façon à ce que la contrepartie centrale puisse contrôler le risque auquel elle est exposée, et contrôle en permanence le respect de ces critères.
| Article 37, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | Les règles de la contrepartie centrale de pays tiers concernant les membres compensateurs lui permettent de recueillir les informations essentielles pertinentes pour identifier, surveiller et gérer les concentrations pertinentes de risques liées à la fourniture de services aux clients.
| Article 37, paragraphes 4 et 5, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers se dote de procédures objectives et transparentes pour suspendre des membres compensateurs qui ne satisfont plus aux critères d’admission et assurer le bon déroulement de leur retrait. Elle ne peut refuser l’accès à des membres compensateurs qui satisfont aux critères d’admission qu’en motivant sa décision par écrit, sur la base d’une analyse exhaustive des risques.
| Article 37, paragraphe 6, du règlement (UE) no 648/2012 | Les obligations supplémentaires spécifiques imposées aux membres compensateurs, telles que la participation aux enchères portant sur les positions d’un membre compensateur défaillant, sont proportionnées au risque créé par le membre compensateur et ne limitent pas la participation à certaines catégories de membres compensateurs.
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Transparence
Article 38, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers rend publics les prix et les frais afférents à chaque service fourni, y compris les remises et les rabais, ainsi que les conditions à remplir pour bénéficier de ces réductions. Elle autorise ses membres compensateurs et, le cas échéant, les clients de ceux-ci, à accéder de manière séparée aux services spécifiques fournis.
| Article 38, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers informe les membres compensateurs et les clients des risques inhérents aux services fournis.
| Article 38, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers communique à ses membres compensateurs les informations sur les prix utilisées pour calculer leurs expositions en fin de journée vis-à-vis de leurs membres compensateurs, et rend publics les volumes des transactions compensées pour chaque catégorie d’instruments compensée par la contrepartie centrale, sous une forme agrégée.
| Article 38, paragraphe 4, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers rend publiques les exigences opérationnelles et techniques liées aux protocoles de communication couvrant les formats de contenu et de message qu’elle utilise pour interagir avec des tiers, y compris les exigences opérationnelles et techniques liées à l’accès des plates-formes de négociation à la contrepartie centrale.
| Article 38, paragraphes 6 et 7, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers fournit à ses membres compensateurs des informations sur les modèles de marge initiale qu’elle utilise, en expliquant la manière dont les modèles fonctionnent et en décrivant les principales hypothèses et limitations de ces modèles.
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Ségrégation et portabilité
Article 39 du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers conserve des enregistrements et une comptabilité distincts pour chaque membre compensateur, maintient une distinction entre les actifs et les positions du membre compensateur et les actifs et positions des clients du membre compensateur, elle assure une protection suffisante des actifs et des positions de chaque membre compensateur et de chaque client, et elle offre plusieurs possibilités de distinction des positions et des actifs et plusieurs options de portabilité pour chaque client, y compris la ségrégation individuelle par client.
| Chapitre 3: exigences prudentielles
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Gestion de l’exposition
Article 40 du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers maintient des politiques et des mécanismes appropriés pour gérer, en temps quasi réel, les expositions intrajournalières aux changements soudains se produisant dans les conditions du marché et dans les positions.
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Exigences de marge
Article 41, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
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La contrepartie centrale de pays tiers impose, appelle et collecte des marges auprès de ses membres compensateurs et, le cas échéant, des contreparties centrales avec lesquelles elle a des accords d’interopérabilité, afin de limiter ses expositions de crédit. Elle contrôle régulièrement et, au besoin, révise le niveau de ses marges pour qu’elles reflètent les conditions actuelles du marché, compte tenu des éventuels effets procycliques de ces révisions. Ces marges sont suffisantes pour:
a) couvrir les expositions potentielles qui peuvent survenir jusqu’à la liquidation des positions correspondantes;
b) couvrir les pertes résultant d’au moins 99 % de la variation des expositions sur une durée appropriée.
Ces marges garantissent qu’une contrepartie centrale couvre intégralement par des garanties (collateral) ses expositions auprès de tous ses membres compensateurs et, le cas échéant, auprès de contreparties centrales avec lesquelles elle a des accords d’interopérabilité, au minimum quotidiennement.
| Article 41, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | Pour la fixation de ses exigences de marge, la contrepartie centrale de pays tiers applique des modèles et paramètres qui intègrent les caractéristiques de risque des produits compensés et tiennent compte de l’intervalle entre les collectes de marges, de la liquidité du marché et de la possibilité que des changements interviennent sur la durée de la transaction.
| Article 41, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers appelle et collecte les marges sur une base intrajournalière, au moins lorsque les seuils prédéfinis sont franchis.
| Article 41, paragraphe 4, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers calcule, appelle et collecte des marges adaptées pour couvrir le risque découlant des positions inscrites sur chaque compte pour des instruments financiers spécifiques, ou correspondant à un portefeuille d’instruments financiers, sous réserve que la méthode utilisée soit prudente et solide.
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Fonds de défaillance et autres ressources financières
Article 42, paragraphes 1 et 4, du règlement (UE) no 648/2012
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La contrepartie centrale de pays tiers:
a) constitue un ou plusieurs fonds de défaillance préfinancés pour couvrir les pertes dépassant les pertes à couvrir par les marges, qui résultent de la défaillance d’un ou de plusieurs membres compensateurs, y compris l’ouverture d’une procédure d’insolvabilité;
b) fixe le montant minimal auquel le volume du fonds de défaillance ne peut en aucun cas être inférieur.
| Article 42, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers fixe le volume minimal des contributions au fonds de défaillance et les critères à utiliser pour calculer la contribution de chaque membre compensateur. Les contributions sont proportionnées aux expositions de chaque membre compensateur.
| Article 42, paragraphe 3, et article 43, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers met au point des scénarios décrivant des conditions de marché extrêmes, mais plausibles. Ces scénarios englobent les périodes de plus forte volatilité qu’ont connues les marchés pour lesquels la contrepartie centrale offre ses services et comprennent un éventail des scénarios futurs possibles. Ils tiennent compte des ventes soudaines de ressources financières et des réductions rapides de la liquidité du marché. Le fonds de défaillance de cette contrepartie centrale permet à tout moment à celle-ci de résister à la défaillance d’au moins deux membres compensateurs vis-à-vis desquels elle présente les plus fortes expositions, dans des conditions de marché extrêmes, mais plausibles.
| Article 43, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012 | Le fonds de défaillance de la contrepartie centrale de pays tiers conserve des ressources financières préfinancées disponibles suffisantes pour couvrir les pertes potentielles dépassant les pertes à couvrir par les marges. Ces ressources financières préfinancées disponibles comprennent des ressources spécialement affectées de la contrepartie centrale, sont mises gratuitement à la disposition de la contrepartie centrale et ne sont pas utilisées pour atteindre les exigences de capital.
| Article 43, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers veille à ce que les expositions des membres compensateurs vis-à-vis d’elle soient limitées.
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Mécanismes de maîtrise des risques de liquidité
Article 44, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
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La contrepartie centrale de pays tiers:
a) a à tout moment accès à une liquidité suffisante évaluée pour couvrir ses besoins de liquidité quotidiennement et prend en compte le risque de liquidité résultant de la défaillance d’au moins deux membres compensateurs vis-à-vis desquels elle présente les plus fortes expositions;
b) obtient les lignes de crédit nécessaires ou des modalités analogues pour couvrir ses besoins de liquidité dans les cas où les ressources financières à sa disposition ne sont pas immédiatement disponibles;
c) veille à ce qu’un membre compensateur, une entreprise mère ou une filiale de ce membre compensateur ne fournissent ensemble pas plus de 25 % des lignes de crédit dont la contrepartie centrale a besoin.
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Défaillances en cascade
Article 45, paragraphes 1 et 2, du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers utilise les marges déposées par un membre compensateur défaillant pour couvrir les pertes avant de faire appel à d’autres ressources financières. Par la suite, lorsque les marges déposées par le membre compensateur défaillant sont insuffisantes pour couvrir les pertes de la contrepartie centrale, celle-ci fait appel à la contribution au fonds de défaillance du membre défaillant pour couvrir ces pertes.
| Article 45, paragraphes 3 et 4, du règlement (UE) no 648/2012 |
La contrepartie centrale de pays tiers:
a) n’utilise les contributions au fonds de défaillance des membres compensateurs non défaillants et toute autre ressource financière faisant partie de la défaillance en cascade qu’après avoir épuisé les contributions du membre compensateur défaillant et les ressources propres spécialement affectées de la contrepartie centrale;
b) n’utilise pas les marges déposées par les membres compensateurs non défaillants pour couvrir les pertes résultant de la défaillance d’un autre membre compensateur.
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Exigences en matière de garanties (collateral)
Article 46 du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers accepte uniquement des garanties (collateral) très liquides comportant un risque de crédit et de marché minimal pour couvrir son exposition initiale et présente vis-à-vis des membres compensateurs. Elle applique à la valeur des actifs une décote appropriée tenant compte de la perte de valeur potentielle qu’ils subiront dans le laps de temps séparant leur dernière réévaluation et le moment probable de leur liquidation. Elle prend en compte le risque de liquidité résultant de la défaillance d’un acteur du marché et le risque de concentration sur certains actifs pouvant intervenir dans l’établissement des garanties (collateral) acceptables et des décotes appropriées.
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Politique d’investissement
Article 47, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers investit ses ressources financières seulement en espèces ou dans des instruments financiers très liquides comportant un risque de marché et de crédit minimal. Ses investissements sont liquidables à bref délai, avec un effet négatif minimal sur les prix.
| Article 47, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers dépose les instruments financiers déposés à titre de marges ou de contributions au fonds de défaillance si possible auprès d’opérateurs de systèmes de règlement de valeurs mobilières garantissant la protection totale de ces instruments financiers, ou auprès d’autres institutions financières agréées avec lesquelles d’autres dispositifs hautement sécurisés ont été convenus.
| Article 47, paragraphe 4, du règlement (UE) no 648/2012 | Les dépôts en espèces de la contrepartie centrale de pays tiers sont réalisés au moyen de dispositifs hautement sécurisés convenus avec des institutions financières agréées, ou en utilisant les systèmes permanents de dépôt des banques centrales ou d’autres moyens comparables prévus par les banques centrales.
| Article 47, paragraphe 5, du règlement (UE) no 648/2012 |
Lorsqu’elle dépose des actifs auprès d’un tiers, la contrepartie centrale de pays tiers:
a) veille à ce que les actifs appartenant aux membres compensateurs puissent être distingués des actifs lui appartenant et de ceux appartenant audit tiers grâce à des comptes aux libellés différents dans les livres du tiers ou à toute mesure équivalente assurant le même niveau de protection;
b) a accès rapidement aux instruments financiers en cas de besoin.
| Article 47, paragraphe 6, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers n’investit pas son capital ou les sommes résultant des exigences de marge, des contributions au fonds de défaillance, de la liquidité ou d’autres ressources financières, dans ses propres valeurs mobilières ou celles de son entreprise mère ou de sa filiale.
| Article 47, paragraphe 7, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers tient compte de son exposition totale au risque de crédit vis-à-vis des débiteurs individuels pour prendre ses décisions en matière d’investissement et fait en sorte que son exposition globale vis-à-vis de tout débiteur individuel ne dépasse pas des limites de concentration acceptables.
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Procédures en matière de défaillance
Article 48, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers institue des procédures à suivre lorsqu’un membre compensateur ne respecte pas les conditions de participation de la contrepartie centrale ou lorsque la défaillance de ce membre compensateur est déclarée soit par elle, soit par un tiers.
| Article 48, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers intervient rapidement pour limiter les pertes et les pressions sur la liquidité en cas de défaillance et veille à ce que la liquidation des positions d’un membre compensateur ne perturbe pas ses activités et n’expose pas les membres compensateurs non défaillants à des pertes qu’ils ne peuvent anticiper ni maîtriser.
| Article 48, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | Le cadre du pays tiers garantit que la contrepartie centrale de pays tiers informe rapidement son autorité compétente avant que les procédures en matière de défaillance ne soient déclarées ou déclenchées.
| Article 48, paragraphe 4, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers vérifie le caractère exécutoire de ses procédures en matière de défaillance.
| Article 48, paragraphes 5, 6 et 7, du règlement (UE) no 648/2012 |
La contrepartie centrale de pays tiers:
a) agit conformément aux règles de protection des garanties (collateral) et des positions des comptes de clients qui sont applicables dans le pays tiers;
b) met en œuvre des procédures facilitant le portage des positions des clients et des garanties (collateral) conformément aux règles applicables dans le pays tiers.
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Réexamen des modèles, simulations de crise et essais a posteriori
Article 49, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
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La contrepartie centrale de pays tiers:
a) réexamine régulièrement les modèles et paramètres adoptés pour calculer ses exigences de marge, ses contributions au fonds de défaillance, ses exigences en matière de garanties (collateral) et autres mécanismes de maîtrise des risques;
b) soumet ces modèles à des simulations de crise rigoureuses et fréquentes afin d’évaluer leur résilience dans des conditions de marché extrêmes mais plausibles;
c) effectue des contrôles a posteriori pour évaluer la fiabilité de la méthode adoptée;
d) obtient soit une validation indépendante, soit une validation par son autorité compétente, de ces modèles et de toute modification importante apportée à ceux-ci.
| Article 49, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers vérifie régulièrement les aspects essentiels de ses procédures en matière de défaillance et prend toutes les mesures raisonnables pour s’assurer que tous les membres compensateurs les comprennent et disposent des moyens nécessaires pour réagir à une défaillance.
| Article 49, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale de pays tiers rend publiques les informations essentielles concernant son modèle de gestion des risques et les hypothèses retenues pour effectuer les simulations de crise sur les modèles et paramètres adoptés pour calculer ses exigences de marge, ses contributions au fonds de défaillance, ses exigences en matière de garanties (collateral) et autres mécanismes de maîtrise des risques.
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Règlement
Article 50, paragraphe 1, du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers assure le règlement de ses transactions en monnaie de banque centrale, lorsque cette monnaie est disponible et que cela est réalisable ou, en cas de non-utilisation de monnaie de banque centrale, prend des mesures pour limiter strictement les risques de règlement en espèces.
| Article 50, paragraphe 2, du règlement (UE) no 648/2012 | La contrepartie centrale énonce clairement ses obligations en ce qui concerne les livraisons d’instruments financiers, en précisant notamment si elle est tenue d’effectuer ou de recevoir la livraison d’un instrument financier ou si elle indemnise les participants pour les pertes subies au cours de la livraison.
| Article 50, paragraphe 3, du règlement (UE) no 648/2012 | Lorsque la contrepartie centrale de pays tiers est tenue d’effectuer ou de recevoir des livraisons d’instruments financiers, elle élimine le risque principal en recourant, dans la mesure du possible, à des mécanismes de règlement-livraison.
| Chapitre 4: calculs et déclarations aux fins du règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil
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Calculs et déclarations
Articles 50 bis à 50 quinquies du règlement (UE) no 648/2012
| La contrepartie centrale de pays tiers applique les obligations de déclaration aux calculs des exigences de capital conformément au cadre du pays tiers correspondant applicable aux règles relatives aux exigences de comptabilité et de capital.